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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 19:49

Toxique-1-.gif

 

 

J'avais émis ça, il y a deux ou trois jours, ça marinait en attendant d'être emballé :

 

"Le ministre de la production industrielle d'immondices pour engraisser les esclaves tonne et vitupère contre une virulente campagne de mise en garde dénonçant  les effrayantes pratiques de ses troupes.

 

Et, afin de consterner le badaud, il nous lâche d'emblée, en bon politicien, c'est-à-dire en technicien rôdé du mensonge (ils ont de très bonnes écoles), un énorme amalgame destiné à flétrir et condamner tout opposant au génocide que constitue l'agriculture moderne : Cette campagne est un «scandale» selon le ministre «car elle oublie la détresse qui a conduit certains agriculteurs au suicide». (Ici)

 

Peut on descendre plus bas dans l'ignominie ? Faire endosser à son contradicteur sa propre vilenie ?

 

Ce qu'oublie fort opportunément M. Le Maire, c'est que le suicide récurrent des agriculteurs n'a rien à voir avec les faits indubitables que dénonce cette campagne musclée.

 

Qu'on nous fasse bouffer de la merde, c'est une certitude absolue, toutes les analyses le disent. Valeur énergétique en vrille. Je suis un enfant de paysans, et chaque jour je me demande quoi manger, tellement tout est devenu dégueulasse en 40 ans. Fruits, viandes, céréales, vin, tout est faux et presqu'immangeable. Valeur gustative en torche. Bouffi, maquillé et toxique. Comme les stars siliconées, les pommes ne sont plus que des betteraves liftées. Cette alerte par affiches est parfaitement justifiée. Tous ceux qui ont encore le souvenir des années 1960 le savent. 

 

Pis : ce n'est plus de l'eau qui coule dans les ruisseaux, mais du pétrole dilué. Ce n'est plus de l'eau qui coule des sources, mais du poison. Enfant, je buvais aux sources de rencontre. Je ne le ferai plus jamais. C'est votre modèle d'agriculture, celui que vous défendez par sottise, ou par lâcheté, ou moyennant de glauques rétributions qui a fait cela, M. Le Maire. Ce n'est plus de l'air que nous respirons, M. Le Maire, mais notre mort en dilution. Ce n'est pas l'agriculture, me direz-vous. Certes. C'est un autre volet du monde que vous préconisez, celui des usines et des millions de camions. Ah, j'ai lu dans votre défécation au journal Libération, que pour sauver les paysans, vous vous réjouissez que Sarkoumane, votre dieu, ait enfin autorisé les camions de 44 tonnes.  

 

Les agriculteurs se suicident parce que vous les dépouillez de leur tâche naturelle : faire bien et bon, faire de leur mieux. Au lieu de cela, ils chient des amoncellements de produits sans âme qui rendent malades et dépendants. Fils de paysans, j'ai connu la fierté de ceux qui faisaient de la bonne viande. Qui choisissaient des animaux bien conformés, et les nourrissaient à la perfection, avec amour. Aujourd'hui, les esclaves que vous régentez achètent des aliments industriels bourrés de médicaments chimiques et vaccinent par obligation. Quand leurs parents et grand-parents faisaient merveille sur 50 hectares, eux excrètent des toxines alimentaires sur 300 hectares, travaillant nuit et jour, le plus souvent célibataires, car qui voudrait partager une telle existence de damnés, dopés aux subventions, assommés par les contrôles de plus en plus sadiques de fous réglementaires qui leur demandent sans cesse de rendre compte de leurs moindres mouvements, sucés par les charges sociales et les banques, vampirisés maintenant par les traders, les courtiers et les grandes surfaces.

 

Vous voudriez que ces gens là soient heureux de vivre ?

 

La noblesse du métier de paysan est derrière nous. Aujourd'hui, c'est marche ou crève, à coup de fouets.

 

Mais vous n'y pouvez rien. C'est la faute à la concurrence. Alors sortez de l'Europe et du système capitaliste, mon petit monsieur. 15 paysans par jour "choisissent" le bio. J'adore votre rhétorique. Elle sent son URSS ou la Chine de Mao. Comment choisir, dans votre monde, si ce n'est d'avancer le fusil dans le dos ou de se retourner et de vous cracher à la gueule ? Ce sont les seuls choix qui demeurent.

 

Vous dirigez une entreprise de mort, qui tue ceux qui en dépendent, et ceux qui la servent, et ne nourrit que ceux qui comme vous en profitent.

