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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 11:59
Dans l'espace où se projettent les rêves de ce que nous sommes - du verbe ÊTRE, et que presque personne ne connaît, car nous sommes une sorte de gelée inconsciente, comme une méduse échouée, notre planète, grain de sable dans l'immense plage sub-tropicale des myriades d'éons-lumière, vole à pleins tubes vers une destination chimérique, tour à tour terrifiante et glorieuse, à la Asimov.
 
Tout semble réel. Les capitaines, là-haut, la mine grave et les vraies gueules de décideurs, de héros, burinés, les mâchoires serrées, tiennent la barre comme feu le capitaine Achab.
 
La mer est démontée, et notre vaillante petite planète traverse la tourmente comme elle le peut, sauf que...
 
COUPEZ !!!
 
Sauf que tout est faux.  Pas de péril, pas de héros, pas d'histoire. Des histoires, oui. Des histoires qu'on nous raconte, qu'on se raconte : "Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre", cette parole rend exactement compte des fables qui nous tiennent lieu de réalité.
 
Mme VJ, particulièrement en forme, dit : "Je suis de plus en plus dans l'instant". Demain, je reçois 10 personnes, et, pour la première fois, ça ne m'inquiète pas.
 
Parce que tu as stoppé le mental. Une première. Ce n'est pas une planète, où on existe, c'est un vaisseau, une construction collective, artificielle. Il y a eu des concepteurs, des ingénieurs, des contremaîtres et des esclaves, tous persuadés de faire un truc unique et merveilleux.
 
Unique ? Je ne sais pas. Merveilleux ? Peut-être par rapport à ce qui existait avant ? Merveilleux tout court, j'ai un doute.
 
Un vaisseau mental, hypermental où tout est mesuré et analysé, tout, avec un t minuscule, c'est-à-dire la surface des choses, l'épiderme, dans ce qu'il a de mesurable, la matière morte. Comme si on prenait la mesure d'un homme par l'analyse de ses peaux mortes. 
 
Tout, mais vraiment tout, pour qui sait lire les messages officiels, ne concerne que les épiphénomènes. C'est cela, l'existence - étymologiquement : se tenir au dehors (du réel).
 
En dessous, passée la mince couche des mécanismes psychiques superficiels, celle plus épaisse des engrammes mémoriels personnels, familiaux - karmiques, comme les autres -  ou collectifs et des mécanismes de défense, le début du contact avec le "Soi", dont ne touchons en général qu'un filament, avec quel bonheur ... qui nous fait croire que nous sommes uniques, prédestinés, que nous avons parlé avec Dieu ... 
 
Avant d'en arriver là - et ce n'est qu'un simple contact, il faut d'abord rompre avec l'illusion - le vaisseau - collective.
 

 


 
   
Rompre avec l'hypnose - la malédiction - mentale. L'illusion d'urgence, l'illusion d'importance.
 
Selon le monde, et ses modèles hyper prégnants, il est urgent et important de se jeter à vie perdue dans les délires sociétaux : bosser, voter, choisir, consommer, défendre tel ou tel modèle, participer - toujours ce mot, qui me fait horreur : faire partie, appartenir -, il est urgent et important, si vous voulez sauver la Terre, notre mère, non, je le fais mal, je recommence : NOTRE MÊÊÊREUH, c'est beaucoup mieux, notre grande famille humaine, ouah, c'est porteur, ça me fait bander, mouiller, jouir, éjaculer, le trip collectif, où je suis à la fois le héros -sans moi, tout se casse la gueule, s'il manque une voix, la mienne - c'est TOI que j'aime, mon chéri, susurre la BONNE mère, l'Amante - et sans TOI, comment ferais-je ??? comment ferions nous, que serions nous, sans toi, si tu ne nous donne pas TA voix, la seule, l'unique, ton pouvoir, si tu ne restes pas soudé à ce vaisseau mental, et si tout le monde se barre, et là la bonne mère, l'amante, la pieuvre commence à se dissocier, comment continuerai-je à exister, moi aussi, moi qui suis le rêve coagulé de toutes vos parcelles éparpillées, moi qui vous soude et vous pompe en même temps ? 
 
A ce délire où vous et moi nous débattons depuis des temps immémoriaux - mais le temps est un leurre, un décor, un implant - pour la survie de notre être profond et unique, il est urgent et d'une extrème importance de reconnaître que le monde mental qui vous fait vibrer et hurler, comme un godemiché ou une tronçonneuse, aux mots : URGENT/IMPORTANT/ALERTE/URGENT/IMPORTANT   est, comme le temps, ce monde issu de lui, un autre leurre.  
 
