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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 11:49

 Aujourd'hui qu'elle est absente, je veux rendre un hommage marqué à la femme dont l'existence se mêle depuis longtemps, jour après jour, à la mienne, et qui a eu à chaque instant et encore à coeur d'accueillir tous les mouvements de mon coeur.

 

Depuis 20 ans, bientôt, elle a reçu les enfants que j'ai eu d'un autre lit, leur mère, les autres enfants de cette autre femme, mes parents, mes rares amis, mes moins rares amies, toutes les femmes dont la beauté intérieure ou extérieure m'a retenu, les belles personnes d'un autre âge que j'ai aimées, et qui sont aujourd'hui âgées, en dépit du travail que cela représente de les honorer, de les servir, cette femme que j'aime, avec laquelle je dors, quand nos destinées journalières le permettent, cette femme unique qui est ma femme, et qui a tout accepté de moi, je veux lui dire ici, dans cet interstice entre privé et public, à demi avoué, tout l'amour et l'admiration que je ressens pour elle.

 

A l'instant où j'écris ces mots, je l'entends encore qui chantait il y a quelques jours Brassens sur un disque qui passait, Brassens par Graeme Allwright, en revenant de laver les serviettes du dernier repas d'amour où nous avons honoré, une fois encore, le bonheur d'être humains parmi les humains.

 

Le bonheur, c'est un mot dont la signification disparaît.

 

Cet après-midi là, après que les convives soient remontés dans leurs véhicules respectifs, je lui ai dit de vive voix ce que j'expose ici : ma gratitude, ma reconnaissance de cette précieuse beauté qui l'illumine, et qu'elle donne à tous, sans restriction, cette attention qu'elle a pour tout ce qui respire, cette générosité qu'elle exprime sans cesse.

 

Dans ce monde où l'on n'entend parler que de haines, de guerres, de crises et de conflits, de règlements de compte, de jugements et de sanctions, je veux forer un modeste trou, le trou d'un ver presqu'invisible, un trou qui célèbre cet impondérable qui, cependant, comme le disait Dante Alighieri il y a huit siècles, meut le Soleil et les autres étoiles.

 

Dans ce monde aveugle et fier de son aveuglement, il faut que les quelques vers encore capables de forer les tunnels de l'amour et de la reconnaissance se donnent librement à cette tâche essentielle : ronger et ronger encore la matière obscure dont le règne éphémère pèse comme du plomb sur nos âmes ensevelies.

 

Cette femme qui réussit à m'étonner chaque jour par une nouvelle dilatation de sa lumière et de sa joie s'y entend à ronger sans relâche les mailles obscures, pour qu'y éclosent les belles fleurs de la gratitude dans les coeurs qui battent à ses côtés.

 

Merci, mon amour.

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

LLéa 08/10/2013 11:05


;) ;)


 



LLéa 07/10/2013 22:03



LLéa 07/10/2013 21:59


Snif ....

Vieux Jade 08/10/2013 08:28







LLéa 07/10/2013 21:58


Merci Elba,


 


#""#""#""#""#""#""#

vahan 07/10/2013 11:46


Quelle beau hommage toutes mes condoléances.

Vieux Jade 08/10/2013 08:16



:)



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.