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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 18:06
Dans une interviou donnée le 15 janvier 1982, peu avant sa disparition, Philip Kindred Dick, allumé notoire, disait qu'en tant qu'écrivain professionnel, il était stupéfait par la modernité des Évangiles. Personne n'écrivait comme ça à cette époque, dit-il.
 
Platon, dans la fameuse (à vérifier, c'est un lieu commun, les trucs fameux que tout le monde connaît : ah oui, l'allégorie de la caverne, mais QUI l'a lue, vraiment lue ?) allégorie de la caverne, nous emmène au cinéma.
 
Qu'est-ce d'autre qu'une projection cinématographique ?
 
"Voici des hommes dans une habitation souterraine en forme de grotte, qui a son entrée en longueur, ouvrant à la lumière du jour l’ensemble de la grotte ; ils y sont depuis leur enfance, les jambes et la nuque pris dans des liens qui les obligent à rester sur place et à ne regarder que vers l’avant, incapables qu’ils sont, à cause du lien, de tourner la tête ; leur parvient la lumière d’un feu qui brûle en haut et au loin, derrière eux ; et entre le feu et les hommes enchaînés, une route dans la hauteur, le long de laquelle voici qu’un muret a été élevé, de la même façon que les démonstrateurs de marionnettes disposent de cloisons qui les séparent des gens ; c’est par-dessus qu’ils montrent leurs merveilles.
— Je vois, dit-il.
— Vois aussi, le long de ce muret, des hommes qui portent des objets fabriqués de toute sorte qui dépassent du muret, des statues d’hommes et d’autres êtres vivants, façonnées en pierre, en bois, et en toutes matières ; parmi ces porteurs, comme il est normal, les uns parlent, et les autres se taisent.
— C’est une image étrange que tu décris là, dit-il, et d’étranges prisonniers.
— Semblables à nous, dis-je. Pour commencer, en effet, crois-tu que de tels hommes auraient pu voir quoi que ce soit d’autre, d’eux-mêmes et les uns des autres, que les ombres qui, sous l’effet du feu, se projettent sur la paroi de la grotte en face d’eux ?
— Comment auraient-ils fait, dit-il, puisqu’ils ont été contraints, tout au long de leur vie, de garder la tête immobile ?
— Et en ce qui concerne les objets transportés ? n’est-ce pas la même chose ?
— Bien sûr que si.
— Alors, s’ils étaient à même de parler les uns avec les autres, ne crois-tu pas qu’ils considéreraient ce qu’ils verraient comme ce qui est réellement ?
— Si, nécessairement.
— Et que se passerait-il si la prison comportait aussi un écho venant de la paroi d’en face ? Chaque fois que l’un de ceux qui passent émettrait un son, crois-tu qu’ils penseraient que ce qui l’émet est autre chose que l’ombre qui passe ?
— Non, par Zeus, je ne le crois pas, dit-il.
— Dès lors, dis-je, de tels c hommes considéreraient que le vrai n’est absolument rien d’autre que l’ensemble des ombres des objets fabriqués.
— Très nécessairement, dit-il." 
 
N'est-ce pas aussi anachronique que les récits des faits et gestes du Christ ?
 
Les légendes rapportent le souvenir de rois ou de sages qui voyaient au loin dans des miroirs, et savaient par le moyen de démons familiers ce qui se disait de l'autre côté de la Terre.
 
Bien que rien de cela ne constitue une quelconque preuve, les innombrables artefacts inexplicables et soigneusement inexpliqués que dissimule savamment l'archéologie officielle - entre autres les vases d'albâtre évidés de l'intérieur par une technique absolument impossible à reproduire - et ceux qu'elle ré-enterre dans les caves ou qu'elle mutile - comme la falsification du pyramidion de la grande pyramide de Gizeh, afin qu'il perde l'une de ses principales caractéristiques : être exactement haut de 1 mètre, des milliers d'années avant la prétendue "découverte" du mètre - l'incroyable machine d' Anticythère, et tant d'autres, tout concourt à amener à une conclusion : nous avons oublié le passé de la Terre, et de notre véritable histoire.
 
 
Pis : la falsification du pyramidion montre clairement que quelqu'un manipule les données afin que nous restions ignorants de ce passé, marionnettes sous influence.
 
Ignorants du passé, certes. Mais la manipulation va bien au-delà : depuis des décennies, maintenant, le public est savamment amené à deux (au moins) présupposés : nous avons été créés par des êtres supérieurs, dont nous sommes le bétail, les sujets. C'est la première donnée. Nous ne sommes plus les fils d'un Dieu aimant, comme le disait le Christ, mais le résultat de manipulations génétiques sur des animaux, afin, comme le disait Sitchin et d'autres après lui, de fournir de la main-d'oeuvre aux dieux venus d'ailleurs.
 
Totalement matérialiste. Les évhèméristes et autres ufologues hard core ignorent, refusent, réfutent toute transcendance. L'homme est un animal doué d'une conscience due au jeté de dés du hasard, ou d'une science utilitaire.
 
Notre nature divine est alors totalement niée. Quelles perspectives nous reste-t-il, en dehors d'éphémères jouissance et du suicide ?
 
La deuxième proposition a été préparée par d'anodines séries télé qui galvanisaient les adolescents dont j'étais : Super Jaimie et l'homme bionique, entre autres.
 
Les maîtres du monde, vivant dans l'ombre, tirent évidemment les ficelles du grand carrousel. Rien d'étonnant à ce qu'on nous dise aujourd'hui que l'avenir de la race humaine est dans la symbiose mécanique, alors qu'on nous y prépare gentiment depuis des décennies.
 
