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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 13:33

Lila me donne à voir le film Inception. Merci pour cette plongée dans un scénario complexe et tortueux comme les aime Hollywood.

 

Je me fais toujours la remarque que ces films sont la communication officieuse de la puissance ténébreuse. Comme les anciens livres catholiques, aucun film, aucun livre, aucun disque ne sort sans Imprimatur.

 

La Bête poursuit un but, ou plusieurs qui convergent. Elle ne le cache pas vraiment. Sûre de son succès, elle avance de plus en plus à découvert.

 

De nombreux chercheurs ont mis en évidence a posteriori le symbolisme récurrent des films "noirs", leurs avertissements, le conditionnement des masses auxquels ils servent.

 

Dans ce remarquable film que je n'ai vu qu'une fois (plusieurs doivent être nécessaires à une compréhension plus fine), on voit des humains devenus des spécialistes de l'action sur et dans les rêves induits par une machine, appelés à manipuler des niveaux de plus en plus profonds de rêves, dans lesquels le temps-durée s'accroît exponentiellement. Il est dit explicitement que si mourir au premier niveau de rêve permet le retour au "réel", mourir dans un niveau plus profond risque d'envoyer le rêveur dans les limbes, où il errera indéfiniment.

 

En tant que rêveur, et surtout en tant qu'ancien pratiquant assidu, je n'ai pas de doute sur le fait qu'en rêve, on puisse devenir conscient qu'on rêve (rêve conscient), ni qu'on puisse agir sur le rêve.

 

J'ignore s'il est possible de rêver un rêve plus profond dans le premier niveau de rêve. Vu l'ancienneté des recherches des voyous sur la psyché et leur impudence, j'aurais tendance à penser que, s'ils y font allusion, c'est que c'est possible.

 

Dans le film, Caprio descend au 3ème niveau de profondeur, tout en demeurant conscient.

 

Passionnant.

 

C'est là que le jeu de la Bête, qui n'est jamais qu'un jeu autorisé (Job, 2-6), devient subtil. Elle nous offre des perspectives, tout en nous prévenant des risques : la femme de Caprio confond deux niveaux de réalité et meurt sans retour. On sait (le film dit) que mourir à certaines profondeurs, ou sous certaines conditions, entraîne dans les limbes éternels. On sait aussi qu'une fois pris au jeu, il devient difficile, voire impossible de rêver naturellement.

 

Pour les adeptes des mondes virtuels, c'est une promesse qui, je n'en doute pas, sera bientôt tenue et disponible : la machine à rêver. Elle existe probablement dans les labos militaires, et a du être testée dans tous les sens.

 

Ses effets sont probablement, je n'en doute pas un instant, ceux qu'exposent le film. En pire, sans doute. Ça vous dit, l'errance éternelle ?

 

Aux amateurs, je dirai deux choses : apprenez plutôt à rêver naturellement, et pour cela débranchez tous les écrans qui vous coupent du réel, et qui affaiblissent la faculté onirique, principale voie d'accès à notre Être Originel.

 

Apprenez à devenir conscient dans ce niveau de rêve. Si vous y parvenez, il vous sera alors plus facile de prendre conscience que le réel "de veille" est un rêve, lui aussi, et, donc de vous rendre conscient et actif à ce simple niveau (Ici et Maintenant).  

 

Tout l'effort de la Bête mécanique (Arhiman), on le voit avec une grande netteté dans ce film captivant, vise à nous faire perdre le contact avec CE premier monde, ce premier niveau (le seul, dit franchement le scénario) d'où, quand on meurt, on revient à l'état antérieur.

 

Chez nous, quoi.

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

LLéa 31/08/2013 21:55


Bonsoir,


 


Merci.


 


« Lorsqu'on rêve tout seul,
ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est leressort de
l'Histoire. 


»


 Elder Camara


 


Jade, tu as vu dans le film?


L'anneau main gauche.


Visible ou pas, selon la situation.


 


Grosses bises a toutes et tous,

Vieux Jade 08/09/2013 21:21



Bonne citation, Lléa. Pas vu l'anneau, film à revoir, peu de temps ;)



Narf 30/08/2013 22:24


Merci!

Vieux Jade 30/08/2013 22:48



Pas de quoi :)



La Bulle 29/08/2013 23:02


V J , avoir la tête dans les nuages,mais les pieds sur terre , Hugh

Vieux Jade 30/08/2013 08:17



Tout à fait d'accord. L'un sans l'autre, brrr.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
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Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.