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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 10:36

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Trouvé

 

 

J’exècre toutes les sciences positives, celles qui considérent comme indispensable de mesurer le bout de nos nez. Depuis la naissance, quasi.

 

Ma moyenne scolaire en physique chimie mathématique évoluait cependant positivement autour de zéro, précieux zéro si j’en crois les matheux et les philosophes, car il servirait d’axe à une vision inversée du monde. Je suis persuadé que si mes profs avaient osé utiliser les chiffres négatifs, ma moyenne réelle aurait navigué sous le niveau des eaux. C'est ma coquetterie, de me voir en une sorte de capitaine Nemo rural. Chacun ses démons. 

 

Parce que la fibre qui m’anime est poétique. Non que je sois un bon poète, mais simplement que je détiens cette facilité de langage qui permet d’exprimer le suc venu au bout des branches.

 

Cette laborieuse et pesante présentation pour exposer le fait suivant : ce qui est mesurable m’échappe et m’indiffère. En moderne : RAF*.

 

Mme VJ et moi avons mangé des fèves de cacao au Mexique. Dieu que c’est bon. Ça et là, je lis que c’est la plus précieuse fève du monde, surtout quand des porcs les thésaurisent pour faire fortune sur le dos des pauvres. Il y en a aussi en Afrique, ça s'appelle la cabotte. Ça vaut en monnaie le prix des coquilles Saint Jacques fraîches. Exorbitant (étymologiquement : les yeux te sortent de la tête).

 

Pour mon foie (parfois) saturé d’alcool, l’amertume du chocolat est désirable. Mais il est presqu’impossible de trouver de la fève nature, pas préparée. Alors mon foie naturellement instincto-thérapeute bien qu'il n'ait pas obtenu son brevet opte pour le divin artichaud, qui, s'il peut générer d'opulents, denses et magnifiques gaz, est succulent accompagné d'une épaisse sauce moutarde (de la bonne moutarde, un filet de rare vinaigre ou jus de citron, selon le goût du jour, et de l'huile d'olive, le tout battu à la fourchette. Comme tout ce qui est parfait, c'est simple.) 

 

Issu de la fève brute introuvable, le chocolat transformé  inonde par contre les rayons des supermarquettes, qui malgré l'homonymie n'ont rien à voir avec ceux du soleil. Mais souvent noyé, ledit xocolatl, de sirop d’un sucre malveillant.

 

Comment sais-je, comment savons-nous, Mme VJ et moi-même que ces sucres sont nocifs, alors que la chimie positive dite objective nous échappe à l’un et à l’autre ?

 

Par comparaison entièrement subjective. Nous venons d’acheter dans un monastère perdu dans la brousse du nougat fait par des bonnes sœurs, à base d’amandes, bien sûr, de miel, de sucre, et de frangipane. Au goût, c’est très sucré, et nous aimons de moins en moins le sucre. Pourtant, nous avons fait notre délice de ce nougat, au point que nous bourdonnions comme des abeilles amoureuses.

 

Comment expliquer que les produits de l’industrie alimentaire nous dégoûtent, semblant regorger de cet écoeurant goût sucré qui nous fait très vite renoncer ?

 

Une explication simple : parce que ce n’est pas vraiment du sucre.

 

Je laisse aux chimistes le soin de dépatouiller ce truc : ça a le goût du sucre, c'est marqué sucre, mais ça empoisonne, ça empâte la gueule. Qu’est-ce que c’est que cette merde qu’on nous présente comme du sucre, et qui n’en est pas ?

 

Dans ce monde de plus en plus faux, comme nous pouvons tous le constater, il est nécessaire de rappeler que le sucre servait dans ma jeunesse de lest pour faire redescendre les gens qui faisaient de « mauvais trips ». En clair, le sucre empêche l’ascension.

 

Si l'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, c'est parce que la séduction se cache dans le venin mellifère.

 

Ce sucre falsifié ressemble plus à de la glu qu’à du sucre. De la glu pour prendre au piège les oiseaux qui se sont imprudemment posés.

 

A cet égard, je suis surpris de voir que Ouiqui ne fait pas de lien entre glu et glucose ; pour moi, c'est presqu'un signe que j'ai mis le doigt sur une piste valable. 

 

 

 

* Pour les très anciens : Rien A Foutre. Maintenant qu'on est devenus savants, y'a aussi RAB, RAC. La décadence, le passage par les égouts, l'automne et l'hiver du monde, recèle des beautés : rien à branler, rien à cirer (ou à chier, variante), et les poètes d'aujourd'hui n'ont plus le front ceint de lauriers, mais de casquettes à l'envers. 

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Published by Vieux Jade - dans petites graines
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commentaires

Narf 05/07/2011 20:37


"Chavoureux" car ça m'en ferait oublier mon goût pour le "Sampagne", qui a fait bien des ravages chez moi! Ben oui, faut voir les choses comme elles sont! Ha! C'est dur! :))))


Narf 05/07/2011 20:34


Vieux Jade, votre lien (liant) entre glu et glucose est savoureux! Mârci!!!!! Excellent!


Vieux Jade 06/07/2011 13:35



Un lien parmi d'autres.



Narf 05/07/2011 20:26


Pour répondre à Danielle et Nedallen: manger bio n'est pas une question de budget! C'est une question de choix, d'envie, de désir... Peu à peu, avec l'âge, le temps, mon alimentation se transforme
et je ne désire et n'aime plus que ce qui m'est vivant ou représente pour moi la vie. Mes goûts, mes envies mûrissent au fil de la vie. Je n'achète plus de pain, d'oeufs, plus de viande ( ou
rarement... selon l'envie), plus plein de choses qui me paraissaient avant indispensables, évidentes. Ma vie aujourd'hui n'a plus le même prix qu'hier. Les évidences tombent: ça évolue sans cesse.
Expérience intime. Difficile à partager ou à faire partager aux autres... tellement intime, de plus en plus crucial et évident, ce rapport à la vie.


nedallen 05/07/2011 14:39


Et plus nous en achetons plus il y a de chance que le prix soit juste.
Prendre l'option moins de viandes diminue beaucoup le budget .... réapprendre à faire autrement les repas et prendre un peu de temps en plus si nécessaire remets vite les choses à leur place.
Le Prix au Kg de la baguette de grande surface me fait frémir à chaque fois et il n'y a rien à manger dedans ...
Le Kg de bon pain au levain T80 est souvent identique ou moins cher et se conserve plusieurs jours !!!!
Les œufs BIO sont plus chers OUI mais ça représente quel budget mensuel en plus, pour une vrai protéine non polluée par les antibiotiques et autres médica-ments.
Il faut environ 2 années pour changer, mais nous ne les avons plus.... !
Bonne soirée.
Amitiés sincères


Vieux Jade 06/07/2011 13:29



Le poisson coûte cher, mais il y a les graines germées (j'ai dit une connerie ?).



danielleg 05/07/2011 12:24


Ben, c'est comme cà maintenant!
Il nous faut acheter bio! Et la question que je me pose a chaque fois, c'est que les gens qui n'ont pas les moyens,
et bien il leur faut continuer a manger de la M.!
C'est vrai aussi, que le bio est de moins en moins cher, mais quand on est juste juste, et bien c'est juste!
Belle journée a tous.


Vieux Jade 06/07/2011 13:28



Deux conceptions de l'existence : tous égaux, et dans ce cas, autant que tous aient le meilleur, ou les maîtres et les esclaves. C'est ce dernier modèle qui cherche à s'imposer, et s'il
gagne, personne, à part les "maîtres", n'aura plus les moyens (ni le droit) de manger autre chose que de la bouffe de merde.  



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.