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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 16:22

J'étais là, sur le pas de ma porte, à ruminer ma triste existence. Amer, je me disais : mon pauvre VJ, que s'est-il passé de vraiment intéressant depuis cette fameuse nuit du 31 décembre dernier, quand les dindes au four et les convecteurs cumulés de ton hameau ont eu raison du transformateur edf ?

 

Comme ton existence est devenue terne, me lamentais-je, lorsque soudain, issu de nulle part, et dans un nuage de poussière - il y parvient même sous la pluie - comme à son ordinaire, surgit ce vieux bandit de Jaime Lago de Riols, un de mes correspondants occasionnels.

 

Jaime est un autodidacte complet, féru de géographITI, spécialiste en anhistoire, déchiffreur de runes et découvreur de fonds de caves enfouis.

 

Me voyant triste et abattu, il entreprit de me remonter le moral en me racontant ses dernières découvertes en géographITI et en anhistoire, dont voici l'essentiel :

 

" De retour de la mise à sac de la pyramide de Toumankamon Boneur, entre deux courses au trésor, et à l'incitation de ma moitié, dont le larfeuille présentait tous les signes d'un engraissement considérable, dû à un manque d'exercice flagrant, et pour la sécurité d'icelui, j'acceptai d'aller, en compagnie d'icelle leur faire prendre l'air (aux deux, essaye de suivre).

 

Comme elle m'expliquait, ma moitié, que l'une de ses nombreuses grand-mères, vague cousine de Barbe-Noire avait écumé le Limousin à l'époque des diligences, soucieuse de se concilier les mânes de la susdite, nous nous acheminâmes alors vers ce vert pays des merveilles oubliées.

 

Nous traversâmes des lieux chargés d'histoire et d'anhistoire, tels Crocq, qui fut un temps déchiré par un divorce mémorable, qui partagea la population en deux clans ennemis, dont la férocité n'envia rien aux guerres de religion, et laissa des traces encore visibles, puisque de part et d'autre d'une petite rivière, toujours dressés sur leurs vieux remparts comme des coqs sur leur ergot, se toisent Crocq Madame, et Crocq Monsieur.

 

Plus loin, nous explorâmes la cascade de Jarreau. Là, mon génie en langues anciennes, et en particulier en haut-savoyard du XIIIème siècle me permirent de comprendre qu'il s'agissait en fait de la réduction, due à des siècles d'obscurantisme, de Jarroz. Qui ne se souvient des hordes haut-savoyardes qui se répandirent comme du fromage fondu à cette époque de grandes chaleurs ? Cascade de Jarroz, c'est évident. Je prépare à cet effet une communication à l'académie des sciences hydrologiques.

 

Je ne m'étendrai pas sur la richesse des toponymes rencontrés, et la récurrence des montagnes à vaches couvertes de bruyère et de vaches à perte de vue.

 

Quelque peu fourbus, nous parvînmes un soir au lac de Vassivière. Me plongeant alors sans hésiter dans les grimoires poussiéreux et les mémoires akashiques, je pus en reconstituer l'histoire :

 

En ce temps là, pour se remettre des aventures qu'il était censé avoir vécu en Inde et au Tibet, fuyant Marie-Madeleine et ces foutus mérovingiens qui ne cessaient de réclamer l'héritage, Jésus se promenait dans ce qui serait plus tard le Limousin. Quel calme...  

 

Apercevant un céligrabataire, lequel regardait tristement d'accortes baigneuses, qui, après s'être longuement promenées sur la berge du ravin, s'amusaient à fendre les eaux du lac voisin, pris de compassion, et malgré qu'Il s'était juré qu'on ne l'y reprendrait plus, Il tendit la main, et dit en dialecte local : "Lève toi donc et marche donc". L'autre se dressa d'un bond, et se jeta en ricanant à la poursuite des jeunes naïades. Jésus haussa les épaules. 

 

Alors, la civière crasseuse dit d'une petite voix malingre : "T'es pas fou ? Un pareil satyre ?" Lui jetant un regard ennuyé, Il dit : "Va, civière". Et alors la civière, sur ses montants noueux à moitié vermoulus courut à la suite de son ancien occupant et se jeta dans le lac, d'où selon l'évanjule de Gilles l'évangile de Jules elle ne remonta jamais.

