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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:21

Transmission de pensée ? J'ai écrit ce texte au moment même où Amma était en France. Je ne l'ai su qu'après.

 

L'histoire du baiser au lépreux est attribuée à François d'Assise. Embrasser un lépreux est un acte d'une profonde folie, déraisonnable, répugnant.

 

Je fais partie de ces humains qui rejettent instinctivement le contact des autres. L'excitation amoureuse est le chemin qui m'a ouvert à ce contact. Mais je demeure réticent à toucher d'autres humains. Quoi de plus horrible que les odeurs corporelles, les glaires, le gras des cheveux, les mains humides et molles, le pus, les haleines ? C'est pourquoi je comprends à quel point cet acte prodigieux dépasse toutes les autres formes de folie : serrer entre ses bras, sur sa peau ce corps pourrissant, flétri, émietté, contagieux, éminemment dangereux, toucher ces plaies, ces croutes, quelle torture à imaginer...

 

 

 

 

 

 

Et voici qu' Amma renouvelle cela. Je sais aussi qu'à chaque seconde des médecins, des infirmières, des masseurs, des pompiers et des prostituées se livrent entièrement à ce genre de choses.

 

Si l'on vit d'autres existences, j'aimerais pouvoir lever cette sorte de terreur secrète et parvenir à ce degré de sagesse.

 

Facile d'être sage en paroles...

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

Narf 15/11/2011 21:45


« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent,..."

Oui, il cause ( cose?) bien ce Mathieu.Excellent!

"Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille
ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

L’œil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi
est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps
plus que le vêtement?

Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?

Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?

Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a
pas été vêtu comme l’un d’eux.

Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi?

Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus?

Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Matthieu 6:19:34"

Merci. Bonne nuit!


Narf 15/11/2011 21:34


http://www.youtube.com/watch?v=hN8CKwdosjE&feature=player_embedded


Narf 15/11/2011 20:54


Quoi? Comment ça s'écrit ardu? Ce n'est pas hardu?


Vieux Jade 15/11/2011 20:56



:))))



Narf 15/11/2011 20:44


Bon, ben tant que j'y suis, et que j'y vois, plein de liens: les mots, avant la vidéo de LLP:

Oh ! Je T’en prie / par l’Or / l’Argent ! / délivre /ce qui est empaqueté et ficelé.
Reçois/ la supplication / enrichis-nous / gave-nous / Oh Mammon !
Veuille/ ceux qui désirent / Ta gloire / comme la prunelle des yeux / les conserver.
Bénis-les/ purifie-les / mets-les dans Ta richesse / toujours / comble-les en.
Inébranlable / Immonde / dans l’immensité / de Ta luxuriance / engraisse-nous.
Oh ! Impur / Infâme / vers Ton peuple / tourne-Toi / de Ta somptuosité.
Nos supplications / reçois-les / Toi qui connais / les mystères des Banques.

Comme il dit "Ben, ça sera votre Dieu..."

Le lien de la vidéo: http://www.lelibrepenseur.org/?option=com_content&view=article&id=124:-sauve-qui-peut-&catid=37:economie-finance

Oui, je sais, ma fille me le répète sans cesse, "maman, tu radotes"... oui, je sais, mais...


Vieux Jade 15/11/2011 20:55



http://viechretienne.catholique.org/meditation/30860-la-ou-est-ton-tresor-la-aussi-sera-ton-coeur


Curieusement, en cherchant un lien, j'ai trouvé aussi bien : là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur que l'inverse : là où sera ton coeur...


Trois centres chez l'homme : intellectuel, émotionnel/affectif et sexuel. L'un doit primer et mettre les autres à son service. Lequel ?


A chacun sa réponse (et la réponse d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain). Difficile exercice.


Bon, scouza mé, yo vé mé coucher. Moi sommeil. Mucho trabajo, como se dicé en Cordoba, caramba !



Narf 15/11/2011 20:35


Le poème, croisé sur ce blog, facile aussi:))

Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /2010 20:48

Ce qui nous sépare


Ce qui nous sépare nous attire.
 
Si j'étais toi, mon amour,
 
Je ne saurais rien de toi,
 
Rien du grain de la peau de tes cuisses,
 
Ni du velours de ton velu,
 
Ni de la pulpe de tes bras.
 
S'il n'y avait pas de distance,
 
Déjà nous serions fondus
 
Encore nous serions pendus
 
L'un à l'autre
 
Comme mère et fils.
 
Ce qui nous sépare nous appelle.
 
Si j'étais toi, ma très belle,
 
Comment saurais-je te faire rire,
 
Comment saurais-je la lueur
 
Qui s'allume dans ton regard,
 
Comment saurais-je ta détresse,
 
Et la colère qui parfois flambe,
 
Et l'amitié qui t'anime,
 
Comment saurais-je la déesse,
 
Comment saurais-je la servante,
 
Comment saurais-je qui tu es ?
 
 
Ce qui nous sépare nous élève.
 
S'il n'y avait pas de distance,
 
Jamais je n'aurais deviné
 
Que mon rôle est de m'effacer
 
Pour qu'enfin tu sois libre
 
De danser
 
Et de me mener
 
Au Ciel.


Par Vieux Jade - Publié dans : fleurs des champs


Vieux Jade 15/11/2011 20:41



Ah ce VJ, décidément, à force de dire tout et son contraire...



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.