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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 10:19

Du legs spirituel de nos pères, seul véritable patrimoine, qui aurait dû guider nos pas dans l'incertitude de la haute marée qui nous ensevelit, nous n'avons gardé que la notion la plus matérielle, la plus vulnérable à l'érosion.

 

De nos jours, le patrimoine ne consiste plus qu'en meubles et immeubles, tous taxés à loisir par la Pieuvre, qui cependant favorise d'une façon révoltante la catégorie de voleurs qui la servent sans réserve.

 

Combien de pères encore présents pour insuffler à leur progéniture les valeurs essentielles, de droiture, d'honnêteté, de naïveté et de bravoure ?

 

Combien de mères sans famille, sans repères, combien de familles sans père ni mère, combien d'enfants perdus au large, sans secours ?

 

Peut-être que ce monde finissant règle les comptes. Peut-être que l'abandonné vit de l'autre côté l'abandon qu'il répandait jusque là sans souci. Et peut-être que non. Peut-être tout a-t-il un sens, et peut-être pas.

 

 

Dans Macbeth, Shakespeare écrit : « L'histoire humaine, c'est un récit raconté par un idiot plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien ».  

 

Ce n'est pas à négliger. Le temps qui vient demande qu'on perde tout repère. La marée monte et va tout emporter.

 

 

C'est une nécessité. Le palimpseste maintenant saturé doit redevenir vierge avant qu'un nouveau récit prenne place. Nos coeurs, notre raison et notre mémoire doivent abdiquer totalement et dériver devant l'aube nouvelle, qui dissipe les ombres de la nuit.

 

Peut-être que je généralise ce qui ne devrait pas l'être, que ce travail ne concerne que moi, et peut-être une fraction des hommes, mais pas tous. Je l'ignore. Mais des signes m'ont été donnés de me tenir prêt à cet effacement du moi.

 

Les services fiscaux de chaque état saisissent maintenant en les taxant lourdement ce que les anciens considéraient comme intangible, et qui se transmettait de père en fils malgré les vicissitudes : une terre, même minuscule et une manière d'être.

 

Cela touche à sa fin, sous des prétextes divers, principalement égalitaires. L'égalité plait beaucoup, surtout à ceux qui n'en foutent pas une. Il est bien connu que l'égalité physique ne se fait que par la mort. Couper les têtes, comme le faisaient Procuste et la révolution française ne donne pas la vie, ne crée ni ne suscite rien. L'administration républicaine des humains n'est qu'un lit de Procuste, cherchant aveuglément à tout ramener à des cases intelligibles à l'intelligence inhumaine et machinale qui cherche à nous dominer.

 

Qu'importe ? "Qu'importe qu'on me tue", disait Socrate, fin connaisseur, homme le plus sage de Grèce, selon l'oracle de Delphes, "on n'aura pas mon âme".

 

Phrase à garder présente comme un mantra.

 

Il est probablement temps de faire provision de mantras, comme bâton pour traverser le flot meurtrier qui arrive.

 

Mais, si son coeur est pur, chacun de nous est à jamais préservé.

 

L'angoisse, comme son nom l'indique, n'est qu'une peur liée à l'approche d'un passage resserré, comme les hanches de la mère juste avant l'accouchement.

   

Je peux me tromper, mais j'ai la sensation que, vue l'attente prodigieuse des hommes et leur pureté foncière, pour la majorité, et malgré la farouche résistance des "faucons" et autres malades, le passage se fera sans trop de dommages.

 

 

Inch'Allah ! 

 

 

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

LLéa 23/07/2012 23:42





 



Vieux Jade 24/07/2012 18:29



Faut arrêter de penser, euh de panser !



LLéa 23/07/2012 23:33


http://www.youtube.com/watch?v=eWfWT9lcAVQ


 


Ahaaaa, toi ausi tu as une poupée?


 



marilou 23/07/2012 23:13


Il est probablement temps de faire provision de mantras, comme bâton pour traverser le flot meurtrier qui arrive.


Mais, si son coeur est pur, chacun de nous est à jamais préservé.


L'angoisse, comme son nom  l'indique, n'est qu'une peur liée à l'approche d'un passage resserré, comme les hanches de la mère
juste avant l'accouchement.
Je peux me tromper, mais j'ai la sensation que, vue l'attente prodigieuse des hommes et leur pureté foncière, pour la majorité, et malgré la farouche résistance des "faucons" et autres
malades, le passage se fera sans trop de dommages.

Inch'Allah
!


Merci...Yallah !  

Liliane 22/07/2012 16:24


Re-bonjour,


La force de caractère se mesure à la tentation paraït-il.


Une fois n'est pas coutume, là je craque. En ce beau jardin plein de si beaux fruits, je prends une pomme et la dépose sur mon blog.


http://accord-nature.over-blog.com/categorie-965226.html, et si le coeur vous en dit, cueillez, là aussi.


Cordialement,


 


Liliane

Vieux Jade 23/07/2012 07:34



Merci. Bonne journée.



Liliane 22/07/2012 16:07


Bonjour Monsieur Vieux Jade,


Synchronicités, Hasard (le nom de Dieu quand il voyage incognito).... c'est amusant, voilà, que je viens vous rendre visite comme très souvent, et qu'est-ce que je trouve ? Macbeth ! .... que
j'ai mis sur mon site ce matin :


http://accord-nature.over-blog.com/article-macbeth-shakespeare-108398660.html


Bonne fin de journée ! J en'ai pas votre mérite, je ne fais que des copier-coller de ce que je lis, mais bon, chacun fait ce qu'il peut. Dans une autre vie, je restituerai la substantifique
moëlle, peut-être.


Cordialement,


Liliane


 


 

Vieux Jade 23/07/2012 07:30



Pas de mérite au bavard impénitent :)



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.