Comme quoi il y a des miracles dont il faut se méfier.

 

Mais, d'après les Lagaphorismes de saint Gaston, découverts par saint Franquin dans les curieuses fouilles de Gaga m'a dit, au contraire, la courageuse petite civière se serait alors débrouillée pour faire de ses brancards un frêle esquif, de sa toile puante une voile, et aurait chargé à son bord les pauvres donzelles, les sauvant alors de l'ancien céligrabataire écumant. La courageuse petite civière serait l'ancêtre des petits voiliers qui aujourd'hui encore égaient la surface de ce lac.

 

Quant à l'horrible satyre pustuleux, de rage, il se serait transformé en un immonde reptile qui en hanterait encore les profondeurs. Certains le surnomment Eliott, comme celui du loch Ness, mais franchement, ce genre d'humour ne me fait pas rire du tout.

 

Quoi qu'il en soit, ce n'est évidemment pas ce qu'en disent les autochtones, ce qui n'étonne pas dans ce monde totalement déchristianisé et matérialiste. Ces pauvres gens croient et n'hésitent pas à raconter que ledit lac de Vassivière aurait été créé par l'EDF en 1950, couvrirait 1 100 hectares dont 100 d'îles, pour moitié à la Creuse et le solde à la Haute Vienne, contiendrait 110 millions de mètres cubes d'eau, enfin, tout ce genre de sornettes.

 

Poussant plus loin mes investigations, je finis par comprendre pourquoi ces pauvres gens en sont demeurés à ce stade de croyances primitives  et simplistes. Il n'échappa pas à mon regard perspicace que l'un des rivières qui verse dans le lac a pour nom la Maulde.

 

La Maulde, la Maulde ?

 

Bon sang, mais c'est bien sûr ! hoquetai-je soudain, saisi par l'évidence : je venais enfin, après des siècles de recherche et tant de coûteuses expéditions, de découvrir enfin  là le mythique pays des Mauldus, si familier aux lecteurs d'Harry Potter.

 

Moi, Jaime Lago de Riols, éternel étudiant en fariboles, licencié de tous mes anciens boulots, enfin, la gloire me souriait ! Je te dis en confidence, mon cher VJ que cette fois, je tiens mon grand oeuvre : une contribution majeure à l'anhistoire des arcanes du monde.

 

Après une telle révélation, le reste n'est plus que des broutilles : du trésor caché des wisigoths Émioths, que j'exhumai à grand-peine des ruines d'un ancien bistrot en faillite, j'acquis la certitude que le village de Peyrat le Château avait plusieurs fois changé de nom au cours de son histoire, malgré ce qu'en dit le Syndicat d'initiative, composé de traîtres et d'ignorants :

 

Le vrai nom de ce village révèle avec force la triste histoire de ce monde, dont seul un spécialiste en crypto-sémiologie, géographITI et anhistoire comme je le suis devenu à la force des moignons pouvait restituer la tragique évidence :

 

Avant l'époque où le roi Louis XVI et sa royale famille consultaient leur dentiste pour un enlèvement des couronnes, le village s'appelait : "Paiera le Château".

 

Quelque temps plus tard, au moment où vrombissait l'affreux petit bruit de la roulette, ça devint : "Paiera plus le Château" (c'était écrit en rouge sang, en vieux françois, avec quelques libertés orthographiques et force coulures).

 

Sautons quelques péripéties, et le village (en attestent les vieux panneaux indicateurs rouillés que nous exhumâmes, mais qui nous furent hélas subtilisés par les forces mauldus réunies afin de taire pour toujours la vérité) devint, après quelques judicieuses suspensions par le col et autres opportuns accidents de chasse  :

 

"Paiera quand même le Château", pour redevenir piteusement "Paiera le Château", puis afin de masquer la scandaleuse vérité : Peyrat le Château.

 

Telle est la dramatique anhistoire de France, ici révélée pour l'une des toutes premières fois."

 

Là, Jaime s'interrompit pour reprendre haleine, et vider quelques uns des flacons qui encombrent utilement ma pauvre cave.

