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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 19:02

 

CECI REMPLACE UNE PHOTO MANQUANTE : Ne retrouvant pas mes photos de grappes de raisin, j'ai tenté d'en trouver - j'en ai trouvé - de belles sur le net. Hélas, toutes fliquées. Bon, me dis-je, je vais aller chercher l'ami Silène, dont le sculpteur Dalou a fait un bel exemplaire,finement entre rire et sagesse; j'ai trouvé, mais hélas, tous les petits cons qui sont capables d'appuyer sur un bouton ont réservé leurs droits. Désolés pour vous, et pour Dalou -je vous encourage à chercher "Silène Dalou" sur le Ouèbe - mais je ne peux pas faire plus. C'est de pire en pire. Pas besoin que 666 mette des barrières, chacun s'en charge. J'exècre, je vomis l'humanité - si on peut l'appeler comme ça - de ce temps. Pauvres cons qui ne savez rien faire, ça vous arracherait le trou du cul de faire une photo d'une sculpture géniale sans coller vos sales droits dessus ? Le monde est plein de petits monsantos qui s'adjugent la propriété de tout ce qu'ils volent. 

Comme dit Pierre Rabhi : j'essaie de conserver mon indignation, sans colère. Mais, je dois avouer qu'après un quart d'heure d'échec, je foutrais volontiers ma main dans la gueule d'un de ces néo-propriétaire, qu'autrefois on appelait tout simplement : voleur.

J'en profite pour rappeler que les articles du blog de VJ sont libres de droits, pas à vendre, entièrement gratuits. La seule chose que je demande, c'est qu'on les cite intégralement, afin de ne pas leur faire dire ce qu'ils ne disaient pas. Mort aux cons et aux salauds reste une de mes devises. FIN DE CE QUI A REMPLACÉ UNE PHOTO.

 

 

Après le tabac, proscrit et montré du doigt, au point que des bistrots où se rassemblaient des esseulés, des esquintés de l'existence ont fermé, les jetant une fois pour toutes à l'égout, mais nos maîtres veulent un nouveau monde propre, l'alcool est la prochaine cible (avec les vieux, qui sont franchement dégueulasses, coûtent cher, et ne servent à rien).

 

L'alcool, un monstre. Depuis Zola et l'empoisonnement des misérables, on a eu toutes les variantes anxiogènes. L'alcool et les jeunes, en particulier, démontrant combien l'alcool a fauché de vies.

 

En voiture surtout. La focalisation du monde moderne sur la vitesse n'est jamais mise en cause.  Enfin, si, depuis 10 ans. Mais c'est un pli dans le voile du diable qui préside à la mise en scène, et dont l'objectif unique est la mise au pas définitive de tout ce qui ne le considère pas comme l'unique maître de la scène. 

 

L'alcool tue. Certes. Comment le nier ? Mais c'est quoi l'alcool ? Quels sont ses précurseurs ?

 

Steiner a dit que le matérialisme de l'âge moderne était le fait de la pomme de terre. Quoi de commun, à part justement l'alcool, entre la distillation de la pomme de terre, qui servit de carburant aux V1 et V2, et l'amoureuse conjugaison des quatre éléments, et de l'inspiration de l'homme, être unique, qui donne le vin ? Le vin vrai, bien sûr, pas ses contrefaçons chimiques.

 

Certains alcools rendent fou - le gin, par exemple, j'ai l'expérience d'une cuite au gin, mâchoires serrées, perte de repères - et le mauvais vin - d'autres élèvent - l'hydromel fait des meilleurs miels, et le meilleur vin. Le vin, le plus souvent, car vraiment au coeur, à la croisée des éléments, sans coction ni distillation, juste fermentation, processus naturel.

 

La loi, la loi du pire, celle du maudit, ignore ces subtilités. Si l'alcool sert ses projets, il en deviendra l'ardent défenseur, au nom des libertés. Si l'alcool rend vigilant, il l'interdira, au nom de la sécurité. Et toujours il souffle le froid et le chaud, selon ce qu'il considère son intérêt.

 

Mais l'alcool n'est pas un monolithe, loin s'en faut. Moi qui pratique la bête depuis l'enfance, je la connais bien. L'alcool rend fou ? Oui. Ou, plus exactement , oui, certains alcools, dans certains cas.

 

L'alcool rend souvent bienveillant, et approximatif. Il est certain que l'alcool n'a rien à faire avec la conduite des machines, car leurs vitesses diffèrent. L'alcool peut créer des guerres, car son pouvoir de grossir les objets est grand, et parce qu'il augmente la confiance en soi.

 

N'importe quelle société intelligente utiliserait les bienfaits de l'alcool, comme ceux des innombrables psychotropes - alliés, disait Don Juan Matus - pour l'éducation de la jeunesse, et l'avènement d'un monde magnifique.

 

Mais nous sommes descendus très bas, puisqu'un seul peut maintenant décider sous le prétexte d'une guerre juste d'envoyer des gens à la mort sans la moindre consultation, de son camp, de l'autre, qu'importe, pourvu qu'il en retire un bénéfice, fût-ce un nonos de ses maîtres, et demain, l'usage de l'alcool, comme celui du tabac - qui n'en est plus, tant il a été adultéré - si bas qu'heureusement, on peut espérer la sortie.

 

Je viens de mettre le doigt sur la seule chose qui me maintienne en état d'espérance : tout est tellement moche, que la sortie approche. Ça rime, je vais en faire un slogan :

 

TOUT EST TELLEMENT MOCHE

QUE LA SORTIE APPROCHE

 

Allez, je vends ça un euro. En liquide, ça va de soi.

 

Pour en revenir au pinard et ses supposés bienfaits, qui était initialement le sujet du soir, est-ce poire ?

