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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 20:09

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Attention, poussez-vous, v’la mon ego qui déboule.

 

Plutôt que de répondre point par point à la polémique récemment survenue sur ce blog quant à mes motivations, je vais simplement donner ma version. Chacun pourra donc choisir en connaissance de cause.

 

Il me semble important de préciser dès le début que les commentaires sont libres, comme d’habitude - sauf insanité manifeste -, mais que je ne répondrai à aucun.

 

J’ai déjà dit 10 fois comment j’ai commencé à écrire sur NoT, lors de la tentative criminelle d’imposer la vaccination « contre » la grippe H1N1 l’an passé. Puis, encouragé par l’accueil, j’ai continué. A ce moment là, j’ai perçu confusément la noirceur, l’abattement, et la peur qui habitaient nombre de gens. Et, sciemment, parce que j’ai dépassé – sauf rechutes de plus en plus rares – noirceur, peur et abattement, j’ai écrit des messages rassurants, mais fondés sur la foi qui est en moi. Pas eu à me fouler, car, sauf exception, ça venait tout seul.

Et beaucoup de gens ont aimé ces textes. Démagogie ? Envie de se faire dorloter ? Qui sait ?

Si mon ego à quelque chose à en retirer, ce serait d’avoir été un « grand frère » qui calme les petits qui ont peur la nuit. Peut-être. Mais aider les enfants à s’endormir, ça me parait toujours et encore une tâche importante. Le lendemain, quand ils se réveillent, ils sont en pleine forme.

Ego, ego, ego ?

 

Moi, j’ai aussi souvent besoin qu’on me rassure. N’est-ce pas, Mme VJ ?

 

Le désir de tuer l’ego, je ne l’ai pas. Je ne vois absolument pas, à mon niveau, comment vivre sans. Si le Soi représente la valeur nutritive, l’ego c’est la présentation et la saveur du plat. Mais pourquoi en faire tout un plat ? Ce qui compte – à mes yeux – c’est que le plat soit bel et bon, afin que chacun mange à satiété. Quand c’est dégueulasse, nul n’en mange. Et tout le monde reste sur sa faim.

 

Plus tard, lors d’une panne de NoT, encouragé par Zone 7, parce que les textes affluaient quand même, j’ai ouvert ce blog. Peu à peu, avec la complicité de mes lecteurs – lectrices pour beaucoup – comme l’a récemment remarqué JSF, le blog a évolué vers plus d’intimité. C’est vrai, j’ai livré et livre encore des réflexions issues de mon quotidien. Curieusement, les stats de lecture ont nettement progressé. Pourquoi ?

 

Êtes-vous des voyeurs ? Deviendrais-je exhibitionniste ? Peut-être est-ce vrai. Et alors ?

 

Si c’est le cas, il y a bien un échange. Je crois que ça fait du bien à beaucoup de gens – non seulement je le crois, mais je l’ai constaté à travers de nombreux commentaires – de partager des choses simples, que tout le monde vit, et de les voir observées par le haut.

 

Encore l’ego qui se branle ?

 

Je vais vous faire une confidence : je suis un ours véritable. Hormis le boulot – obligatoire – je ne parle à personne. Sauf à ma femme, et, quand elles m’appellent, à mes filles. Aucun lien social ni physique. Quelques très rares amis. Je suis du genre à ne pas sortir de chez moi – ma grotte – si ce n’est pas nécessaire.

 

Je vivais dans un monde de livres, de disques, de marche et de méditation. J’en suis sorti en septembre 2009, grâce à l’arnaque des vaccins. Au mois de mars 2009, lors d’un rebirth, je me suis vu assis en zazen haut dans la montagne, observant ce qui se déroule en bas. Une partie de moi est redescendue, pour vivre au milieu des hommes, les aimer, et se battre contre l’injustice et les saloperies.

 

J’ai l’impression d’être devenu ou redevenu humain. Et, ce que j’aime dans ce blog et la communauté qui s’est formée autour, c’est justement : l’humanité, précieux don dont j’ignorais tout. Comme si je m’étais enfin vraiment incarné.

 

En quelques mois, j'ai appris à considérer les humains non plus comme des fourmis vues de la montagne, mais comme des frères et des soeurs. 

