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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 20:34

Je publie beaucoup, ces jours ci. Le texte qui suit, je l'ai écrit il y a 3 jours, et n'avais pas du tout prévu de le publier aussi rapidement. Certains textes sont publiés dès qu'écrits, d'autres ont besoin d'êtres retravaillés. C'est le cas de celui-ci. Je le publie donc plus vite que prévu, assumant les défauts qu'il peut présenter, mais j'ai une raison pour cela : la fermeture brutale et mystérieuse du site LIESI, qui pourrait avoir un lien direct avec ce que j'expose ci-dessous.

 

 

Tel était le mot des autorités éditoriales de l'église catholique qui validait l'édition d'un livre.

 

Cher(e)s lectrices et lecteurs, croyez-vous que sans qu'ils aient reçu l'imprimatur des autorités de notre temps, vous pourriez lire quelque livre, quelque blog, voir quelque film que ce soit ?

 

Mon pauvre blog est si confidentiel que comme d'autres, il ne constitue pour la Bête qu'un aimable gratouillis, une coquetterie. S'il avait constitué le moindre danger, je serais mort, physiquement ou socialement, depuis longtemps.

 

Sûre de son succès, la Bête laisse courir. Pleine de mansuétude, elle a un seuil de tolérance. Jusqu'au jour où, pour fonder les nouvelles limites et pour l'exemple elle frappera un grand coup. Alors, vous et moi valserons au son d'un vilain violon. Ce temps n'est pas encore venu (ajout du jour : peut-être que si, en fin de compte).

 

Pour l'instant, elle s'amuse de nos enfantillages et fait ses repérages.

 

Pas un film, pas un livre ne passe sans son accord.

 

Concernant les livres, elle a un autre moyen : l'analphabétisme ou la paresse intellectuelle.

 

Moi le bibliovore, qui resserre près de dix mille livres en mes rayons, tous lus et relus, je suis consterné souvent par le fait que dans la plupart des maisons où j'entre, il n'y a pas un seul - je répète : pas un seul - livre.

 

La télé est la généreuse mère aux nombreuses mamelles qui pourvoit à tous les besoins de son arrogante et autosatisfaite progéniture.

 

Autant que cette misère contente d'elle-même, que cette absence bovine de curiosité, ce qui me révulse aussi, c'est le triste contenu des pauvres rayons "livres" des supermarkettes, où entre deux carnets de cuisine facile, on ne trouve plus, entre les oeuvres d'Henri Guano, les sermons de Béachelle, les mémoires crades de Djacklanguedevelours, que des histoires de sorcellerie et de vampires, des trucs de cul poisseux ou soft, au choix, des romans "noirs" où le sang et le sordide coulent à flots ou des points de vue de pipoles siliconés sur le sens de la vie.  

 

Autant dire que les derniers lecteurs n'ont plus guère d'autre menu que le substrat de la faïence des cabinets.

 

L'imprimatur moderne ne laisse publier que des immondices qui ramènent l'humain à sa plus rectale organicité, ou par antithèse des sirops gluants à la "spiritualité" synthétique.

 

La vérité commence pourtant juste après. La vérité et l'humanité commencent avec la gêne, avec la honte, avec la souffrance intime et partagée.

 

La rébellion nouvelle doit reconquérir les territoires d'où nous avons été chassés, où nous vivions en paix avec cette part de nous qui est amour et confiance, alliance et paix, réconciliation avec la Nature et la Vie.

 

Ça passe forcément par le rejet des lectures autorisées ou conseillées, par une désobéissance culturelle généralisée, une curiosité et un irrespect presque systématiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

LLéa 28/02/2013 23:52


Merci Jade.


 


Merci pour les commentaires instructifs.


 


Liesi. Nul ne peut servir deux maîtres.


 


Belle soirée, bisous, bruyants, et gros, très ... ;)


 

Vieux Jade 01/03/2013 09:15



Si. Un jour, je me suis fait servir deux maîtres de saucisse.


Non, je rigole. Tu as raison, bien sûr. C'est pour ça qu'on a mal partout. (On, c'est moi, pas facile, le grand écart)



Korrigan 28/02/2013 19:48


Pourquoi imprimatur m’invite à la rime ? 


Imposture, filature, torture, kommandantur, boursouflure, raclure, chiure, souillure… 


Bah, fluctuat nec mergitur et ne varietur.

