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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:07

Un truc, pour se défaire de l'emprise du surmoi : votre vie d'enfant a été soumise aux diktats des adultes qui vous entouraient : parents, grands parents, professeurs, prêtres, voisins, condisciples, n'importe quel agent smith, en fait.

 

Vous aviez 5 ans, 8 ans, 12 ans. Eux, qui avaient le poids de l'autorité ? Quinze, trente, cinquante, soixante dix.

 

Ils vous écrasaient, et vous ont inoculé le virus de la peur.

 

Le surmoi, c'est un tuteur. On met des tuteurs aux arbres, bien costauds, pour éviter que le grand vent les déracine ou les ploie.

 

Mais aujourd'hui ? Maintenant que l'arbre a atteint sa pleine stature ? Doit-il laisser en place ces structures enfermantes ? Continuer à craindre l'autorité extérieure ? Se sentir plus petit que les voyous qui ont pris le pouvoir ? 

 

Aujourd'hui, vous avez atteint l'âge de ces vertueux tortionnaires. Aujourd'hui, vous avez trente ans, l'âge qu'avaient vos parents à l'époque de leur toute-puissance.

 

Face à leur image toujours inscrite en vous, vous n'êtes plus un gamin terrorisé. Vous êtes sur un pied d'égalité, au minimum. Au mieux, vous avez déjà atteint un niveau de sagesse, une aire de liberté, une indépendance qui balaieront tous les arguments qu'ils vous assenaient, alors qu'eux-mêmes étaient peut-être, à cet âge, toujours étroitement liés à leur propre tuteur, et le sont peut-être restés.

 

Vous avez soixante ans ? Alors, faites face aux phrases définitives et menaçantes toutes faites de vos grands parents, des proviseurs, des juges et des évêques de votre enfance. Toisez leur banalité, leur maigre pertinence, voyez que vous avez affaire à des gens soumis, timorés, crédules, intéressés, lâches, vénaux, et chassez ces ombres de votre existence.

 

Ouvrez la fenêtre, et respirez gaiement. Votre vie vous appartient. Nul besoin de leçons ni de conseils, à celle ou celui qui a exhumé en lui l'Être essentiel. 

 

Car le surmoi, c'est le gardien du seuil. Il ne vous laissera passer que si vous avez quitté toute peur, et que vous avez ouvert en vous les vannes de la Sagesse, qui n'a que faire des dogmes, des conformismes ni du respect des baudruches ou de l'adoration des idoles.

 

Aujourd'hui, tout est possible. Vous n'appartenez à personne. Vous n'avez à accepter aucune autorité, aucune tutelle.

 

Le surmoi était l'intendant ? Le maître est de retour. 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

LLéa 16/09/2013 11:25


Bonjour,


 


Oh, flûte! Le tableau n'est pas complet. Je te (vous) met le lien. Il est en bas de page. Bien a vous. 


 


http://www.maieusthesie.com/nouveautes/article/ca_moi_surmoi_soi.htm

Vieux Jade 17/09/2013 08:45



Merci, je vais potasser ça.



LLéa 15/09/2013 21:23


Hein? :)


 


C'est plus facile avec des images!


 


Grosses bises,

LLéa 15/09/2013 21:22


Bonsoir,


 


Merci Jade,


 






Ça




Moi




Surmoi




Soi






Jaillir




Posséder




Contrôler




Rencontrer






Pulsions




Profit




retenue




Spontanéité






Vide




Optimisationdes profits et compensations




Régulationavec
l’environnement




Plénitude






Sans idées




Accusations




Culpabilisation




Responsabilité






Fusions




Vieux Jade 16/09/2013 08:11



Intéressant tableau. C'est quoi, "fusions", en bas ?



elba 15/09/2013 15:12


Pas fâchée du tout d'avoir eu l'idée d'aller faire un tour dans votre jardin, VJ. Bien au contraire ! Il y fait bon s'y promener.


Merci pour ces paroles de sagesse. Et bisou.

Vieux Jade 16/09/2013 08:09


Faut profiter de la douceur de l'automne ...


Elena 15/09/2013 13:01


"exhumer l'essentiel" en d'autres mots "se tirer de ce cloaque"


Oui


 


"le surmoi était l'intendant, le maître est de retour "


C'est clair


 


un beau texte VJ, court, tendre et précis, la flêche voletera-t-aile ?


 


 

Vieux Jade 16/09/2013 08:08


"Se tirer de ce cloaque", c'est ce que je souhaite ardemment quand la fatigue ou le dégout me gagnent. Sinon, comme le dit MO Ainvanhov dans un texte que je mettrai bientôt, je crois qu'on a un
boulot à faire avant de partir ;)


Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.