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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 17:06

Sorti du placard, un texte publié sur NoT l'année dernière.

 

  mexique-2008-104.jpg

 

Marchant dans les rues d’une petite ville de province, je vis ce graffiti déjà usé par les intempéries : LA FRANCE AUX FRANÇAIS. Et mon mental automatique fit un saut mémoriel instantané à ses archives récentes : dans sa dernière livraison, Pierre JOVANICI, parmi trois cent mille points d’exclamations, rappelle qu’en 1968, les ouvriers de RENAULT touchaient leur paie en espèces, non pas sonnantes et encore moins trébuchantes, puisqu’il s’agissait de vulgaires biftons, donc, en clair, de fausse monnaie, mais, au moins, ils faisaient l’économie des vampires intermédiaires que sont les banques.

 

Le mot saltimbanque signifie : qui saute sur les bancs. Qui amuse la galerie, pendant (ce n’est pas obligatoire, toutes les anglaises ne sont pas rousses) que le comparse fait les poches.

 

Aujourd’hui, comme hier, et peut-être moins que demain, les ouvriers de BOULOGNE BILLANCOURT sont importés du Maghreb, de l’Afrique plus générale, ou d’Asie, qu’importe ?

 

L’un des terribles livres (ce n’est pas une livraison, ça, c’est vraiment un livre) de l’homme qui écrivait sous le pseudonyme de B.TRAVEN, à savoir : « Le Vaisseau des Morts » racontait le calvaire des apatrides après la grosse et juteuse (pour certains) farce de 1939 – 1945 (les dates sont factices et convenues, comme tout). C’est donc terrible d’être apatride. Oh, moi, je suis un apatride, bien sûr, mais peinard. Un apatride pépère, c'est pas affreux ?

 

Je me fous totalement de savoir que je suis français. Pas la moindre honte, pas la moindre fierté. Je ne suis pas français, évidemment, c'est ce qui est marqué sur la bouteille; mais à l'intérieur, c'est de l'homme. Dans ce monde là, la cigogne m’a posé en France. Donc mon papa et ma maman, dont une longue génération de cigognes ont sans la moindre imagination constamment posé les papas du papa de mes papamamans, donc mon papa (ma maman étant trop fatiguée) obéissant robot a enregistré ma venue auprès de la secrétaire du patelin (champagne!) et crac : je suis français.

 

Je m'en fous, mais j’ai l’estampille, le précieux papier timbré qui prouve et va avec, qui dit que Moi, Madame, j’ai le droit. La France (n’oublions pas la majuscule, je l’avais écrit sans et Word l’a rajoutée, œuf corse), est à moi. Et moi, du haut de mon andouillette moutarde, d’où quarante siècles nous contemplent, j’écris le résumé de ma philosophie sur le mur du voisin : LA FRANCE AUX FRANÇAIS.

 

Hélas, j’aurais mieux fait de regarder celui qui me faisait les poches, moi le badaud, le benêt, la viande, le hachis à canon, l’éternel enculé par la grosse Bertha : pendant que je ratonnais dans ma cuisine, à planquer héroïquement mes bidons de peinture dans mon garage,  le Crédit Agricole et ses petits camarades convoquaient successivement le camarade Pom’pom’Pidou, de chez Rothschild, le joueur d’accordéon frais scintillant de chez Bokassa, le satyre japonisant de la Corrèze, et tous larronisant en foire, de me dépouiller.

 

Si j’exècre le non style de Jovanovic, je dois reconnaître qu’il a proprement mis dans le mille en ce qui concerne cette mafia bancaire : on s’est tous fait baiser. On ne peut même pas parler de viol, on a tous laissé faire. On regardait ailleurs. On aurait même fourni la vaseline.

 

La France aux français ? La Banque ne connaît pas de races ni de frontières. Si, pour percevoir des droits et commissions. Mais il est impossible aujourd’hui, 40 ans après 68, de percevoir un salaire en espèces. Compte obligatoire. NON ! Je n’ai pas dit compte obligataire. OBLIGATOIRE. Pas de compte : SDF. Poubelle. Dégage. Crève.

 

Compte obligatoire, frais, assurances, je te prends d’abord le petit doigt, puis le bras puis…

 

Blacks, blancs, beurs. Tous à la BNP. Banque des nouveaux pauvres. United colors au Crédit Lyonnais. SG, ça ne veut pas dire "Société Générale", mais "Sans Gêne". Mieux: Sans gènes. Vous êtes tous de la bouffe. 7 milliards de zombis qui raquent et triment pour la machine. Bidoche, à moitié pourrie sur pieds.

 

Pour rester optimiste et joyeux : blacks, blancs, beurs : tous vaccinés, tous irradiés, tous chemtrailisés, tous bernés, enculés, contrôlés, filmés, pucés, ravagés, disloqués. De la merde, de différentes couleurs et obédiences. Oh, ce mot d’obédience, ça me rappelle le « mot d’ordre » des syndiqués. Quand allons-nous enfin ouvrir les yeux ? A qui devons nous obéissance ? Plus direct, encore : devons-nous réellement obéissance à qui que ce soit ?

 

Alors, messieurs et mesdames, sans oublier les demoiselles, les racistes, sexistes, adeptes de telle ou telle chapelle, chrétiens, chiites, athées, bouddhistes, sunnites, j’en passe, et sûrement des pires, clubdefootistes, fans de ci ou de ça, tous voisins de palier, le premier, le rez de chaussée,  ras des pâquerettes, je résumerai ma vaste pensée en une formule : je suis, vous êtes, nous sommes tous des dindes de Noël, des pigeons du jour, des lapins de six semaines, du bétail. Nous attendons, en nous détestant patiemment et sagement, comme on nous l’a appris, le jour du réveillon.

