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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 21:40

Chaque jour, plusieurs fois par jour, le téléphone sonnait.

 

Ils voulaient tous me vendre quelque chose.

 

Monsieur VJ, vous êtes propriétaire ? On a ce qu'il faut pour vous. Le photovoltaïque sans émission de méthane, le gaz chauffant et hilarant, les tuiles anti radiations, le sèche linge à ultrasons, les volets roulants haute fréquence  l'enduit anti-vomissure, les fenêtres quadruple vitrage, le carrelage anti gueule de bois, l'assurance contre le dégât des eaux, les dégâts du vin, les termites et les tremblements de terre.

 

L'assurance contre la connerie, vous auriez pas ? Je leur demandais. Ils n'ont pas.

 

Les orphelins du Brésil, les handicapés mandchous, les petites prostituées du Québec, les enfants adoptifs du pape de la 25ème heure, l'UMP, le PS et l'affront de gauche, tous passaient avec leur sébille.

 

Et Dieu (le dieu du commerce) dit : Donnez, vous recevrez au centuple !

 

33, 66% d'économies sur impôt. Cétipabo ?

 

Je transformerais ma termitière en bunker passif que dès lors que je ou ma mie péterions la chaleur monterait à 53° pour ne retomber qu'une ère géologique plus tard, je t'engagerais pour ce faire selon les devis que j'ai entre les mains près de 40 000 euros que le coulant de Hollande avant de me faire un croche pattes dit "de Jarnac", en bon socialo, me promet (c'est Royal) 1 350 € de subvention, payables dans une banque chypriote, probablement.

 

Vraiment séduisant. Lépabellavi ?

 

Il y en a qui s'ennuient ?

 

J'ai tout foutu dehors. Un petit mec voulait me vendre une voiture. L'a sonné à la porte. Bjour. Chuis représentant reno. Dites don, l'é pas jeune vot ouature. Cékoi, kom modaile? Chavais pas ksa existè enkor, fodrai la changé, vous kroïé pa ? (en français moderne dans le texte (NdA).

 

Dehors, lui intimai-je.

 

Et poukoi? Eut-il le front de m'opposer, avant que je lui rabatte l'huis sur la tronche.

 

Et Déef bleuciel (le ciel, mon Dieu, c'est joli, c'est bleu, quand c'est pas gris, qu'il n'y a ni chems ni suie, c'est vendeur), la ragnasse qui me demande elle aussi (qu'ils sont curieux et assoiffés de connaissance, ces jeunes, c'est émouvant, je l'entendais se tordre les mains sur mon refus d'entendre l'évangile de saint Vert*(de la banque Worms) sur ce putain d'enculé de photovoltaïque de merde que personne ne sait recycler) MAIS POURQUOI, POURQUOI, M.VJ, alors que vous pourriez contribuer à sauver la planèèèète ???

 

A genoux, la scène. Et moi, l'imbécile antique parfaitement égoïste et uniquement préoccupé de sa couche-culotte qui refuse de voir les spasmes de la Terre mère agonisante : passque, passque, passque, avant de raccrocher.

 

Passque vous me faites chier.

 

Passque vos histoires de maternelle et vos histoires de loup qui va manger la grand-mère, j'y crois plus, les amis.

 

Passque s'il y a un loup, c'est bien celui qui cherche à me bouffer le portefeuille déjà fortement raréfié.

 

Parce que j'ai le droit d'exister sans que le téléphone ou la sonnette à serpents ne me déchirent la quiétude.

 

Parce que la vie, la vraie, commence dès qu'on en a fini avec le bruit, et que VOUS ÊTES LE BRUIT.

 

Que la vie commence avec les oiseaux, le battement du pouls, le sien propre et celui de l'aimée, le soyeux de la peau, l'étincelle de l'oeil, le sourire en coin de bouche, la connivence, la caresse, le vent et les oiseaux, et les mots qui viennent du coeur, aussi parfaits que les arbres, le vent et les oiseaux.