Mal leurre.
 
La seule urgence est de stopper le train. Stopper le monde, disait Juan Matus.
 
Mme VJ a raison : plutôt que se jeter dans le boulot, elle a dormi de 17 h à 20 h, parce qu'elle avait sommeil. Sommeil, c'est pas le mental. C'est le corps. Le corps veut dormir ? Qu'il dorme.
 
Débranche le mental. Les invités arrivent demain à midi. 
 
C'est pareil pour tout. Rien n'a d'importance ni d'urgence. L'expérience du jeûne renverse tous les faux semblants : on croit tous que cesser de bouffer une semaine est impossible, suicidaire, dément : rien n'est plus faux. Rien n'est plus simple et facile que de cesser de s'alimenter, et, plutôt que de nous affaiblir et de compliquer notre relation au monde, cela rend le "réel" à ses justes proportions. Ce qui est juste passe au premier plan - l'attention à soi, à l'autre, au monde -, ce qui est faux passe à la trappe - les fausses urgences, les faux semblants - et peut même s'évanouir.
 
Tant qu'on n'a pas vu s'évanouir les idoles, descendre du train n'est pas facile. Même réveillé, tu t'inquiètes. Comment descendrai-je ?
 
C'est que tu dors encore. C'est un rêve dans le rêve.
 
Dans le premier rêve, tu rêves que tu t'éveilles, toi seul, dans le train. C'est horrible : tout le monde roupille, et le train roule à fond dans un train d'enfer. 
 
Continue : tu réveilles les autres voyageurs, ça va mieux. Tu n'es plus seul. D'autres ont peur aussi, certains rassurent les autres. Mais quand même, ça fout les foies.
 
Plus loin : toi, et d'autres courageux voyageurs ont réussi à remonter jusqu'au wagon de tête, comme Tintin dans les Andes, mais là, surprise, mauvaise surprise : soit il n'y a pas de conducteur, soit il est mort ou assommé, et des bandits ont pris les commandes, soit les wagons ont été coupés de la locomotive, en fonction de vos peurs et des projections qu'elles induisent, le rêve proposera l'alternative qui vous va le mieux.
 
Malgré l'amélioration apparente, une question - LA question - demeure :
  
 
 
Comment descendre de là ?
 
Moi qui vous parle depuis le même train que le vôtre, moi qui suis un étudiant comme vous, qui n'ai pas d'autre lumière que celle que m'a donnée une quête obstinée, qui ne suis ni un guru ni un maître ascensionné, je n'ai qu'une réponse à vous (me) proposer : décrocher du vaisseau collectif, sauter du train.
 
 Original. Vous l'auriez trouvé sans moi, hein ? Mais vous n'osez pas. Parce qu'un train qui roule à des vitesses folles, ça fout les jetons.
 
Alors vous n'êtes pas sorti du rêve. Parce qu'il n'y a pas de train. Il n'y a que des acteurs, géniaux, convaincants, des décors, fantastiques, la musique, l'adrénaline, et le besoin d'y croire, parce que merde, c'est impossible que ce ne soit pas vrai !!!
 
A titre d'hypothèse, parce que quand même, même dans ce monde de fous, on vous a appris à ne négliger aucune hypothèse, c'est le B.A.: BA des polards que vous aimez tant, faites semblant d'y croire, à cette invraisemblable possibilité : tout ceci est un rêve, et vous pouvez en sortir.
Comme l'expérience du jeûne permet de sortir de l'illusion qu'on a vraiment besoin de bouffer 3 fois par jour pour survivre.
Alors sauter d'un train qui n'existe pas, c'est assez tranquille, somme toute.      
 
Même si ça paraît tellement impossible que presque personne n'arrive à le faire.
 
On saute quand vous voulez : à la une, à la deux ...
 

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Published by Vieux Jade - dans aromates
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commentaires

LLéa 30/09/2013 15:07


Merci a toutes et tous,


 


Bô, bô, bô, 


 


On saute quand vous voulez: a la une, a la deux ... . a la sept :)


 


Je saute.


Après tout, le plus gros du saut a déja été fait, il y a deux années.


Depuis, trop de beaux signes, tout les jours ....


Le plus "enigmatique", récent: la vue d'un sécateur bleu lors de la coupe des amarantes, pour la récupération des graines a partager. Il n'y a pas de hasard. :)


Je saute! Pour de vrai! :) 


Immense Merci a toutes et tous pour ces merveilleux moments de lucidité, de grand bonheur, de belle complicité, d'Amour avec un grand A. Une magnifique partie du parcours se termine. Une autre
commence .... ailleurs.


