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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 19:21

L'homme est comme un étang : il s'envase.

 

Il faut l'ouvrir de temps à autre pour qu'il se vide de l'eau accumulée, froide et noire au fond, tiède et séduisante, quoiqu'un peu rouie en surface, que le soleil chauffe.

 

Qu'il dégorge la marée noire fétide des intestins de son psychisme, qui avale le décor en vrac, n'y prend que le nécessaire et rejette le reste dans les fonds, où il croit que personne ne le voit.

 

Le mental sélectionne ce qui le maintient dans une seule idée, une sorte de continuité : l'acceptation, la validation, la promotion de soi-même. Tout ce qui va contre est immédiatement trié et mis au tas. De ce déni permanent du réel dans sa diversité naît le bourbier qui finit, si rien n'est prévu pour le libérer, par noircir l'ambiance générale.

 

Pensées sombres et délétères, foie éteint et obscur, teint chargé, cernes alourdis.

 

Quand le fond remonte, le courant ne fait plus qu'en sillonner le dessus. L'étang s'eutrophise, et meurt.

 

Le dieu de la Bible le savait, qui ordonnait un repos hebdomadaire à son profit. Pour être bien portant, le troupeau doit gambader et respirer de temps en temps.

 

Les congés payés de 1936 procèdent-ils d'une idée généreuse, ou les maîtres du monde ont-ils écouté les conseils de leurs bergers, sur la saine gestion du troupeau ?

 

Le populo rompait le rituel maudit du boulot et de la misère pour aller claquer ses pauvres économies sur des plages pour pauvres, content comme tout de ses syndicats - la preuve - et demain on verra ce qu'on verra - les rupins au poteau - l'internationale, la 2CV, la 4CV, la Dauphine, et le marcel le dimanche - pour recommencer à trimer à fond onze mois et demi, afin de pouvoir de nouveau claquer ses éconocroques - l'année prochaine - qui d'une manière ou d'une autre retombent toujours dans les poches de son proprio. Et, si ce n'est lui, c'est donc son frère, ou son cousin.

 

La cuite hebdomadaire des peuples du Nord de l'Europe procède du même rituel. Vidons les chopes et le schnaps, le portefeuille et les soucis accumulés.

 

Vidons, vidons, vidons.

 

On mange, on chie. On boit, on pisse. On empoche, on paie des taxes et des impôts. Là, même si on oubliait, ils savent opérer la ponction.

 

Mais souvent, je croise des gens qui n'ont rien lâché depuis des lustres. Leurs gueules ravagées par le souci ne voient rien du ciel, que la suie du pavé.

 

Leurs veines charrient la peine et la rancoeur ; c'est pas bon pour le coeur. Leurs jours interminables ne sont que doléances et récriminations.

 

Quelle infection ils répandent autour d'eux : fâchés avec leurs voisins, brouillés avec leurs enfants, en procès avec la création, ils haïssent tout ce qui est clair et limpide, ce qui s'écoule, et ce qui danse.

 

Une seule chose à leur souhaiter : que leur digue explose sous l'afflux des eaux du Ciel, libérées par l'orage.

 

Il faut parfois des catastrophes dans la vie des hommes pour qu'ils se remettent à couler comme des ruisseaux, à voler comme des oiseaux.

 

Alors, que l'orage advienne ! 

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Narf 01/10/2013 07:27


Notre corps est un filtre, d'eau, de lumière, de fruits, de légumes: un super exracteur de jus comme dit Thierry Casasnovas. Composé de liquide à 80% qui baigne nos cellules. Irène, ci-dessous,:
"De temps en temps, il faut nettoyer ses humeurs, qui nous relient à l'intelligence universelle qui a créé tout ce qui existe. Informé, guidé, la vie devient créative, heureuse et magique,"...



http://www.youtube.com/watch?v=3pupDVbec2s&feature=youtu.be


 


 

Vieux Jade 01/10/2013 11:29



    Merci, c'est très instructif. Quelques redites, mais très intéressant. 



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.