 

Beaucoup plus tôt, il y a plusieurs années, j’ai vu ce que j’étais venu faire ici : un pilier d’un pont. Debout, enfoncé dans la vase, un parmi d’autres, destinés à rester debout et à tenir malgré la montée des eaux.

 

Ego ? Branlette ? Peut-être. Je prends le risque.

 

Presque toute ma vie, j’ai eu envie d’être ailleurs. Mais plus maintenant. Maintenant, je veux rester, jusqu’à ce que j’aie fait ce pour quoi je suis venu. Rester debout dans la tempête et l’eau qui monte, jusqu’à ce que l’eau me submerge, ou que le vent m’emporte. Qu’importe ?

 

Aider à passer des gens qui eux aussi m’aident, à leur manière. Car si personne ne me dit « merci d’être là », peut-être que je m’effondrerai, alors que le temps n’est pas encore venu ?

 

Que mon ego en retire une satisfaction ne me dérange absolument pas. L’important, c’est :

1)      que le boulot soit fait ;

2)      qu’il ne se prenne pas pour le roi, alors qu’il n’est qu’un pilier d’un pont comme il en existe sur toutes les rivières et même les ruisseaux.

 

Chacun est comme il est : certains sont des champions des sciences exactes, d’autres des philosophes, d’autres des épiciers. Il y a des soldats, des géomètres, des poètes. Tous ne font pas le même job, tous n’écrivent pas les mêmes choses. Pour ma part, je crois être un poète. J’écris ce qui arrive, et ça écrit quasiment tout seul. Ce qui s’écrit arrive dans un carrosse dont le cocher est peut-être vaniteux ?

 

Qu’importe le cocher, pourvu qu’on ait l’ivresse du message.

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Vincent 15/12/2010 18:42


Merci Grand Frère, pour toutes ces réflexions et la touche d'humour inimitable.


Saint-songe 15/12/2010 15:34


M O U A is !


PerleLavande 15/12/2010 12:34


Merci LLéa.... grosse tape sur mon front avec un retentissant " BON SANG MAIS C'EST BIEN SÛR !!!"
Je ne savais VJ actif sur ce site.


yamma 15/12/2010 11:59


J'avoue que je n'ai pas suivi la polémique, elle me surprend quoiqu'il en soit car ce blog me parait, comme dirait Coluche, être "l'histoire d'un mec"qui vit dans le même monde que nous, ressent
des joies, des nostalgies, des révoltes, des colères et ose les exprimer, les exprimant d'ailleurs joliment bien pour le plaisir de beaucoup dont je fais partie. Il est certain que beaucoup
avancent le dos courbé par l'impuissance en se gavant de petites pilules du bonheur qui ruinent la sécu, bien commun des bons et mauvais pensants... qui se retrouvet du reste au même guichet au
bout du compte... D'autres ouvrent une soupape de sécurité en s'exprimant librement, brut de pomme, tel quel, mais... si l'on a le droit de penser, il faut bien fermer sa gueule...(dixit Léo
Ferré). Moi je me dis qu'un Coluche, encore aujourd'hui, a laissé un bel exemple de révolte réussie, les restos du coeur, remplissant encore aujourd'hui l'assiette de ceux qui crient famine,
pendant qu'un bien-pensant du genre B.H.L. n'a rempli que nos écrans télé de sa propagande et à ma connaissance, aucun ventre affamé... C'est la différence entre l'égo et la générosité tout
simplement. Avant les restos, Coluche observait, puis ironisait, puis gueulait, et l'étincelle est venue, il a créé les restos. La vision du coeur est bien sûr créatrice, il y a un commencement à
tout. Pourquoi ces polémiques ? Division toujours, c'est la grande erreur. Cheminons joyeusement, toutes les fleurs ont le droit d'exister quel que soit leur parfum, leur couleur et leur forme.
Nous sommes tous beaux parce que différents et imparfaits et nous en avons le droit. L'ensemble est joli à l'oeil et à l'âme.


La Bulle 15/12/2010 10:58


Moi,oui Moi et encore Moi,mais c'est normal car ou que j'aille il est toujours la lui .C'est pas comme les autres qui disent qu'ils pensent aux autres alors qu'ils font tout pour eux .Que celui qui
veut vienne se servir,mais celui qui demande va attendre longtemps,je ne suis au service de personne et personne n'est a mon service.Ca fait le vide mais il vaut mieux etre seuk que mal accommpagné


Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.