 

Je bois plus que de raison, disent mes médecins et mes rares amis. Ma tirelire confirme que oui, ça fait mal. Mais j'ai un point de vue : tant que les 3 déesses de la sobriété ne seront pas descendues me démontrer les bienfaits de l'abstinence, je m'abstiens. C'est pas logique ?

 

J'admets, et sans la moindre réticence, que l'absorption immodérée d'alcool ne m'a pas occasionné que des choses qui me plaisent. Parfois rendu violent, ou, pour être plus précis, avoir contribué à la flambée de la colère qui m'habitait dès avant l'alcool.

 

L'alcool n'est pas un poison, mais un révélateur : "in vino veritas" est vrai, et le reste.

 

"Le vin rend bon et sociable", disait  Charles Baudelaire, en opposition au hashisch,  qui "est un isolant".

 

Bon et sociable, ouais, Charles, faudra revoir ta copie. T'as été mieux inspiré sur le hasch, justement, et les nombreuses substances dont chacune, disais-tu, ouvre la porte d'un monde différent. Ça, c'est vrai.

 

Chais pas si tu y as goûté, mais je confirme. 

 

Au contraire de la ciguë d'Islande ou du datura, le vin ouvre la porte de l'ascenseur au niveau de l'homme. Bon et sociable, oui, mais pas que. Le vin, le blanc, tout le monde en a fait l'expérience, peut éveiller la violence latente. Le rouge a une tendance a endormir.  

 

Mais chaque vin, à chaque instant, et selon chaque personne, peut avoir un effet différent. J'ai écrit différend, avant de rectifier. L'esprit parle clairement.

 

J'ai justement vécu hier un épisode culminant de ma brève existence, car il a mis en lumière des difficultés issues de ma petite enfance. J'y ai réagi avec colère, emportement.

 

Ce soir, seul devant mon verre, j'ai adopté une solution de sagesse. Convoquer pour la première fois les parties, afin de faire la lumière sur les diverses interprétations d'un épisode douloureux.

 

Cela, c'est à la sagesse du vin, qui a rencontré ma sagesse enfouie que je le dois.

 

Quand le diable (l'éternel ennemi de l'homme, Ibliss, l'archange qui a refusé de le servir, selon le Coran et a juré sa perte) aura fini de jouer sur l'aspect corrupteur de l'alcool, il le fera interdire par ses dévoués larbins afin de priver les hommes de la sagesse qu'il  contient.

 

Mais nous aurons alors d'autres portes, d'autres moyens de demeurer hors de sa portée.

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans attention ça pique
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commentaires

sehekoissa 16/08/2011 09:31


Ah Ah ! problèmes de mémoire pour St Paul? moi c’est le tibia !

http://www.vieux-jade.com/article-le-manifeste-de-la-resurgence-cathare-extrait-1-73841849.html

Écrit par Yves Maris, publié au Mercure Dauphinois en 2007


Vieux Jade 16/08/2011 12:49



Le tibia ? Flûte !


Merci pour votre excellente mémoire ou votre très bon archivage (ou les deux).



sans objet 16/08/2011 00:53


Ce n'est pas la vérité qui nous brûle les yeux ,

c'est notre inclination à préférer

qui réduit en cendres notre regard.


Un réel amateur sensible à la beauté voilée,

de part son noble sentiment, se consume lui aussi,

toujours dans l'attente qu'elle lui découvre

sa nature véritable.


Qu'une des deux sœurs, vérité ou beauté,

se déshabille dans une beuverie mondaine,

c'est toujours celle qui reste dans l'ombre

qui sert à l'autre de portemanteau.


C'est seulement une fois rentrées chez elles,

dans l'eau calme de la conscience,

qu'elles peuvent s'embrasser,

dénudées de tout regard,

dans la lumière de la Paix profonde.


Namasté


Vieux Jade 16/08/2011 07:54



Merci, très bien exprimé. C'est parce que blog c'est un peu "mondain" que je rentre chez moi embrasser ma vérité toute nue.



Madeleine 15/08/2011 20:02


Saint Paul, ce menteur ?

L'archétype de l'homme politique qui récupère une Vérité pour ne pas sombrer dans son propre mensonge...

Deux mille ans que la vérité de Paul dure.
Avec les ravages que l'on sait...


Vieux Jade 16/08/2011 07:46



J'ai dit déjà ce que je pense de St Paul, ou du moins de certains aspects qui, d'après (j'ai oublié qui) auraient été rajoutés, c'est à dire que certaines lettres ne seraient pas de lui et
postérieures, mais cette expression ; voir ici comme avec des verres fumés et voir le soleil en face, c'est expressif.



nedallen 15/08/2011 16:16


Bien des amateurs préfèrent une beauté voilée à une beauté nue.

Tout comme pour la vérité ?


Vieux Jade 15/08/2011 16:21



Le problème dans cette dimension a été exposé par St Paul : la Vérité nous tuerait, car nos yeux sont impropres à la contempler. Ce serait comme regarder le soleil en face. En fait, la Vérité
n'est pas voilée, mais nous avopns besoin de lunettes et de filtres. Ça explique pourquoi chacun a sa propre vérité, qui est fonction du filtre qu'il utilise.



sans objet 15/08/2011 02:39


Notre conscience est une déesse,

la plus belle des femmes.


Dans un regard naturel,

plus une belle femme est nue

plus elle est belle.

Les vapeurs de l'alcool habillent

d'un voile cette beauté.


La Nue Conscience c'est la Paix.


Namasté


Vieux Jade 15/08/2011 15:58



Bien des amateurs prèfèrent une beauté voilée à une beauté nue.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.