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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 19:39

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Rien à cacher : sauf exceptions - invitations, rinvitations et le restant, je suis opérationnel le soir vers 21 h, 21 h 30 pour la traversée du continent noir.

Programmé comme ça. Manger, boire en suffisance, effectuer les tâches permettant de continuer à manger boire en suffisance après déduction de tous les impôts dont ceux pour tuer par délégation des gens dont j'ignore tout et qui doivent être programmés pareillement, afin de pouvoir sauf accident ou maladie continuer à effectuer les tâches qui.

 

Et pour échapper à ça, tiré de rideau le soir de bonne heure. De bonheur. En règle générale, je fais mes 10 heures, et la machine à se propulser les neurones marche à fond.

 

Mes 987 moi, leurs petits frères et leurs cousins m'invitent tous, et ça n'arrête pas.

 

Il est loin le temps où tel un forçat ou un mineur de fond, je notais tous mes rêves. Maintenant, je les vis, ils me vivent, je ne sais, on caracole de scénario en scénario, un film n'attend pas l'autre, c'est un peu plus jouissif que la télé. Pis c'est moi le héros. 

 

Voilà la présentation.

 

Retour au passé. Dans la maison de mes parents, à côté de leur chambre, il y avait un petit cabinet de toilette avec placards, (à ne pas confondre avec la salle de bains), dans laquelle ma mère enfouissait ses secrets (mon père aussi, peut-être, mais la porte était côté mère). On y accédait par deux ou trois marches, une fenêtre donnait sur la cour, ce qui permettait l'observation de toute intrusion, et une porte donnait sur la chambre de la bonne (bien surveillée à ce qu'on peut voir), puis un grenier.

 

Un jour, pour une raison inexplicable, car ils n'aimaient pas me laisser seul, j'ai eu accès à ce boudoir, doté d'un lavabo surmonté d'une glace au dessus d'une étagère, où se trouvaient les produits dits de beauté de ma mère.

 

J'avais quoi ? 7 ans, 8 ans ?

 

Je me suis maquillé à fond. Des tartines de crème, fond de teint, rouge à lèvres (jour à lèvres, disait bien plus tard ma plus jeune fille), examinant le résultat sous la lumière chirurgicale du néon (anachronisme, peut-être n'était ce qu'une ampoule classique).

 

Et le charme a été rompu. Bruit de moteur, pneus qui freinent, portes qui claquent  : retour du moloch familial.

 

J'ai essuyé, lavé dare dare les traces du forfait, à grands coups de gant de toilette, finition dans la serviette, puis retour au programme, air innocent, ça va, oui ça va.

 

Bien sûr qu'un peu plus tard le forfait - gant rouge vif, serviettes souillées, lavabo gras - a été découvert.

 

J'ai revu cette pièce cette nuit, au matin, avant l'éveil.

 

Rêve à faitre triquer le père Freud : j'avais des aventures avec ma maman. C'est flou, ça reste flou, c'était pas un film porno, mais il ressortait du rêve la sensation qu'on était allé loin dans une relation (de tendresse et de confidence probablement) qui échappait à l'atteinte du père.

 

Puis la scène change. Dans ce boudoir de ma mère, je suis enfant, et rien ne va plus. Mon père m'interroge, voyant que je ne suis pas bien, sans sévérité, cherchant à m'aider. Et moi, conscient de la faute commise avec ma mère, je ne peux rien lui dire, ça le tuerait. Alors je choisis de ne rien dire.

 

Ce n'est pas bon pour lui, pas bon pour moi. Double contrainte. Mais que faire d'autre ?

 

L'existence - le Rêve - est plein d'impasses comme ça. Beaucoup d'ossements au fond des impasses. Certains errent d'un cul de sac à l'autre. D'autres apprennent à grimper. D'autres creusent et fuient par le bas. Plus rares, ceux qui s'envolent.

 

Pour parvenir à s'envoler, il faut se décharger de la culpabilité. Vider le mot faute du pus qu'il contient.

 

Ce rêve a une connotation universelle : aimer la Terre, la Matière, la Mère, serait une faute.

 

Peut-être est-ce pour cela que les hommes la ravagent, ne l'aiment pas, ne s'aiment pas et préfèrent crever que d'avouer leur amour.

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

Narf 24/09/2011 01:35


Comment ça!?? "Rêve à faitre triquer le père Freud"... Alors là! ha, là, on voit que vous ne le connaissez pas!

J'adore ce mec. Tout ce qu'il a pu faire dire sur lui! Tout ce qu'on peut dire sur lui, c'est comme une charade ou les élucubrations sur le 11/09! J'adore! (n'en déplaise à votre grand.. tante ou
grand-mère? Je ne sais plus)

Je me marre! Mais c'est de bon coeur! C'est comme d'être traité de conspirationniste aujourd'hui... je prends ça presque comme un compliment! J'ai presque envie de dire merci ( seul ma culpabilité
me freine)

Bon, je vous taquine Vieux Jade! N'allez pas vous mettre en tête de le découvrir, ou de dire "j'ai tout lu Freud"... il est insaisissable de toute façon, et reste libre. Ce qu'il m'a appris, c'est
ça, la liberté. Hummm, je l'aime! Enfin, je le connais peu. J'ai peu lu. Je ne fais que découvrir par bribes, combien il était révolutionnaire... et le devient de plus en plus: un vrai terroriste
lui! Ce mec-là ne fait pas de cadeau. Cela demande un certain courage. Bon des fois, on a pas le choix. C'est ça ou crève. Il a jeté dans la mare un pavé qui fait encore quelques ondes. Il fait
encore quelques remous? tant mieux! De plus en plus rares... cela ne durera pas. Profitons du temps présent avant qu'il ne s'écoule.

Parler de Freud ou de psychanalyse relève aujourd'hui d'un acte de foi! Ou ésotérique.

Franchement, vous entendre citer Freud, ça, c'est une surprise! Merci Vieux Jade!


Vieux Jade 24/09/2011 10:14



Bin, les affaires entre le fils, la maman et le papa, depuis les anciens Grecs on n'en parlait plus trop, jusqu'à Zygmund.



danielleg 23/09/2011 07:56


recoucou, cela me fait penser a quelqu'un de formidable que j'ai rencontrer il y a peu, qui donne de très bon conseils par rapport aux pensées et au mental.
C'est Bruno saudreau, il a un blog aussi.
C'Est vrai pour certain d'entre nous nous savons ces choses là, mais ça fait toujours du bien de les réentendre.
Bisous.


Vieux Jade 23/09/2011 09:11



Merci, bonne journée.



danielleg 23/09/2011 06:36


Il Est des personnes qui ne sont pas douées pour les mots!
Il existe différentes façons pour manifester nos sentiments,a choisir, il me semble qu'une preuve ce n'Est pas mal non plus!
Belle journée a tous.


Vieux Jade 23/09/2011 09:08



Les preuves, c'est pas pour les juges ?


:)



Narf 22/09/2011 23:21


Ben oui quoi! Pourquoi est-ce si difficile à dire "Je t'aime?"


Vieux Jade 23/09/2011 09:07



Voilà le fond de la question. La question de fond.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.