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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 12:24

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Rien n'est plus immédiatement répugnant qu'une odeur qui déplait. Elle n'atteint pas l'imaginaire et ne passe pas par les circonvolutions mais tape franco les tripes, le foie, direct. Peut-être que ça a réveillé le cerveau reptilien, mis en alerte instantanée.

 

Plutôt que d'apprendre aux gamins comment devenir des néo-esclaves, on pourrait les mettre sur la piste d'une vie consciente, leur dire par exemple que chacun de nos sens physiques n'est pas là par hasard, mais pour une raison précise :

 

La vue, sous le front pour se guider de loin, l'ouïe tournée vers l'arrière pour surprendre une lâche agression, le toucher pour distinguer la texture et la température des objets du monde, le goût pour cracher les poisons, et l'odorat pour connaître l'intime essence des êtres, cachée aux autres sens.

 

L'odorat est le sens sexuel par excellence. 

 

Des sens, bien sûr, on en a d'autres, psychiques, inexplicables, rangés pêle-mêle sous la rubrique : 6ème sens. Ce qui ressort du 6 est psychique. C'est pourquoi, quand on vise la libération, on n'en a rien à battre du 666, qui n'est qu'un approfondissement de la sphère psychique. C'est un marécage à traverser, plein de cadavres, comme ceux que franchissent les héros de Tolkien guidés par Gollum, ces lieux bourrés de réminiscences, de fantômes qui ne sont que les bribes à moitié décomposées de nos désirs inavoués, de nos peurs, de nos culpabilités, lâchetés, et autres purulences mémorielles.

 

Quand nous sommes conviés à nous hisser vers les hauteurs, ces saloperies agglomérées font barrage, et demandent à être vues, reconnues, acceptées, mais pas réveillées, juste effleurées. Si nous ne le faisons pas, si nous reculons, ou si nous revenons à leurs miasmes empoisonnés, nous retournons à notre prison.

 

C'était le sens de la confession, et c'est celui de l'intégration de l'ombre. Intégrer et couper. 

 

666 est le point culminant du grand défilé des peurs et des fantômes. Toutes les saloperies du monde sont exposées et grossies, s'il était besoin, à la loupe. Passerons-nous, où retournerons-nous en prison ?

 

Ce monde pue la pourriture, mais il est joliment gominé, dans un style très necro.  

 

Nous piétinons les cadavres, nous nous nourrissons du sang les uns des autres, sous l'injonction des pires aspects de nous que nous ayions pu imaginer, nos "élites". Car, comme disaient le Bouddha et Allain Leprest : "Tout cela se passe dans ta tête".

 

Passer le monde des cadavres psychiques et atteindre le monde libre, telle devrait être notre seule intention, car le Ciel est à notre portée. Il faut d'abord quitter sans regret le monde des apparences. 

 

La quatrième dimension est celle du psychisme, monde des regrets ou des espérances, autant de pièges.

 

On peut s'y noyer, ou mettre le cap sur le monde des Étoiles. Ére cinq.

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

Narf 08/08/2011 02:01


Attention Vieux Jade! Ne confondez pas pomme d'Adam et pomme de terre! Sinon, on va pas avancer le schmilblick!!! Surtout qu'en fait, dans les textes, la pomme d'amour c'est la tomate en fait. Au
fait, elles rougissent les vôtres?

Quant à "2ème tome : le blouze du biftèque qui n'a pas la frite...avec moutarde en ré mineur".... ça devrait sûrement dépasser Sibelius, si ça existait...

Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?


Vieux Jade 08/08/2011 09:13



Dès qu'elles rougissent, mes tomates (et c'est dur)  les merles les bouffent.



Narf 07/08/2011 19:44


Très beau ce poème Anne!

Que Dieu soit nous ou en nous, au contraire de l'orgueil, c'est une sacrée dose d'humilité à assumer et à gérer.
Mais ouf! Trop sérieux de parler de Dieu...je n'y arriverai pas.
Alors pour accompagner le biftèque de Nathalie, voici la pomme de terre de Rudolph: "le vrai responsable du matérialisme c'est la pomme de terre". (p 147).


Vieux Jade 07/08/2011 21:50



Allons bon. On s'est fait virer du paradis passque le povieux Adam a mangé la pomme, et voilàtypas que cette fois-ci on a encore fait une autre couennerie ?


On va aller où, cette fois-ci ?



anne 07/08/2011 18:01


Moi et le biftèque, ce serait un beau titre le livre, non ?

oui ou alors juste celui d'un poème ?

comme ça...

un monde de gens qui vivent
qui ressentent qui palpitent
un monde aux couleurs sensitives
expose sa dynamite

j'ai encore peur sous les feuilles
j'entends la pluie qui floc
j'écarte les rideaux de deuils
aujourd'hui l'eau se troque

sous les lumières des fleurs qui tombent
et j'offre mes yeux à ce monde
plein d'hécatombes
il pleut des myriades de bombes

il y a des trous dans les mots
que l'on mange sans fin
des bijoux des émaux
et des Séraphins

j'ai plongé dans un bac à pensées
qui flottaient comme des particules
dont la surface se brisait
en mandibules

et tout au fond des images
se désiraient se dévoraient
laissant dans leur sillage
le vide et le vrai

comme un soleil
où le silence
se réveille
en résonances

Quand les images se taisent
tout se rejoint
en un point
et tout s'apaise

(et là…
solitude de la non solitude
et non solitude de la solitude
des beefsteacks
pardon…des biftèques)


Vieux Jade 07/08/2011 21:41



2ème tome : le blouze du biftèque qui n'a pas la frite...avec moutarde en ré mineur



Ludovic 07/08/2011 14:17


"Orgueil suprème des êtres humains que de se prendre pour des dieux. Nous avons constaté ce que cela donne, jusqu'à maintenant!"

Ce qui provoque la destruction de notre environnement, n'ayant pas la capacité de le comprendre, nous essayons de l'asservir, jusqu’à ce que l'harmonie se refasse, brutalement ou non.

Il suffit pourtant de lever les yeux dans le ciel dans une nuit étoilées pour redevenir humble.


Vieux Jade 07/08/2011 17:20



Humble, et conscient que "Dieu" est en nous.



Narf 07/08/2011 01:24


Coucou Léa! Et Anne!

Léa, il ne s'agit pas du tout d'orgueil là! Il y a méprise: il ne s'agit pas de ça. Bon je vais essayer de t'expliquer ce que j'en pense, enfin, ce n'est que mon opinion aussi, seulement ce que
j'ai saisi, qui me parle et en quoi ça me paraît intéressant... mais pas là maintenant, car là, il est tard.
Excellent week-end à toutes et tous!!


Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.