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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 12:32

Vous n'aimez pas les gens, ai-je entendu. Vous réservez votre savoir à qui vous estimez pouvoir l'entendre. C'est injuste.

 

Mme VJ, de son côté, me confie : je me demande si j'ai vraiment un coeur. Parfois, je suis dure, inflexible, j'ai l'impression d'être sans amour.

 

Alors, j'ai ces comparaisons : devant un bunker, tu ne viendras pas dire aux soldats fous de peur, qui se croient ennemis que tu les aimes.

 

Même si tu les aimes, tu attendras que la guerre soit finie, leur guerre, qu'ils aient posé leurs armes, leurs uniformes, leur peur, leur colère et leur rancune, avant de les prendre dans tes bras. Sinon, ils te tueront.

 

Oui, dit-elle, mais parfois, des gens auraient besoin que je m'occupe d'eux, que je les rassure, mais je ne suis pas prête...

 

Et moi, si tu dois partir bosser à 14 h, que tu as encore vingt trucs à finir, que j'arrive à 13 h 30, pas forcément rasé, ni lavé, que j'ai bossé dehors, que je pue la sueur, et que j'ai un élan d'affection, te sentirais-tu obligée de me prendre dans tes bras et de me dire : je t'aime, mon amour ?

 

Si tu réponds oui, je ne l'accepterai pas. 

 

Aimer les humains, ce n'est pas tout accepter d'eux. Leurs miasmes, leur odeur, l'ignominie à laquelle ils s'identifient et s'accrochent.

 

Accepter ça, serait les conforter dans cette gadoue, leur fermer la porte principale.

 

Être bienveillant et ouvert ne signifie pas qu'on ouvre sa maison et son coeur à tous les diables qui passent.

 

Ce n'est plus de l'amour, c'est de la soumission, et la normalisation du pire.

 

La rencontre est toujours vers le haut.  

 

 

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

LLéa 01/12/2013 14:58


:)


 


Merci a toutes, tous,


Merci Elba. Vous me ravissez! :)


C'est aussi nos peur qui font des ouvertures au mal. Ce n'est pas pour rien que l'on nous inculque depuis notre plus jeune âge a avoir la trouille de presque tout. Peur des autres, de l'inconnu,
peur de mourir .... Ce sont ces "faiblesses" qui font des petites failles, une autoroute a grande vitesse ou s'engouffre les mauvaises choses.


La plus représentatrice, est celle de la mort. Nous y allons tous, alors pourquoi en avoir peur?


En attendant, vivons dans l'amour, le partage, la joie. Quand la faux passera .... nous pourrons au moins être heureux d'avoir été juste.


 


Bien a vous toutes et tous,


 

Vieux Jade 01/12/2013 21:23



La faux, y a que ça de vrai :)



Elena 30/11/2013 21:43


Merci elba, ce que tu dis me touche et je ne vois que du bons sens à ce que tu dis.


non, non, il n'y a pas de "mais"


mais...quand même, c'est ennuyeux


mais...quand m'aime, ça va mieux


 


Et c'est le dernier qu'il faudrait savoir trouver .


 


 


 


 

elba 30/11/2013 20:56


Elena, je te souhaite cette vie sans dominer ni se soumettre. ♥


Je suis d'accord avec LLéa (encore !! Mdr !) : les diables s'éloignent des âmes bienveillantes.


Quant à notre coeur, suivons tout simplement ce qu'il nous dicte. Il a toujours raison. Parfois dire non, c'est aussi aider.

Elena 29/11/2013 12:31


Bonjour,


Intéressant vos témoignages...


 


"sans dominer ni se soumettre"


Je ne le vis pas, il faut bien reconnaître que ces mots là sont injustes pour moi en ce moment.


 


voilà.


 


 


 


 

Marilou 29/11/2013 09:17


Salut à voussss !


Autre chose...moins grave mais très chiant aussi !


Les petites voix, ...vous savez nos pensées, sont vachement vicieuses par les temps qui courent...! elles sont à l'affût d'une de nos faiblesses ou failles ou fatigue, et pan ! vous coincent...


On ne s'en aperçoit pas de suite évidemment, (l'invisible se sert d'elles, de ses entités) pour nous parasiter, comme des marionnettes, girouettes, cacahuettes ! ce n'est pas de l'amour de
leur part, non !!!   la Communication Non Violente,... pas avec elles !


Ensuite, quand je constate que je me suis faite "bananée", je ne suis pas prête à les accueuillir avec amour, comme dit Isabelle et d'autres, parce qu'il y en a marre. sacre*!*! ...après elles
vont encore nous coller !


Exemple, tout dernièrement, lors d'un rendez-vous loupé, une longue attente dans le froid en fin de journée, au centre ville, ...les vapeurs d'essence, le bruit, l'agitation etc ...Tout m'est
passé par la tête ! et, ...dans l'autre personne (mon mari en l'occurence), celà en a été d'autres qui sont passées dans sa tête, alors... hein, vous comprenez !!! ont bien rigolé dans l'autre
plan ! résultat : un "engueulo" et des douleurs partout !


... oui, je sais, je n'avais pas à les croire, à m'identifier à elles, "je" cherche à comprendre le comment du pourquoi ! rien que pour çà, pourtant c'était pas trop
grave, bref, tout un travail quoi ! quand on "voit", "au ralenti", tout ce qui s'est passé...


Mais..."JE"...! aides-moi...


- occupes-toi d'elles, qu'elles aillent voir ailleurs, vers la lumière !


A+ Bye


 

Vieux Jade 29/11/2013 13:36



Deux pas en avant, un pas en arrière, c'est comme ça que ça se passe. Un jour, ça devrait s'arranger.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.