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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:21

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" La nuit de son illumination, le Bouddha, ayant fait vœu de s'éveiller, fut attaqué par les armées de Mara, le dieu de l'illusion. Mais, assis sous l'arbre de la Bodhi, il fut capable de méditer sans être affecté par les tentations de Mara les plus fortes, l'avidité et le plaisir. Puis le cœur empli de compassion, il triompha de la colère et de l'agressivité déchaînées par Mara qui finalement partit vaincu. L’Éveillé se leva alors pour aller enseigner à travers l'Inde pendant 45 ans.

 

Dans les récits des dernières années de la vie du Bouddha, nous apprenons que la disparition de Marat fut seulement temporaire. Il revint par la suite de nombreuses fois à l'attaque pour tenter ou pour déstabiliser le Bouddha. Mais il est dit que chaque fois qu'il apparaissait, le Bouddha le reconnaissait et n'était donc pas sujet à la tentation, la peur ou le doute.

« Est-ce encore toi Mara ? » demandait le Bouddha. Ainsi démasqué, Mara s'esquivait pour tenter sa chance une autre fois.

 

D'autres textes racontent que le Bouddha et Mara devinrent finalement amis. Selon une version, le Bienheureux est assis dans une grotte lorsque Mara ressurgit. Au-dehors, les disciples sont effrayés et tentent de se débarrasser de lui en le traitant d'ennemi de leur maître. « Le Bouddha a-t-il dit qu'il avait des ennemis ? » demande Mara. Voyant l'inexactitude de leur affirmation, bien que réticents, ils avertissent le Bouddha qui répond immédiatement avec sollicitude.

« Oh ! Mon vieil ami est revenu, dit le Bouddha en accueillant Mara chaleureusement et en l'invitant pour le thé. Où étais-tu passé ? » Ils s'assoient ensemble et Mara se plaint de la difficulté d'être constamment mauvais. Le Bouddha l'écoute avec sympathie et lui demande : « Penses-tu qu'il soit facile d'être un Bouddha ? Sais-tu ce qu'ils font de mes enseignements, ce qu'ils font dans certains temples en mon nom ? Il y a des difficultés dans nos deux situations : celle d'un Bouddha, celle d'un Mara. Personne n'en est exempt. »

 

Dans un manuscrit, cette histoire s'achève lorsque Mara devint éveillé comme le Bouddha lui-même.

 

Des transitions inévitables

Quelle que soit la version lue, Marat ne disparaît pas. Il n'y a pas un état d'éveil dans lequel nous puissions nous retirer, ni une expérience d'éveil qui nous place en dehors de la vérité du changement. Tout respire et se transforme selon des cycles. La lune, le cours de la bourse, nos cœurs, les galaxies, tout ceci se dilate et se contracte au rythme de la vie. Toute vie spirituelle existe dans une alternance de gain et de perte, de plaisir et de douleur. Ce n'est qu’en nous abandonnant à cette vérité que chacun de nous, même le Bouddha, peut s'éveiller à ce qui est éternel, la réalité de la liberté.

 

Pour quasiment tous les pratiquants, les phases d'éveil et d'ouverture sont suivies de périodes de peur et d'enfermement. Ces moments de sérénité profonde et d'amour nouveau laissent souvent la place à des situations de perte, de fermeture, de peur, de découverte d'une trahison qui à leur tour disparaîtront devant l’équanimité et la joie. De manière mystérieuse, le cœur se révèle semblable à une fleur qui s'ouvre et se ferme. Telle est notre nature.

 

La seule chose surprenante est de voir à quel point cette vérité nous surprend. Tout se passe comme si nous espérions au plus profond de nous-mêmes qu'une expérience, une importante réalisation, un nombre suffisant d'années dédiées à la pratique puisse enfin nous hisser hors d'atteinte de l'existence, au-delà des conflits ordinaires du monde. Nous nous accrochons à l'espoir de pouvoir, grâce à la vie spirituelle, nous élever au-dessus des blessures de notre souffrance humaine et ne jamais avoir à les endurer de nouveau. Nous attendons d'une expérience qu'elle dure.

 

Mais la permanence n'est pas la vraie libération, ce n'est pas la véritable ouverture du cœur ".

 

 

Tiré de : « Après l’extase, la lessive », Jack Kornfield, pocket 14218.

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commentaires

Narf 27/09/2011 17:21


Merci pour la révélat-ion, Vieux Jade! ha oui Marcel, je crois que je vais le lire comme ça. Nan nan nan... "Marcel ayant fait voeux de s'éveiller"... non, ça ne le fait pas. En fait j'étais trop
fatiguée pour lire hier soir, angine-bronchite, a dit le docteur ce matin et m'a collé 3 jours d'arrêt de travail. Ouf! Car je suis vraiment à plat. Mince, moi qui ne croyait plus à la maladie.


Vieux Jade 27/09/2011 17:33



Moi, "dieu", je l'appelle Maurice, ça va mieux. Il ne s'agit pas de "croire" à la maladie, il s'agit d'écouter ce que dit le corps. Faut en parler à Ned Allen : http://mabouillotte-et-mondoudou.over-blog.fr/article-une-belle-histoire-vraie-disent-ils-85268925.html


et il faut prendre du repos. Si si.



danielleg 27/09/2011 09:12


Il me "tente" bien ce livre!
Belle journée.


Vieux Jade 27/09/2011 10:46



Personnellement, j'aime bien. Très simple et très instructif.



Narf 26/09/2011 23:49


Je zappe rapidement Bouddha ( mouiais...même si c'est de jolies histoires, ça me hérisse encore les poils... je ne cherche plus à comprendre, ça doit être dans ma nature) et je m'arrête sur
celui-ci:" de manière mystérieuse, le coeur se révèle semblable à une fleur qui s'ouvre et se ferme. Telle est notre nature."

Ok, telle est notre nature, minérale, végétale, animale... mais en ce qui concerne la nature humaine, hélas... la conscience que le coeur se révélasse comme une fleur...( vérifiez pour le
plus-que-parfait du subjonctif.. parce que souvent j'invente des mots, et là, suis trop fatiguée pour le faire moi-même), cette conscience-là, change tout, du tout au tout. Conscient de cela, nous
pouvons donc en tirer certaines conclusions et décider d'agir en affirmant notre nature humaine, spécifique, choisie, voulue et assumée.

Bon, la nature divine, c'est encore une autre histoire.

"La vie, la vie, la vie faut la vivre...." chante Marie Laforêt:
http://www.youtube.com/watch?v=LqAQuhD4p9c

Et à y être:

http://www.youtube.com/watch?v=KvYvc7RHbBI

Bon c'est sûr, c'est pas les mêmes références, mais sur la permanence impermanente ou l'impermanence permanente:

http://www.youtube.com/watch?v=qi7XlkhCoE4


Vieux Jade 27/09/2011 10:46



révélât :)


Si à la place de Bouddha, il y avait écrit "Marcel", je suis sûr que vous auriez apprécié l'histoire :)



lutin 26/09/2011 19:31


et oui on peux dire que c'est l'impermanence des choses, merci pour ce joli texte, comment va votre petit compagnon?


Vieux Jade 26/09/2011 19:50



Il remonte peu à peu la pente, merci pour lui.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.