 

Et que dès lors, vivre seul, seul ou avec ceux qu'on aime, bêtes, dieux, idées, idée de Dieu, chants, grâces, silences, plantes et êtres humains, cela suffit.

 

* Pour les économes des synapses, y a un jeu de mots entre vert (écolo) et ver (dans le fruit) dont la traduc angliche est worm. Sinon, repassez un autre jour. Des fois, c'est un peu plus fastoche. Tiens, ce soir, j'ai inventé une chanson à boire, nettement plus fastoche, c'est normal, c'est le début du ouikind, et de la beuverie rituelle : Elle m'a dit : Rends moi le Madiran moi le Madiran moi le Madiran (ad libitum, ce qui en latin équivaut à peu près au latin et caetera, pour ceux qui parlent le latin)

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Joss/personne 24/03/2013 23:05


Ces personnes font le boulot pour lequel elles sont payées. Et du mieux qu'elles peuvent sans doute. Et elles aussi, ont une vie "à côté", qui vaut sans doute la nôtre.


Et elles sont comme les autres : mal payées, harcelées...


Peut-être même qu'elles laissent un petit mot, comme une tendresse, dans le jardin de Vieux Jade, sous un pseudonyme quelconque.


Le problème, ce ne sont pas les démarcheurs en tous genres, mais plutôt ceux qui sont derrière : ce sont eux qu'il faut envoyer au diable. Et encore, il en sortira mille autres de la poubelle !


Ne pas se tromper de cible, surtout. Et puis laisser aller, continuer la route avec les poches pleines de ce que nous sommes en réalité...

LLéa 23/03/2013 21:19


:)))))))


Coucou,


Merci très très très drôle, enfin cela dépend ou l'on se positionne ... ;)


Jade. La quiètude a un prix. Liste rouge! Au point ou nous en sommes, une de plus ou de moins ... :)))


Bisous, gras, et bruyants, pour la sérénité et le calme que tu apprécies tant! :)))


 

elba 23/03/2013 19:35


vui, effectivement y'en a marre.


Mais j'ai une parade qui leur cloue le bec de suite : je dis gentiment (et c'est la vérité) que je ne suis pas propriétaire (pour ceux qui vendent.)


Et pour tous ceux qui me disent que mes dons sont en partie déductibles de mes impôts et que par conséquent,  je ne donne effectivement pas que 10 euros si j'en donne réellement 30 comme ils
le prétendent, je leur réplique : "vous savez, je ne suis pas imposable" (et c'est vrai aussi.)


Et troisième parade si ils insistent : je leur donne mon salaire net. Là, ça leur cloue le bec.


Je suis toujours très gentille et sympa, même si je leur dis que j'en ai marre d'avoir leurs coups de fil.


Y'en a qui s'en vont un peu gênés (et c'est légitime) en disant "s'cusez-moi de vous avoir dérangée, bonne journée madame", et d'autres qui me raccrochent au nez. Et alors là, je suis un peu
furieuse de si peu de politesse pour un si grand dérangement, parfois.


Mais comme le dit (mon commentaire cache son nom, qu'elle me pardonne) la personne qui a commenté précédemment, je suis consciente que ce sont des gens qui tentent de travailler pour avoir de
quoi manger dans leur assiette... Même si mon boulot est pénible, je n'envie pas du tout le leur !


Bon ouikènde, VJ et Mme.

NED de : mabouillotte-et-mondoudou 23/03/2013 10:37


Aveez - vous remarquez que ceux qui "appellent" essaie en premier de vous faire réondre au moins trois fois OUI ! D'ou leurs questions !


Alors de mon côté je m'efforce ( pas toujours facile !) de ne pas dire OUI mais autre chose ... NON, éventuellement, probablement, assurément, Peut-être, Jamais ...... qui ne rentrent pas dans
les cases  qu'ils doivent cocher !


Mais restons polis ils essayent de gagner leur crôute ! et nous de ne
pas la dépenser inutilement !


Bon wouicande quand-même


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.