 

Balbutiant d'avoir été choisi pour recueillir les confidences d'un si puissant cerveau, d'un être aussi rare, je bégayai cette phrase effarante, quand j'y songe, de banalité : "Et ça y est, vous voici revenus ?"

 

"Ça n'a pas été sans mal, tu peux m'en croire. Il a fallu redescendre de la Creuse en rappel : rappel 110, rappel 90, rappel 70, rappel 50. Sans parler des mauldus planqués partout avec leurs lorgnettes, des mauldus en motocyclette, des mauldus en estafette. Vraiment un pays de mauldus."

 

Puis son irritation, bien compréhensible, j'en conviens, fit soudain place à un air grave et soucieux :

 

"Mon vieux VJ, je le soupçonnais depuis quelque temps, mais cette fois-ci, j'ai bien peur que notre chère France, cher pays nia nia, n'ait été vendue, que dis-je, bradée, trahie. Foutue."

 

"Mais à qui, bêlai-je ?"

 

" A l'Arabie Séoudite, je crois", dit-il dans un sanglot qui aurait arraché le coeur à Guéant, s'il en avait eu un.

 

"Non ??? " point d'interrogationnai-je en bégayant, stupéfait d'une telle audace.

 

" Si. La preuve, la voici", dit-il en me montrant un cliché que, dit-il, il avait pris à la va vite sur l'autoroute. "Je connaissais le téléphone arabe, mais cette fois-ci, c'est intolérable, il est temps d'écrire à Marie Roca : voici le téléphone intégralement voilé."

 

Hélas, ce n'est que trop vrai. Comme vous pouvez le constater vous-mêmes.

 

100_4577.JPG

 

L'invasion de la burkabine téléphonique.

 

Trop, c'est trop.

 

Afin de détendre un peu l'atmosphère après cette terrible révélation, je lui demandai des nouvelles du larfeuille de sa moitié.

 

Un large sourire s'étala sur son visage héroïque et balafré : "Il a beaucoup maigri, merci".

 

 

 

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commentaires

Narf 02/08/2011 22:48


Non, dans le Périgord je crois.. mais Crocq... croquant...http://fr.wikipedia.org/wiki/Crocq

Je sais ce n'est pas le Limousin, ni la Creuse (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cascade_des_Jarrauds )

Mouarf... mon ordi montre des signes de multe faiblesses et ne démarre plus... galère... j'avais pas prévu ça pour mes vacances :))

Bon ben... si je ne vous revois pas de sitôt: bon été Vieux Jade! Et bon été à tous!


Vieux Jade 03/08/2011 20:29



On ira vous faire un p'tit coucou.



Narf 02/08/2011 13:18


J'comprends que la rencontre d'un personnage tel que Jaime vous puise pas mal d'énergie. Quelle balade (ballade)! :))) Mmmm... il donne envie de vacances et d'aller faire quelques périgrinations.
Vous a-t-il dit par hasard s'il avait déja croisé Jacquou le croquant? S'il vous plaît, remerciez-le vivement de ma part à la prochaine revoyure!


Vieux Jade 02/08/2011 17:37



Jacquou c'est pas dans les Cévennes, plutôt ? 



Narf 01/08/2011 20:40


Votre anniversaire Vieux Jade??? Un 31 juillet? J'aurais juré que c'était en août!!! Surprise!

Joyeux anniversaire alors!! Et que la vie vienne battre son plein à fond la caisse lors de cette nouvelle année toute neuve! Grosses bises Vieux Jade!


Vieux Jade 01/08/2011 21:09



C'est le 1er août. Today. J'ai eu un beau KDO. :) Bizoçi. Merci. Maintenant, chuis fatigué et je vais dormir.



nedallen 01/08/2011 08:54


j'aurais bien continué avec :
LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS !

Mais qui sont les grands ?
Mais qui sont les petits ?

Bons "Amis versèrent" leur contribution ....

Amitiés


Vieux Jade 01/08/2011 20:13



Merci pour le bouquet :)



Lléa 01/08/2011 00:39


Coucou,


Le génie de la lampe a encore frappé! ;)

Merci Jade et bel anniversaire. Je t'embrasse fort. Léa.


LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE


Vieux Jade 01/08/2011 08:53



La lumière est un fil tenu aux deux bouts. Bises.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.