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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 19:07

D'abord, merci pour tous les commentaires auxquels je ne réponds pas en ce moment, mais que je lis régulièrement avec plaisir.

 

Dans le lot, l'un détonne. C'est agressif et un peu primaire, mais ça ne justifie pas la poubelle (dont je n'use heureusement presque jamais). J'ai eu tour à tour un peu de surprise, puis un peu de désagrément (bouhou, tout le monde m'aime pas), puis de l'indifférence, puis envie d'y répondre ce qui suit.

 

Vivre caché ça vous va bien : c'est ce que conseille la sagesse populaire, et ça me va bien, je vous remercie.

 

Pas si caché, quand même : je travaille, et mon métier m'expose à de nombreuses agressions, dont je me repose dans ma cachette. Je n'aime pas le vacarme, la foule, ni l'ambiance urbaine.

 

et c'est tout ce à quoi vous êtes bon : affirmation réductrice (j'en parle plus bas) totalement gratuite, sans fondement. Vous n'en savez strictement rien. Premier dérapage.

 

Vous n'êtes qu'un sale petit bourgeois emmuré dans sa tour de lâcheté et qui s'emmerde : vous ne faites pas de fautes d'ortographe, je suppose donc que vous avez un peu lu. Vous devriez donc avoir entendu parler, ne serait-ce qu'un peu, du mécanisme de la projection, qui consiste à extérioriser ce qui nous blesse en nous-même, ce qu'on peine à assumer, et dont il est plus commode d'accuser l'autre et de celui de la réduction, qui consiste à rapetisser artificiellement ce qu'on ne peut concevoir dans sa totalité.

 

Il y a dans cette phrase un magnifique exemple de ces deux mécanismes. Je vous concède que je suis un bourgeois. Qu'y puis-je ? Mon milieu de naissance et mon niveau de vie me situent dans la classe moyenne. Mais me réduire à cela est la preuve que vous raisonnez par catégories, ce qui démontre un déficit de votre cerveau droit, que tout le reste de votre message confirme, évidemment. Croire qu'un homme, n'importe lequel, pas moi uniquement, peut n'être qu'une chose ou bien une autre, un être social uniquement, ou sa fonction, ou sa religion, ou sa couleur, ou sa préférence sexuelle, quelle pauvreté. Concevoir l'autre comme un objet est le signe que vous ne vous concevez pas autrement. C'est terrible, et pathétique. Devenez un homme, vous verrez que la réduction est une erreur qui vous coupe du Centre, qui est le même pour tous, et donc le vôtre aussi. 

 

Que je sois sale, et emmuré, et dans une tour de lâcheté, c'est encore sans fondement, et sans la moindre preuve, mais peu importe. A 18 ans, je vous aurais peut-être convoqué à un duel au sabre, j'adorais ça, mais je suis un peu vieux, et je m'en fous.

 

Ce qui importe, c'est qu'ici, vous désignez ce qui compte pour vous : ne pas être un lâche. Vous qui êtes le nombril de votre monde, mettez votre honneur dans le courage. Le courage tel que vous le définissez, bien sûr, et, sans doute, pour vous, ça consiste à je ne sais quoi qui vous expose en pleine vue. Aller en bande emmerder le sale bourgeois ou casser le gueule à des catégories qui vous déplaisent, pour montrer votre splendide virilité, peut-être.

 

Il y a mille formes de courage. Accepter le regard des autres réclame du courage. Accepter de parler de soi aussi. Renoncer à blesser inutilement. Renoncer en général demande du courage.  

 

Si le courage et la lâcheté vous importent au point que vous me traitiez de lâche, c'est sans doute que vous vivez dans le doute et la peur. Couplé avec votre vision réduite, votre existence doit être un peu raide.

 

M'emmerder est une chose qui ne m'arrive jamais : depuis l'âge de la sortie des couches, et à l'exception d'une turista, j'ai toujours contrôlé mes sphincters. Mais c'est naturel, j'espère que c'est pareil pour vous. 

 

 Vous croyez connaitre les autres : je ne crois rien de tel. Je découvre le monde, à chaque instant, ce qui fait que je ne m'emmerde (au sens figuré) jamais.

 

mais vous ne savez rien : Si vous saviez comme je suis heureux, de ne rien savoir ! C'est la condition nécessaire pour apprendre.

 

NB : Ces deux affirmations  pourraient bien ressortir de la projection, elles aussi.

 

et je vous crache dessus  : Aucune personne en bonne santé et jouissant de son bon sens ne ferait ça.  C'est le signe d'une impuissance, d'une stérilité, d'une incapacité à agir de façon positive. Souiller ce qu'on ne peut appréhender est courant chez les êtres immatures. C'est l'indication d'une impossibilité de parvenir à ce qui est le plus difficile : l'acceptation de l'autre.  Comme l'a dit un certain mec censé être né un 24 décembre, pour y parvenir, il faut d'abord s'accepter soi-même (aime ton prochain comme toi-même, en français), ce qui demande beaucoup de courage.

   

Cracher sur les autres, c'est pas du courage. Surtout de loin. Penser comme ça, par catégories, c'est  misérable, comme vivre dans une boîte avec plein de petites boîtes. Se projeter de la sorte, c'est refuser d'assumer ce qui nous afflige en nous. Donc un manque de courage. Ne pas assumer ce qu'on est vraiment, et vouloir le faire porter par les autres, c'est pas du courage. 

 

Il s'agit donc d'une véritable lâcheté. La boucle est bouclée.

 

En conclusion, comme noté plus haut, il est évident que vous souffrez d'un gros déficit du cerveau droit, j'en suis désolé pour vous. En français, ça s'appelle : une incapacité à aimer. 

 

Renseignez-vous, ça se soigne, et ça en vaut la peine. Le mec dont on est censé fêter la naissance aujour'hui ou demain en a souvent parlé. 

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Published by Vieux Jade - dans vivaces
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commentaires

LLéa 29/12/2013 11:29


:)


 


Têtue ou patiente? :)


 


Enormes bises a toutes, tous,

danielleg 29/12/2013 09:50


FORMIDABLE ! Marilou :)

danielleg 29/12/2013 09:12


Encore plus têtue que moi Léa ! :)))


heureusement qu'il n'existe qu'une seule chose de réelle  ici et maintenant :) et Vive la Vie :)


Grosses bisous a tous :)))


 

Marilou 28/12/2013 23:55


Coucou ! Yes !


Isabelle P. le signale haut et fort, (quelque chose comme çà) sans jugement, mais...: il y a des personnes  "les cons ! ils ou elles ne nous laissent pas une chance de leur
exprimer nos besoins d'amour ou de tendresse...!!!"


"Faut y aller, La Vie est dure, et après on meurt !"


Oui, nous sommes avec quelques amies et mon conjoint à aller voir ses videos et sites.


Comme Ici, dans le jardin de Vieux Jade, on se sent bien !


Bises A+


 


 

LLéa 28/12/2013 19:45


Merci Danielle,


Désolée que vous ayez subi tant de temps a vous remettre.


Je vais dire des"conneries" , mais cela est bien vrai! Quelle horreur! :)


J'ai perdu 32 années de ma vie, et mis 7 secondes a me remettre.


Le passé est le passé. 


Grosses bises,

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.