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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 20:48

Ce qui nous sépare nous attire.

 

Si j'étais toi, mon amour,

 

Je ne saurais rien de toi,

 

Rien du grain de la peau de tes cuisses,

 

Ni du velours de ton velu,

 

Ni de la pulpe de tes bras.

 

S'il n'y avait pas de distance,

 

Déjà nous serions fondus

 

Encore nous serions pendus

 

L'un à l'autre

 

Comme mère et fils.

 

Ce qui nous sépare nous appelle.

 

Si j'étais toi, ma très belle,

 

Comment saurais-je te faire rire,

 

Comment saurais-je la lueur

 

Qui s'allume dans ton regard,

 

Comment saurais-je ta détresse,

 

Et la colère qui parfois flambe,

 

Et l'amitié qui t'anime,

 

Comment saurais-je la déesse,

 

Comment saurais-je la servante,

 

Comment saurais-je qui tu es ?

 

 

Ce qui nous sépare nous élève.

 

S'il n'y avait pas de distance,

 

Jamais je n'aurais deviné

 

Que mon rôle est de m'effacer

 

Pour qu'enfin tu sois libre

 

De danser

 

Et de me mener

 

Au Ciel.

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Narf 05/12/2010 00:15


Et pour finir, pour vous remercier d'avor mis Stephan Eicher ( entre quels autres!) sur le nouvelle playlist: vous connaissez celle-ci de lui? J'adorais écouter en boucle...je ne sais pas de quoi
qu'elle cause, mais elle me cause bien...ce doit être dela poésie encore...

Bon je me perds dans les liens Deezer, alors c'est: "Clear my throat" de l'album Louanges. (elle y est!)

Et comme internet n'est pas trop mal foutu, je découvre ce soir la traduction en français!

Je compte sur les doigts
De ma main gauche
Combien il reste de lunes
Avant que les jours ne s'allongent

Je compte sur les doigts
De ma main droite
Combien il reste d'étés
Avant que le soleil ne se couche sans moi

Et je m'éclaircis la voix
Je secoue la tête
Avant de descendre
Prendre un café

Et je m'éclaircis la voix
Je secoue la tête
Avant de retourner
Me coucher

Je vérifie mes factures de téléphone
Dans l'espoir de voir l'avenir
Peut-être certains de ces chiffres
Portent-ils chance

Je cherche ma voie
Sur la carte routière de mon visage
Peut-être y a t'il des signes
A chaque croisement de rides

Et je m'éclaircis la voix
Je secoue la tête
Avant de descendre
Prendre un café

Et je m'éclaircis la voix
Je secoue la tête
Avant de retourner
Me coucher

J'entends le tic-tac de l'horloge
Le sang boue dans mes veines
Ma tête tourne
Et mes mains moites

J'entends le tic-tac de l'horloge
Le tumulte de mon esprit
Tout tourne autour de moi
Mes mains transpirent

Allez, fais-moi peur
Je crois que j'aime ça

Et je m'éclaircis la voix
Je secoue la tête
Avant de descendre
Prendre un café

Et je m'éclaircis la voix
Je secoue la tête
Avant de retourner
Me coucher

words and music by Stephan Eicher

Merci VJ et excellente nuit à tou(te)s!


Vieux Jade 05/12/2010 09:45



Super.



Narf 04/12/2010 23:24


Et pour ceux qui, comme moi, découvre Louise Brooks ce soir, (il n'est jamais trop tard!):

http://www.youtube.com/watch?v=IQtHZeyIfrM&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=yDKlobd87NA&feature=related

Ha!! La boîte de Pandore...


Vieux Jade 05/12/2010 09:44



J'attendRRRé..ton retour...Jacques AndRRRé...dans ma tour...



Narf 04/12/2010 23:10


J'aime bien quand la poésie est réaliste. Quand elle défonce la réalité. L'explose. L'expose. C'est sa force!

Je viens de voir Loulou, le film de Pabst. La boîte de Pandore. Très fort! (aussi!)

Et de dérives de web en dérives de web...je tombe sur ça:

oui, c'est ça!

http://www.youtube.com/watch?v=-iJ7bs4mTUY&feature=related

Prince charmant vous disiez?


Vieux Jade 05/12/2010 09:42



Woau, cet art de la mélodie...avec 2 doigts main gauche...ambiance tripot...merci.



danielleg 04/12/2010 19:47


Désolée Léa,ce n'était pas mon intention.
Bon-soir aussi.


LLéa 04/12/2010 18:33


Hello ,


Kes Ké c'est bô ! Danielle vous m'enlevez les mots du clavier !

Quand je pense que Jade ne se dit pas poète ! Jade attention la modestie étouffe!


Bon soir , Léa .


Vieux Jade 04/12/2010 18:48



De l'air !



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.