 

Ma, votre, notre seule et unique liberté est de le voir, et de devenir enfin des hommes. ENSEMBLE. Vivre ensemble, dans l’amour enfin, la connaissance, le respect, l’éblouissement : TU ES CELA !

 

Ou mourir comme des dindes.

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Published by Vieux Jade - dans attention ça pique
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commentaires

nedallen22 21/12/2010 11:01


MERCI, MERCI, MERCI, vieux Jade pour ce texte qui remets bien en place et les choses à leur place !!!!!!
Dans le bâtiment en 1970 le surveillant de travaux partait avec sa sacoche pleine d'enveloppes pour régler en espèces l'acompte de milieu de mois . Le solde était versé sur un compte bancaire en
fin de mois !
en 83 les retraites étaient encore payées en espèces à la Poste !

Après "ils" nous ont inventé le four à microondes ( ils leur restait des cyclotrons destinés à une nouvelle génération de radars ) puis "on" en veux (vends ) de moins en moins alors ils les ont mis
au bord des routes pour surveiller notre vitesse.

Allez haut les cœurs (Choeurs) BON NOËL quand même !


Vieux Jade 21/12/2010 11:18



Mais c'est pas fini. "Ils" s'en serviront encore pour nous incinérer après l'euthanasie. Faut jamais désespérer. Ni du meilleur, ni du pire.



Ibara 21/12/2010 08:00


Bonjour,
très, très bon article, vaiment. Tout y est, lucidité, style, humour!...Oui, c'est vrai, nous sommes de plus en plus nombreux, et de tous les bords, à prendre conscience de l'arnaque majeure, dont
les origines remontent à l'ancien testament...Les 3 religions monothéistes ou la diabolique trinité qui a donné naissance au monstre ultra libéral...
Bonne journée à vous,
Ibara


Vieux Jade 21/12/2010 11:17



Depuis, il y a bien eu un nouveau testament, mais apparemment, le notaire de mèche avec une partie des héritiers aurait commis quelques indélicatesses. Et ça commence à se savoir.



LLéa 20/12/2010 18:24


Bonsoir ,



Cette année, la dinde sera multicolore, mais plumée et vaccinée


http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article6627&var_mode=calcul


Qui a fait quoi depuis ?


;)


Vieux Jade 20/12/2010 19:11



Ben, y'a quand même du progrès : les riches sont encore plus riches, les pauvres plus pauvres. Mais, il doit y avoir moins de pauvres, puisqu'il y a plus de millionnaires. A moins que ça ne soit
pas comme ça qu'on compte ?


Mais des cons, y'en a moins. Sisi. des qui ouvrent les yeux, y'en a plus. C'est qu'à force de voir les porcs se rouler dans le champagne, ça énerve pas mal de gens. C'est pour ça par exemple que
le sarkoumane est allé courageusement au Mayet de Montagne, 2000 habitants en comprenant les poulers et les canards, avec 600 flics. Y'avait 8 manifestants coincés par 50 gros bras. C'est beau
l'amour du peuple pour son souverain. Ça m'émeut.



yamma 20/12/2010 18:12


Bien résumé ! en fait chacun a besoin d'un plus "petit" que lui pour oublier ce qu'il est, se réconforter en se disant qu'il a au moins une supériorité quelque part... histoire de redorer le blason
de sa misère et puis, il faut un responsable, pourquoi pas le pauvre hère, c'est si facile, il est en zone de non-droit et il faut bien un bouc émissaire. Par contre, les mêmes se dandinent,
pauvres ou riches, devant les princes arabes histoire de ne pas perdre une miette du bifton généreux qui pourrait tomber de la poche...on ne sait jamais, jour de chance... même s'il est donné avec
mépris et condescendance. La fierté nationale a des limites... il y a étranger et étranger... le pognon n'a pas de patrie, pas d'odeur dérangeante non plus... Il y a un certain Chirac qui a
déclaré, il n'y a pas si longtemps, que notre train de vie a diminué depuis que nous exploitons moins (seulement moins, d'ailleurs) l'Afrique, alors c'est vrai, c'est de leur faute !!! ils se
laissent moins faire et ont le culot de venir manger le pain français. Il y a une petite histoire de Fernand Raynaud à ce sujet d'ailleurs.... le boulanger était étranger, il est parti, il n'y
avait plus de pain au village... A force de monter les gens les uns contre les autres, où allons-nous ? Au bureau de vote et le lendemain tout recommence, les biftons ne seront toujours pas au
rendez-vous, à cause de... ou de... et pourquoi pas les extraterrestres. Il ne restera plus qu'eux... et d'ailleurs, il semblerait que ce soit déjà prévu ! Il semble que le deshonneur aille de pair
avec la connerie. Il ne reste qu'une chance, c'est que la télé change de disque et qu'en cette période de noël, on se souvienne qu'autrefois on gardait toujours une place vide à table pour le
pauvre ou l'étranger.


Vieux Jade 20/12/2010 19:06



"qu'en cette période de noël, on se souvienne qu'autrefois on gardait toujours une place vide à table pour le pauvre ou l'étranger. "


Ah oui, maintenant y'a un père Noël qui grimpe après le balcon. La maison de mes voisins, c'est las Vegas. Le budget d'une ville moyenne dans les fanfreluches. Bravo Edf. Joli coup.


L'honneur, ça se vend au poids, ou au mètre, déjà ? Si longtemps qu'on n'en voit plus que le souvenir s'estompe.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.