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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 13:52

 

  
Yamma m'a fait passer ce lien, que j'ai vu avec intérêt. D'autant plus qu'on n'a pas affaire à un zazou millénariste, mais à un spécialiste des questions financières.
 
J'ai commandé son livre, Divina Insidia. Curieusement, il y a quelques jours, j'ai été très étonné de trouver en page 21 de  l'hebdomadaire "MoneyWeek", l'une des bibles des trédeurz, donc de gens qui théoriquement s'associent au pillage des peuples et de la planète, un article d'un certain Marc Mayor, expert en investissements, qui s'indigne avec beaucoup d'ironie et de causticité des nouvelles lois fascistes de l'Arizona et de l'attitude criminelle du Bahreïn.
Comme quoi le monde est beaucoup plus complexe qu'on ne le croit.
 
Pascal Roussel, dont je n'ai pas lu le livre, mais juste entendu les propos ci-dessus, parle d'un pouvoir secret enfoui comme un cocon au coeur de la réalité connue.
 
Je comprends ce qu'il veut dire.  Mais une autre image me vient.
Celle d'un pôle. Dans l'imaginaire d'un certain nombre d'ésotéristes, le pôle Nord fait office de boussole, indiquant la pureté. Dangereuse notion qui peut servir aussi bien aux nostalgiques d'un sang "aryen" débarrassé des souillures métèques qu'aux vrais chercheurs de lumière. Comme la nitroglycérine, à manipuler, même intellectuellement, avec précaution.
Je voudrais parler, non pas du pôle Nord, mais du pôle Noir.
 
Le pôle Noir est le point de convergence de tous les intérêts. Pascal Roussel parle des intérêts bancaires, et au dela. Tout ce qui est intérêt converge. Financier, ou autre, tout ce qui profite converge.
Si entre deux attitudes, l'une gratuite, l'autre qui me profite, je choisis la seconde, j'alimente en fin de course le pôle Noir. Au départ, presque aucune différence. J'ai un jour franchi une rivière d'un pas. J'étais à la source de la Besbre, qui grossie de quelques affluents alimente a Loire, au Montoncel. C'était un filet d'eau. Au début.
 
Choisir son intérêt n'est pas un acte criminel, tant qu'il ne prive pas l'autre. C'est une loi orographique, issue de la loi de la gravitation. On parle de partage des eaux, qui est une loi fondamentale pour la compréhension de la destinée irrévocable des choses, ou loi de causalité.
Entre l'autre et son propre intérêt immédiat revient souvent - pas toujours, restons relatif - à frustrer l'autre de son nécessaire.
 
En ce sens, l'invraisemblable frénésie de pouvoir qui naît au ventre des humains n'est compréhensible que par un immense aveuglement.
 
Quand Berlusconi dit que la gauche n'a pas de tête, il ne lui rend pas hommage, car peu de gens, à gauche comme à droite de la farce politique sont en relation avec le Coeur, mais qui l'est vraiment ?
 
A chaque rencontre, chaque croisement de nous et de l'autre, nous pouvons agir. Dingue. Personne ne le sait. Pas besoin d'être le héros d'un film de James Bond. Chaque situation nous met en demeure : privilégies-tu ton intérêt (présumé, c'est tellement vaste, cette simple question), ou es-tu en mesure de comprendre l'autre, son besoin, et la nécessité d'y répondre ?
 
Ce n'est pas une question fermée (à laquelle il n'existe que deux réponses : oui, ou non), mais une question ouverte. Toutes les réponses sont possibles. Dire non à un besoin irréaliste ou sordide de l'autre est possible ; allier l'intérêt présumé des deux (gagnant/gagnant) aussi.
 
Si toutes les réponses sont possibles, toutes les erreurs d'appréciation aussi, tant que le but n'est pas de s'assurer le bénéfice.
 
Les voix qui s'élèvent dans des journaux de prédateurs présumés peuvent n'être que de la poudre aux yeux, l'alibi social. 
 
Mais peut-être sont-elles aussi l'un des signes des temps.
 
On parle beaucoup d'un possible renversement des pôles, comme l'évoquait Fulcanelli, mais tout le monde prend ça au pied de la lettre.
 
On peut aussi y voir,et c'est le véritable ésotérisme, qui ne naît pas de l'étude mais du ressenti, l'inversion des pôles en soi, au coeur des hommes. 
 
Quand le souci de son propre intérêt, qui est le fruit naturel de la nature laisse
place au souci de l'autre, ce qui va jusqu'au don de soi, les pôles s'inversent.
 
Et peut-être que l'Histoire est si bien faite que les deux vont ensemble.

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

LG 03/06/2011 11:08


Qu'est-ce que tu as contre l'aryanisme ? Il n'y a rien de plus beau !


Vieux Jade 03/06/2011 14:23



Le concept de "race supérieure" et de "peuple élu", qu'il concerne les "aryens" ou les "juifs" a fait ses preuves, comme d'ailleurs celui de "religion universelle" ou de "dieu unique", bref de
tout ce qui cherche à imposer sa suprématie. Il n'en sort jamais que des saloperies.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.