Vieux Jade 28/02/2013 20:03



Hé msieu Korrigan, y a aussi la ouature kon s'déplace avec : http://www.youtube.com/watch?v=JBoA4ejrKMQ


 



La Bulle 28/02/2013 00:38


Fermeture de LIESI ...?Ils n'ont pas plutôt eu un eclair de lucidité?


Je sais pas mais dés que j'entends parler de bourse ,strategie, bref le même language que les merdias, ça me fait froid ,pourquoi se racrocher a un systeme qui chute?

Vieux Jade 28/02/2013 07:25



Il y a deux moyens d'abattre un arbre : tirer par la tête, par le haut, et/ou couper les racines par le bas.



Ibara 27/02/2013 14:30


Je fais le même constat que vous. Lorsque je vais chez gens où il n'y a pas de livres dignes de ce nom, c'est bien simple, je décampe tout de suite. A une époque je tentais de convaincre les gens
de lire, d'être curieux, de s'intéresser à la peinture où à d'autres formes d'expressions artistiques, afin qu'ils affinent leur perception du monde, qu'ils s'élevent, qu'ils découvrent tout le
riche potentiel que l'humain porte en lui. Je déployais toute mon énergie à tenter de les éveiller pour qu'ils puissent se libèrer de leurs états d'âme parasitaires et dégradants. Peine perdu, la
majorité est grossière et lourde. Aider les autres quand ils n'ont pas envie ne sert à rien qu'à vous faire perdre du temps. Aujourd'hui, je m'en balance complètement, je n'ai pas une once
d'intérêt pour cette sous humanité là. Je la méprise totalement. Elle peut crever je n'en ai plus rien à branler. Il y a encore quelques mois, je croyais que nous étions tous manipuler et que
nous étions comme prisonniers d'une monde sans aucune possibilité de nous en sortir. A présent, je ne crois plus à la manipulation d'une minorité sur la masse. L'oligarchie qui nous gouverne n'a
pas besoin de se tracasser, les gens sont suffisamment grands pour s'auto manipuler tout seuls. Ils ne font aucun effort et vont toujours à la facilité. Ils savent très bien ce qu'ils veulent.
Une large majorité a des diplomes, sait conduire, sait voir où sont ses intérêts, sait reconnaitre telle ou telle marque de bagnoles, sait se ruer aux concerts en sautillant et en gueulant comme
des tarés, sait se démerder pour dépenser du pognon pour s'agglutiner comme des cons dans les stations d'hiver ou d'été et j'en passe... Il n'y a aucune excuse à avoir, surtout aujourd'hui où
l'accès à la vraie culture est plus que jamais à la portée de n'importe qui. Humaniste! Humaniste est ce que j'ai une gueule d'humaniste? NON!!!Surtout pas, ou alors juste pour ceux qui en valent
la peine, comme vous mon cher Vieux Jade dont je n'arrive pas à la cheville question littérature...


Amicalement,


Ibara

Vieux Jade 27/02/2013 19:56



Pour ce qui est de la littérature, il me semble que vous exprimez plutôt bien ce que vous avez à dire, avec en plus la force, l'impact du dessin.


Les boeufs, oui. Vaste et insondable question. Ma femme me parlait à midi d'une jeune femme qui ne peut pas se rendre à son travail parce que son "ex" comme on dit maintenant, a versé du sucre
dans le réservoir de sa voiture. 3 000 € de réparations pour quelqu'un qui en gagne 1 200. Plus les menaces, le chantage au suicide, etc.


Si les parents avaient fait leur boulot, ce mec aurait pris une ou deux bonnes toises à 2 ou 3 ans, suivies de gros câlins et à 7 il était au point émotionnellement. Au lieu que le chéri à sa
maman est en train de nous faire à 30 ans le même truc, mais que là, la représentation de la maman pèse 2 fois moins que lui, et qu'à part le zombifier par les médicaments, il n'y a plus
guère de solution.


Ce que je veux dire, c'est que le monde regorge d'arrièrés mentaux et émotionnels, et que pour ceux-là, c'est vrai, que reste-t-il ? Pas grand chose, je vous rejoins.


Par contre, il est encore possible d'influer sur les enfants, pour essayer de remonter la pente. Et puis si c'est impossible, alors Inch'Allah !


Prions.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.