Prenez bien soin de vous tous.


 


PS: "Avenir". Pour ceux qui se ressentirons en mode survie.


Nigari


Argile verte


Charbon végétal activé


Melaleuca alternifolia 


 


Quant a "ma" pomme, pas de mode survie, mais vie .... tout simplement. La nature, le hasard pourvoira a mes "besoins" vitaux. Et si cela ne devait pas en être le cas, c'est que cela devait en
être ainsi. :)


 


« Fais chacun de tes actes comme si c'était le dernier de ta vie.  »


de Marc-Aurèle


 


 


Avec affection,


 

Vieux Jade 30/09/2013 19:28



Il y a un monsieur grincheux qui grinche sur le bolg de Paul, parce que si c'était si facile, j'aurais déjà sauté plutôt que de faire de la littérature. Il n'a pas tort, mais pas tout à fait
raison non plus : parce que le saut se fait par morceaux, comme tu le dis. On fait ce qu'on peut. D'abord on jette un truc, puis un autre, comme les aéronautes dans les romans et les films :
d'abord on jette les sacs de sable, puis la belle-mère, puis le sucre et les pommes de terre, puis...


C'est comme l'éveil : s'il y a des moments privilégiés qui nous emmènent de l'autre côté de la barrière, le lendemain on est revenu là, sur son cul, et on recommence à marcher en refaisant tout
le chemin pas à pas.



elba 30/09/2013 09:28


  Mince ! Y'a pas un truc pour modifier la taille de la police, lorsque l'on fait un copier-coller ?


Désolée d'avoir pris beaucoup de place, j'ai pas fait exprès...

elba 30/09/2013 09:26


"L'illusion d'urgence, l'illusion d'importance."



Eh bien personnellement, j'aime beaucoup ce petit passage ! Car j'ai
souvent l'impression d'être la vache qui regarde passer le train empli de voyageurs... Je ne trouve plus rien de
bien important, mis à part ce qui fait pleurer les autres. Ca, ça me rend triste. Et parfois je voudrais avoir le temps de garder ceux qui sont dans la peine et passent dans ce train que je
regarde, juste pour avoir la joie de les prendre dans mes bras pour les consoler, leur dire de poser la tête sur mon épaule... que tout passe, que rien n'est figé, que les heures sont des
leurres, comme vous le dites si bien dans votre intro, VJ.


 


Et puis, ce que j'aime bien aussi, à regarder ce train de vie qui passe à toute allure, c'est que parfois
j'entrevois des sourires dont je me gave sans restrictions, de ces trucs qui donnent chaud au coeur, comme celui de LLéa, par exemple, ou des autres voyageurs qui croisent ma route, même si c'est
juste pour un instant.


 


Merci bcp. J'ai adoré croquer dans ce nouvel aromate que vous nous avez servi, Vieux Jade.


Donnons-nous la main et sautons (de joie !) : à la une, à la deux... Hop ! ♥♥♥♥

Vieux Jade 30/09/2013 19:19



Ah bin, c'est vrai, zécrivez hach'ment gros !


;)


Non, je ne sais pas quoi faire. Tant pis. C'est comme une souris qui sort pour grignoter un mùorceau de fromage, et se retrouve comme une vache dans le salon ! Remarquez que l'avantage, c'est
qu'aucun chat n'oserait se mesurer à elle ;)


Moi perso, je me méfie de moi : quand j'ai envie de dorloter, je me regarde sous toutes les coutures, parce que parfois, il me semble que c'est une façon de me mettre au dessus. Mais ce n'est pas
à généraliser. C'est moi avec moi.



LLéa 29/09/2013 15:35


Jadou,


 


N'oublie pas, quand tu descendras du train: c'est très important. L'huile pour la lampe. 


:)  


 


Bisous, 

Vieux Jade 30/09/2013 19:13



Pour gagner du pognon avec les vierges folles ? Je vais te les taxer un max, tu vas voir :)



Anne 29/09/2013 15:29


Tenez, une image pour vous

Vieux Jade 30/09/2013 19:12



Merci pour cette jolie image. En fait, au dessus de chaque wagon, au dessus de chacun de nous, il se trouve une énorme bulle qui est un monde à elle toute seule, où se trouve : notre monde
personnel, dans lequel nous sommes Dieu : celui qui ordonne les choses.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.