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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 06:50

Je me réjouis d'être invité, pour une fois.

 

Le mec qui invite, je le connais depuis une trentaine d'années. J'ai bossé avec lui à de nombreuses reprises. C'est pas dans les salons ou sur le ouèbe qu'on découvre les gens, mais dans la vraie vie.

 

Il est né en 1952; pour moi, c'est un grand frère. Pour moi qui n'ai eu ni oncle ni frères, c'est quelque chose comme ça, mon grand frère.

 

Il n'a jamais rien lu, et déteste la musique. Ignoré du baccalauréat. Mais c'est une pointure. Curieux et intelligent de tout, jamais dogmatique. Connait tout des bébètes et des plantes. Sait tout faire de ses dix doigts. En voiture, au restau, n'importe où, on parle de la vie, l'existence, ce truc qui nous englue tous.

 

Selon les critères sociaux, je suis dans la tranche au dessus. Selon nos critères à nous ? Il a des milliers de choses à m'apprendre. Il a construit sa maison, dans les années 1980. Je vous défie d'y trouver un défaut. Il a mis au point un chauffage central original : des tuyaux dans toutes les pièces, dont le départ est la cheminée du séjour.

 

Il a fabriqué de beaux meubles en matériaux naturels, bois rares, cormier, alisier, ramures de cerfs, celles qu'ils abandonnent en forêt chaque année, vrilles de chèvrefeuille. Il macère ses propres alcools de plantes sauvages. Ah oui, c'est interdit. Par la loi des imbéciles.

 

Ce gars là m'a invité, avec ma brune, à fêter ses soixante ans. C'est un honneur incomparable. Autant j'aurais trouvé un millier d'excuses pour me porter pâle à une réunion de trous du cul à compte en banque, autant là j'irais en me trainant, s'il le fallait.

 

Pour prévoir, je lui ai demandé : c'est quand, le samedi midi ? Le midi, le soir, et le lendemain pour les courageux, m'a-t-il répondu.

 

Peut-être qu'on mourra là-bas ? Que c'est précisément le jour où on va se faire péter l'aorte, à rigoler de cette immense connerie qui se prend pour, ou le foie, une dernière fois, à comparer les crus, mais ce serait un bon endroit pour mourir.

 

Il va prendre sa retraite, selon l'expression habituelle. Ça m'inquiète. J'ai demandé : je pourrai encore compter sur toi ? Tu vas faire un sacré trou dans le paysage, et pas que pour moi.

 

Lui, le grand frère, parlant au petit, m'a dit : t'inquiète pas.

 

Il y a quelque temps, il m'a dit ce mot, que je voudrais encadrer quelque part , ou clouer sur toutes les portes :

 

"Quand on peut faire plaisir à quelqu'un, faut pas se gêner".

 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

LLéa 11/02/2013 12:48


Pas trop compliqué ... ^^ Hein?


 


CEB : poudre aux yeux?








 


 


 


 

LLéa 11/02/2013 12:45


Bonjour,


 


Merci Jade. Vous êtes complémentaires. Le cerveau, les mains ...


 


"Il a mis au point un chauffage central original : des tuyaux dans toutes les pièces, dont le départ est la cheminée du séjour."


 


Les plans? Merci. :)))


 


Grosses,(c'est le cas de l'écrire) bises.

Vieux Jade 11/02/2013 13:31



C'est simple, il fait son feu sur un lit de tuyaux de fonte qui ensuite filent dans les pièces. J'ai peut-être été trop loin en écrivant "toutes les pièces". Y a-t-il de l'eau dedans ou non, je
l'ignore (je ne suis pas un homme très pratique).



n'ED de : mabouillotte-et-mondoudou 11/02/2013 08:00


Eh bien bonne semaine V.J. et bonnes rencontres.
Amitiés

santhé 11/02/2013 07:52


Ne te gênes pas surtout invité,


à bientôt


 


 


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.