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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 16:04
 
 
Il est né la même année que moi, on se connaît depuis toujours.
 
Maintenant, dit-il, lorsque je rencontre une femme qui me plait, faire l'amour n'est plus vraiment mon but. Ce qui m'intéresse surtout, c'est le chemin de la découverte, le jeu subtil du dévoilement, une forme de danse grave ou légère, approche, retrait, attrait, comme un apprivoisement des deux.
 
Je n'ai plus besoin de prendre, de posséder, de mettre ma griffe. Plus cette faim, ce besoin de me repaître.
 
Et si un jour les peaux s'attirent et vont plus loin, c'est comme une cerise sur le gâteau.
 
Quand j'étais plus jeune, j'ai mangé des paniers de cerises. J'en ai volé sur bien des arbres. Celles qu'on vole sont tellement meilleures...  
 
Mais aujourd'hui, rassasié des rapines, je préfère l'étude attentive des fines froissures qui joignent les yeux, ces joyaux uniques, d'un infime réseau, témoin des rires et des peines, des détresses enfouies et des étonnements enfantins, ce maillage de veines sombres et ourlées qui zèbrent discrètement l'ivoire des mains qui se croisent ou se décroisent, ces mains qui parlent, un regard apaisé, une cheville délicate, des mots qui volent comme des oiseaux et voient loin, portés par l'air tiède.
 
L'amour, moteur du monde, est révélé partout, dans un geste de la main, un hochement de tête, un coin de sourire, un éclat de rire qui dévale les perles des dents et glisse en cascade jusqu'à fracasser les doutes et les hésitations.
 
C'est un merveilleux dessert à déguster à petites bouchées, à laisser fondre sur la langue. Une heure de promenade, un mot, un repas impromptu, un ou des temps d'absence, le souvenir de ce sourire secret et retenu, ces silences abrupts et ces bavardages soudains, cela suffit.
 
Comme je n'ai plus besoin de prendre et de garder par devers moi, de dévorer, de jouir, j'ai des amours toujours nouvelles, tendres et vives, comme de perpétuelles fiançailles, une attente sans attente.
 
Si d'aventure, tombe une cerise, c'est qu'elle sera mûre, et que le temps sera venu de sa consommation. Cette cerise là sera comme le ciel sur la terre, indispensable et sans nul poids ni contrepartie, sans objet, sans ombre, cause ou enjeu.
 
Juste le fruit offert, le présent.
 
Et de ce fruit hypothétique, l'absence et l'incertitude elles-mêmes sont éternelle promesse, et infini présent.
 
 
     
       
 
 
 

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Published by Vieux Jade - dans aromates
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commentaires

LLéa 21/08/2013 21:59


:)


 


C'est qui le grand sage qui a dit?


 


Qui n'attend rien .... ne souffre point.


 


;)

Vieux Jade 22/08/2013 10:26



C'est le Sage Lesavet.



Mirabelle 18/08/2013 20:50


J'aime bien. Pour ne pas répondre a une question, une autre est mise en
avant. Rusé lion!


 


"Mé koman ke tu C que G un extracteur 2 ju?"


 


:)


 


G çai tou!


 


Non, je déconne, je ne sais rien! :) 


J'avais lu un commentaire venant de ta plume ébouriffée, sur le
BBB.


Jade, dans ton turbo machin, pas mélanger fruits et légumes. Pas bon.
Légumes midi,  fruits le soir. Ou inversement. Et n'oublie pas que la tomate est un fruit.


Tu sais Jade, cela va aussi sans le turbo truc. Gober tout cru en se
baissant dans son potager, ou allonger ses bras vers les branches.


 


Si,si!

Vieux Jade 19/08/2013 11:25



Certes, ça va aussi, mais il faut pas mal de temps et d'énergie masticatoire pour croquer 12 carottes ou un quart de chou, alors qu'un jus ça descend tout seul. Hé oui. Ca n'empêche pas de faire
ensuite les fibres en salade. Hé non.



Mirabelle 18/08/2013 19:50


:)


 


Merci.


 


Les rencontres que nous faisons ne sont jamais le fruit du hasard ! Chaque être humain, qui nous accompagne un bout de
chemin, a quelque chose à nous apprendre sur nous ou nous avons quelque chose à lui apprendre sur lui. Il faut donc l'accueillir au mieux, essayer de comprendre le message, vivre intensément
chaque instant en sa présence, et puis le laisser partir quand il le décide, quand autre chose ou quelqu'un d'autre l'appelle ailleurs.


 


Cet Amour là, l'Amour sans conditions aucune, sans peur, sans reproches, sans attentes, c'est le seul, le vrai Amour qui
soit, l'Amour avec un grand A. Tout le reste n'est qu'illusions et souffrances inutiles.


 


--------------


 


Mais que font les (coeurs d') artichaut avec les ex cerises?


Ils les mettent dans leurs turbos extrateurs de jus?


 


;)


 


Belle soirée,

Vieux Jade 18/08/2013 20:27



A propos de l'artichaut : http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=5213


A propos de la cerise : http://www.amazon.fr/Comment-fais-tu-lamour-Cerise-Fallet/dp/2070363813/ref=sr_1_9?s=books&ie=UTF8&qid=1376850334&sr=1-9&keywords=ren%C3%A9+fallet


Mé koman ke tu C que G un extracteur 2 ju?


 



elba 18/08/2013 16:51


L'arrogange est la plupart du temps l'apanage des jeunes, effectivement. Vient un moment où l'on se rend compte que nous avons toujours de belles choses à découvrir. Différemment, bien entendu,
car au fil du temps, les priorités ne sont plus les mêmes. On est toujours aussi gourmands, mais pas forcément des mêmes choses.


Et puis, en vieillissant, nous avons un peu plus de temps pour nous arrêter (et  nous allons aussi moins vite) sur ces petits détails délicieux qui s'offrent à nous.


Joli texte empli de joie et d'amour !

Vieux Jade 18/08/2013 17:29



"On est toujours aussi gourmands, mais pas forcément des mêmes choses. "


Oui, c'est cela.



Benoit 18/08/2013 11:12


Joli texte publié le jour de mon anniversaire ...


Voici qu'à 4 fois 12 ans je m'y retrouve bien !


Toujours un plaisir de te lire !

Vieux Jade 18/08/2013 11:41



Alors, bon anniversaire. Au fait : encore un lion ?


Dans ma famille et mes très proches, après moi, du 1er aout, il y en a le 4, le 6, le 10, le 11, le 12, et le 17.


Ca doit sentir un peu le fauve, mais ça s'entend bien, y compris avec les autres signes.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.