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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 17:51

Overblog (qui ne cesse de déconner en ce moment) détaille les requêtes qui ont mené certains internautes jusqu'au blog. Curieusement, l'une des plus récurrente est OUK ELABON POLIN.

 

La quête de pornographie est fréquente, je l'ai déjà signalé je ne sais plus où. Les vieux vagins sont très demandés. Dans la même veine (bleue ?), ce matin, j'ai le splendide "orifices avides".

 

Surprenant, car je ne vois pas quels mots clefs ont pu l'amener chez moi, le bougre. A moins qu'il s'agisse d'une bougresse ? On ne sait plus, par les temps qui défilent.

 

En tout cas, bingo. C'est LA question.

 

On passe notre temps à ça. Boucher des trous. L'existence est un trou béant (pléonasme), qu'on cherche à combler par tous les moyens. Manger, travailler, courir, gueuler, s'agiter, avoir des tics, avoir des tocs (troubles obsessionnels compulsifs), sucer des bonbons des vitrines ou des nénés, fumer, boire, baiser, se promener, aller au cinoche, lire, tout est comblage, comblance, comblerie et comblation d'orifices.

 

La nature, dit-on, a horreur du vide. Ouais ? Et l'homme ? Homo sapiens ? Homo comblans.

 

Peut-être sommes-nous refoulés sur terre pour nos capacités d'engloutissement ? Peut-être sommes nous une variété d'aspirateurs-recycleurs adaptée à cette planète, pour en transformer la matière ?

 

Peut-être et peut-être sont encore des bouche-trous. A chaque fois que s'ouvre un nouveau trou, une nouvelle question, j'ai une foule de peut-être sous la main. D'autres ont des certitudes.

 

J'aime pas les certitudes. Une certitude c'est carré et mastoc, pas adaptable à la forme changeante des trous. Alors que "peut-être", c'est plastique, malléable et extensible à l'infini, et que si ce n'est pas le bon bouchon, c'en est peut-être un autre ?

 

Penser, imaginer, désirer, expliquer, écrire, peindre, sculpter, danser, méditer, bouche-trous, bouche-trous, bouche-trous.

 

Et ce qui est plein et bouché ?

 

Hé bien, on le débouche, on le vide, on se l'injecte, histoire de boucher un trou sans fond.

 

A la vôtre quand même !

 

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

Korrigan 27/11/2011 10:48

Charles Avison, compositeur de musique baroque.
Je vous suggère les Concerti Grossi inspirés de Scarlatti par le Brandenburg Consort.

Pour les amateurs de musique Renaissance, je reçois régulièrement des informations de Robert Hollingworth, Directeur de l’ensemble I Fagiolini.
En plus de diriger ce superbe ensemble, cet homme a eu le bon goût d’épouser une Française et fait lui-même l’effort de parler français.

A défaut de la barbe de Philippulus nous allons tenter d'aller voir de plus près celle du Gypaète.
Bon dimanche à toute la tribu.

Vieux Jade 27/11/2011 14:27



Moi non, plus, par la barbe du prophète, j'y pas êt' barbu. J'y êt glabre.


Merci pour Avison (fils de l'oiseau ?)


Tribu, oui (Maffesoli). Y a bon, tribu.



Korrigan 26/11/2011 13:27

Se presser, certes, mais il y a loin du pressoir au goulot.
« Rien ne sert de se presser, il faut goulotter à point » (Auteur anonyme)

Ce qui me rappelle cette réplique d’un autre grand philosophe Michel Audiard dans le film un taxi pour Tobrouk « Dans le désert si tu trouves un macchabée avec un ouvre-boîte, c’est un British,
s’il a un tire-bouchon c’est un Français ».

Ah l’Anglais, cet insupportable machin, je digresse un instant.
Lorsque quelques feuillets en arrière je disais 1346 livres de chevet, le choix du nombre n’était pas le fait du hasard.
1346 (Crécy) début de la guerre de 100 ans qui en dura 107 d’après l’histoire officielle mais qui n’a jamais cessée et se poursuit jusqu’à nos jours et de plus belle.
La City emmenant la planète entière au bord du trou. Je ne digresse pas tellement en fait.

2012 sera tout autre où aux arcs, flèches et autres fléaux se substitueront missiles de croisière et ogives nucléaires.

En regardant de plus près, de 1346 à 2012 cela fera 666 ans.

Profitons donc de nos ultimes havres de paix avant d’être poussés vers cet insondable trou.
Tout en écoutant la musique d’Avison et de Purcell.

Vieux Jade 27/11/2011 08:20



Un grand maître, Audiard, c'est vrai. Grand précieux.


666 ans, voilà qui va intéresser Philipulus, nul doute :)


Avison ? Tiens, je vais essayer de dégotter ça. Moi pas connaitre.



Korrigan 26/11/2011 09:30

« Vivre est agréable à rêver »
Et vice versa.

« Un jour, vous finirez bien par rencontrer le goulot idéal. Alors, fuyez les tire-bouchons ! »

Autant de trous, autant de chevilles.
(Vieux proverbe auvergnat)

Je ne pouvais pas laisser passer l’occasion !

Au fait, réflexion pensive matinale, pourquoi ne dit-on jamais être coincé dans un goulot plutôt que d’être coincé dans un bouchon ??

Vieux Jade 26/11/2011 09:48



Bien vu. En fait, on se presse derrière le véhicule qui forme bouchon.


Qu'est-ce qu'il y a comme philosophes sur ce blog. Ça m'en bouche un coin :)



Narf 25/11/2011 19:24

Un milliards, avec un s, c'est quand il est très très gros. Si, si! Ca m'apprendra à faire la morale...

Narf 25/11/2011 19:22

Nan, je plaisante. J'adore savoir des intelligences un milliards de fois supérieures... ça m'aide à rêver, moi, petit bouchon, qui tangue dans les vagues de la vie...merci, vous, de partager ça.

Vieux Jade 26/11/2011 08:24



Un jour, vous finirez bien par encontrer le goulot idéal. Alors, fuyez les tire-bouchons !



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.