 

Alors, Monsieur le courtisan officiellement en charge de la grande poubelle alimentaire, ayez un peu moins d'insolence, et un peu plus de dignité.

 

Les paysans qui se suicident ne le font pas à cause des affiches qui font mal à vos sales petits commerces, mais à cause de la destinée inhumaine que vous leur offrez comme seul choix.

 

Mais tout a une fin. Vous rendrez compte de vos mensonges."

 

Voilà, ça s'arrêtait là. Mais depuis, j'ai vu que Super Niqueur est venu essayer de redorer son blason au cul des vaches, comme son prédécesseur.

 

Pour une fois, je suis en désaccord avec l'analyse d' Ibara : ce n'est pas les vaches qu'il est venu niquer, mais bien les paysans. Et, lorsqu'il a condamné la campagne de pub de FNE, il aurait, disent les media, été largement applaudi.

 

Je plains du fond de mon coeur les esclaves qui n'ont plus que le nom de paysan, autrefois titre de noblesse. Ils vivent ici-bas en enfer. Je prie pour eux.

 

Quant aux minables qui ont applaudi cette misérable manoeuvre politicienne, ils ne méritent même pas de porter ce nom. C'est tout simplement de la merde. 

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Published by Vieux Jade - dans attention ça pique
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commentaires

Ibara 20/02/2011 04:43


Bonjour Vieux Jade,
excellent texte. Nous ne sommes pas si en désaccord. Quand l'agité tente de niquer la vache dans mon dessin, il baise la paysannerie (ou ce qu'il en reste) dont le symbole est représenté par le
ruminant. Le monde rurale faisait la force de la France. "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France" disait notre bon ami Sully...A présent, les jeux sont faits, la France est en
lambeaux. L'immonde DSK se la joue minaudière et ces saloperies de journalistes participent au suspens, tandis que le troupeau manipulé bêle d'impatience. Beaucoup de ceux qui pleurnichent
aujourd'hui en regrettant le temps d'avant, ont collaboré à ce système mortifère. Par certains aspects, je dis bien par certains aspects, Pétain n'avait pas tort quand il favorisait le retour à la
terre. L'écrivain François Augiéras décrit bien cette période miraculeuse, après la défaite de 40, où, pendant deux ans la France a vécu une embellie proche du paganisme. Encore merci, amicalement,
Ibara


Vieux Jade 20/02/2011 15:55



Oui, le désaccord était minime.


Bien que je n'arrive pas à le retrouver, j'ai Augiéras en cave.


Quant à Pétain, il est à l'origine de la disparition des herboristes (tribut à la grosseu industieu chimiqueu allemande).


A nous d'herboriser en dilettantes. Il y a toujours des portes ouvertes. 



Narf 19/02/2011 23:41


"Marmara" (de la play-list).... ça dépasse tout à cet instant! Dans cette foule d'infos, de mots, de paroles... Hmmm! La Musique....
Merci pour ça Vieux Jade!
Et ça continue encore et encore...la suite assure aussi.. Heureusement!:)


Narf 19/02/2011 23:20


Belle excuse, tu dis bien Léa! Depuis le début, ils font tout pour nous rendre esclaves...à nous de briser les chaînes!!! C'est quand on veut!

Et quand tu veux, tu me files ton adresse: tu ne le regretteras pas!!!! Ouvre la cage!!!


LLéa 19/02/2011 23:07


Merci Narf,


Pour en revenir a la merde alimentaire. L'intensif. Pesticides, insecticides, riment avec homicides et suicides!

La belle excuse: ce n'est qu'en produisant de cette façon que nous arriverons a nourrir toute la planète.

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1065

Chercher l'erreur!

Bon soir, Léa.


Narf 19/02/2011 21:56


Excellente et forte campagne!

http://www.fne.asso.fr/fr/nos-dossiers/Agriculture/campagne-2011/la-petition.html


La campagne est critiquée mais est-elle interdite?


Il faut revenir à des productions et des consommations de proximité, aux circuits courts, plus humains. Il y en a de plus en plus...la demande augmente sans cesse.

En parlant d'agriculture nouvelle: l'article de Saby
( blog Des yeux pour voir) est hilarant!

http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/2011/02/ma-carriere-dans-une-ferme-biologique-1.html

Et aussi! :)
http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/2011/01/la-cuisine-de-lavenir.html


Vieux Jade 20/02/2011 15:48



Oui, privilégier son jardin ou le voisin.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.