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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 14:44

C'est rien, un blog. Ce que je vais dire ne sert peut-être à rien. Sauf que, peut-être (on est vraiment toujours réduits aux conjectures), cette poussière agglomérée à d'autres poussières finira par former la pierre qui portée par l'irrésistible élan de toutes les injustices, de toutes les souffrances, enfin détendues comme un arc brisera la vitre de la stupidité et de l'insensibilité hautaine de cette hydre anonyme qu'est l'"administration", cette chienlit.

 

Juste dire à cet homme qui est réfugié en haut d'une grue, à un autre qui campe devant la porte d'une banque depuis des mois, à d'autres, des femmes, des hommes, qui ne baissent pas pavillon, malgré la solitude où on les contraint plus facilement, et à d'autres, qui finissent par se suicider, parce que pour eux ce monde n'a pas d'autre visage qu'un simple mur sans autre issue que la suppression de soi, leur dire que je les aime, que le rien qui est moi, physiquement si loin de leur douleur, les respecte et les honore, respecte, aime et honore leur parfaite humanité, leur dignité.

 

Leur dire qu'ils sont d'admirables résistants au fascisme satanique qui préside au sacrifice des familles, des groupes humains, des individus, et se moque entièrement d'eux. Des héros.

 

Le mec de le grue auquel on a proposé d'arranger son cas particulier refuse de descendre. Justice pour tout ceux qui sont dans mon cas, dit-il.

 

Je veux leur dire, à ces gens extraordinaires si ordinaires, que si les marchands de bidoche pourrie la baptisent : minerai, c'est parce que les ordures qui nous gouvernent et nous administrent ne nous considèrent pas autrement. Du minerai. 

 

En tant que minerai, et en tant qu'être humain, je porte hommage à ce minerai humain et à cette humanité véritable que j'aime, et qui, loin d'être une simple pâte à modeler, de la chair à canon, se révèle soudain et une fois de plus avoir une dignité immense, à cent lieues des rats et des porcs qui se croient mandatés pour l'administrer.

 

Il est même incroyable que tant d'années consacrées à briser les humains, tant de saloperies déversées, tant de mensonges, tant de violence, tant de séduction sirupeuse, que rien de cet énorme effort pesant contre les hommes ne réussisse à les réduire complètement au silence et à l'obéissance. Stupéfiant. A croire que les goyim valent largement les esclaves du pouvoir qui se croient supérieurs.

 

Je n'échangerai jamais une tonne de sarkozy d'ayrault de copé ou de hollande, cette puanteur fétide, cette viande avariée, ce minerai prostitué contre un gramme de ce mec qui se bat tout seul en haut d'une grue.

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

Elena 21/02/2013 09:43


C'est une double question, et peut-être plus encore..


Comment? par l'utilisation de ces mêmes médias" et aussi certainement par d'autres médiations comme celle de la "prière" de n'ED...


D'autres "actions" possibles ??


 

Elena 19/02/2013 20:05


J'aimerai que ces mots lui/leurs parviennent, qu'ils sachent que leurs actes ne peuvent être salis par les médias et les trolls de la gouvernance.


Merci d'agrandir au delà de l'égo centrisme


 


 

Vieux Jade 20/02/2013 17:43



Bien sûr, mais comment ?



LLéa 17/02/2013 21:50


Bonsoir,


 


Merci Jade.


 


C'est terrible. Etre tant en état de déséspoir au point d'en arriver au pire. Merci Jade pour ta sensibilité.


Bien a toi,

NED de : mabouillotte-et-mondoudou 17/02/2013 17:48


Je n'échangerai jamais une tonne de .../...contre un gramme de ce mec qui se bat tout seul en haut d'une grue.


Portons nos "prières "vers lui ...

Vieux Jade 17/02/2013 18:01



Oui. Et vers ceux qui s'immolent devant Pôle Emploi et ailleurs.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.