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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:26

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Published by Vieux Jade - dans petites graines
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LLéa 11/01/2014 13:48


Merci Jade.


 


Quand l'hyène et le bouc signent la paix


     Las des querelles incessantes qui les opposaient, tous les animaux, ceux du village et ceux de la brousse, conviennent de signer la paix, de cesser de s'entre-tuer. Tous
doivent vivre dorénavant en frères et s'unir contre leur ennemi commun, l'homme, cet être sans doute faible, mais à qui Dieu a donné des moyens diaboliques de rester maître des uns et de tenir en
respect des autres, soit en les harcelant pour se distraire, soit en les abattant pour se nourrir.



     D'ailleurs, les animaux domestiques n'étaient-ils pas originaires de la jungle, avant leur asservissement par l'homme? Des émissaires furent dépêchés, afin de diffuser
partout la bonne nouvelle. Oui, la réconciliation et la concorde devrait naître, vivre et aller de l'avant.



     Enfin, on fixa une date, un soir, pour célébrer la fête sur une vaste place aménagée à l'orée de la brousse, au voisinage des champs incultes. Tous les animaux, grands et
petits, ceux vivant dans le village, dans la brousse ou dans les arbres, dans les trous et dans l'eau, ceux qui volent, qui courent, qui marchent sur deux ou quatre pattes, ceux qui rampent,
infirmes, victimes de la férocité de leur congénères ou des coups de l'homme; bref, tous ceux que la vie a opposés se sont donc retrouvés pour sceller définitivement la réconciliation.



     Aussi, une foule énorme et dense emplissait-elle la place. On se congratulait, on se serrait fraternellement les pattes. Le lion, l'éléphant, le buffle, le taureau, le
dromadaire et quelques autres notabilités prirent la parole tour à tour et exposèrent en termes exaltants l'objet de la réunion. Quand ils eurent terminé, l'allégresse était générale. Ils furent
chaleureusement applaudis.



     Puis la danse commença, soutenue par une musique très prenante. Les musiciens : le singe, le lièvre aux longues oreilles, le porc-épic au corps armé de piquants, le
chacal au long museau et d'autres virtuoses jouant, qui du tam-tam, qui du balafon, qui de la flûte, rivalisèrent d'adresse. Bientôt la fièvre gagna toute la foule. L'autruche, la girafe, le
cheval, excellents danseurs, eurent un grand succès. Quant à l'énorme cheval du génie des rivières africaines, je veux parler de l'hippopotame, l'affreux mastodonte mal taillé par les ciseaux de
dame nature, ne ménagea rien pour divertir l'assistance par ses bouffonneries.
     Après tant d'autres danseurs, le bouc sauta étourdiment dans le cercle et, par ses gaucheries, provoqua un certain désordre. Et, comme le dit le proverbe, "L'os que le
chien voit, la chèvre ne le voit pas". L'hyène, qui le guettait sans doute, alla se placer auprès de lui, feignant de l'admirer et lui lançant des oeillades qui ne trompent pas.
     Enfin, ne pouvant plus se contenir, elle se jeta brutalement sur lui, essayant de le traîner hors du cercle pour mieux l'étrangler. Le bouc poussa des cris désespérés et
l'assistance se précipita pour le libérer de l'étreinte de l'hyène qui se mit à lécher ses babines. La confusion et la panique gagnèrent la foule. La panthère en profita pour attaquer le mouton
et le combat s'engagea entre antagonistes.



     Les membres du Comité d'Organisation essayèrent vainement de rétablir l'ordre. Le lion, par mégarde, arracha une oreille au taureau qui, de son côté, lui creva un oeil.
La bagarre se généralisa et ce fut le comble de la panique suivie de la fuite généralisée. Les animaux domestiques, instinctivement, prirent le chemin du village, poursuivis par les faunes
sanguinaires, et c'était des cris d'attaque, de lutte acharnée et de gémissements d'agonie.


Les hommes, alertés, saisirent leurs armes et sortirent de leurs demeures. Des coups de fusils crépitaient, des flèches sifflaient.



     Les bêtes sauvages, apeurées, regagnèrent précipitamment la brousse, non sans laisser derrière elles quelques unes de leurs, mortes ou blessées.



     Ainsi la réconciliation échoua. "La concorde ne règne pas d'une cité sans sot." C'est par la tolérance, les concessions mutuelles, les compromis réciproques et l'oubli
des vieux réflexes de haine que l'on peut maintenir la paix. Les animaux l'ont appris à leur dépens.



     Moralité de cette histoire : "La paix et la concorde ne sont pas que de simples mots; ce sont avant tout des comportements."

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.