Ce mariage effarant de l'homme et des machines est sur les rails depuis bien plus longtemps que nous ne pouvons le croire.
 
Peut-être que nos corps ne sont rien d'autre que d'extraordinaires vaisseaux spatiaux, à nous donnés pour que nous - qui est NOUS ? -  expérimentions un film, comme le suggérait Platon. A l'issue du film, notre machine s'arrête - c'est la mort - afin que le voyageur revienne chez lui. 
 
Si c'est bien le cas, il y a ici, dans ce film, une intelligence à l'oeuvre qui tente de nous maintenir dans la caverne par tous les moyens possibles, y compris en nous faisant patiemment accepter que le but de l'opération est de demeurer éternellement collés là, alors que tous les anciens enseignements nous ont mis en garde : cette réalité est une illusion, maya, et donc toute tentative, promesse ou désir de s'incruster, de devenir immortel une monstrueuse arnaque. Qu'importe que ton corps soit mortel, nous dit-on, puisqu'on est capable de tranférer ta précieuse conscience dans un corps inusable, aussi souvent que nécessaire ?
 
Que disait le Christ ? Que nous ne sommes pas d'ici. Que le prince de ce monde n'est pas le Père, mais le père du mensonge, et que le mensonge règne en ce monde.
 
Nombreux sont ceux qui, comme le Christ et Platon sont venus ici pour crier à nos oreilles leur alarme toujours étonnamment moderne : éveillez-vous, levez-vous, marchez, comme celui qui demeurait paralysé, sortez de la caverne, du royaume des morts, du tombeau, comme Lazare, ouvrez les yeux, comme les aveugles guéris,n'écoutez plus les sirènes qui vous versent l'oubli, les fausses promesses de gloire, de puissance et d'immortalité.
 
 
 
De nos jours, par rapport aux générations qui nous ont devancé, nous avons la chance d'aller au cinéma, et donc de savoir que Platon parlait très exactement du phénomène de la projection. De savoir que rien n'est plus facile que de se laisser happer par le scénario, les éclairages, les effets musicaux d'un film. Rien de plus facile que de jouer sur les émotions, les sentiments, la détermination, la bonne volonté et la croyance du public.
 
Rien de plus simple que d'envoyer des peuples à la guerre, au massacre, à l'auto-destruction. Rien de plus aisé que de faire élire n'importe quel pantin auquel on refuserait en temps normal de serrer la main.
 
N'est-ce pas alors incroyable que malgré cette connaissance déjà ancienne - celle du mensonge des images, de la falsification et de l'effet des slogans - la plupart des humains continuent de s'enflammer pour toutes les causes téléguidées qu'on leur propose, comme l'ont fait tant de générations avant eux, qui, elles n'avaient pas connaissance de ces choses ? 
 
Faut-il que nous soyons à ce point englués dans le sommeil, l'illusion, que rien ne puisse nous en arracher ?
 
Que faudra-t-il, alors ? Que le ciel nous tombe sur la tête ? Que le scénario prenne une tournure si atroce qu'alors nous en jaillirons comme du pire cauchemar ?
 
Peut-être est-ce le dernier recours avant que nous acceptions de nous laisser transformer en morts-vivants génétiquement modifiés, bourrés de processus informatiques, éternels cadavres impulsés à volonté par d'effrayants sorciers définitivement coupés de la Source, notre Père/Mère.
 

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Published by Vieux Jade - dans féculents
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commentaires

ce que roro 24/11/2012 22:04


ouch ,nous sommes les ames du resto du coeur,bisous vous tous,je sens VJ qui se dis "ces cons me lisent et ne s'élevent toujours pas ?" Bisous VJ,toi tu as le niveau,moi et peut etre d'autres
,enfin moi c'est juste par plaisir que je viens ,une douce attraction bien sur,mais en m'acceptant moi meme sans illusions  et avec beaucoup de préférence,ca change pas l'Univers mais comme
il s'en fout,moi aussi.


bisous vous tous.


PS


je suis parfois désagréable et vous prie d'excuser mes incompétences

Vieux Jade 25/11/2012 09:58







danielleg 24/11/2012 07:06


Un très  bon Ami  un jour m'a  dit, ' La Vie, et le monde sont indissociable, apprend a  accepter ' tout ' ce qui Est, et tu sortira de la dualité '.


Après, le petit je se calme...


Et, ce qu'il y a de plus vrai en nous prend de l'ampleur.


Bisous a tous!


 



Vieux Jade 25/11/2012 09:49



I y a des restaurants avec des cartes incroyables, où tout est surgelé, lyophilisé, sous vide, réchauffé au micro-ondes, et d'autres à menu unique, où tout est du jour. Et puis, si on n'aime
vraiment pas quelque chose, il y a quand même toujours moyen d'avoir une petite omelette à la place...



Hervé 23/11/2012 21:39


Roro, pas sûr de naviguer sur la même latitude d'où des ptites incompréhensions (l'autoroute de la Mort...?) ^^ mais on est tous d'accord je crois au fond, je sais la beauté de la Vie; vivre ne
me dérange pas au contraire, j'aime la vie, j'aime pas ce monde (la matrice) vous l'aurez compris c'est différrrent, et cette différence fait tout. Attendez que j'attaque l'apéro (oui y'en a qui
commence à ct'heure), mes idées vont changer, s'embrumer...je vais être amoureux et demain j'aurais mal aux cheveux..  faut pas tout prendre au pieds des mots, suis pas sérieux dans le fond,
l'insoutenable légèreté de l'être aurait sûrement dit Kundera, qui n'est pas mort, au temps pour moi ! 

ce que roro 23/11/2012 20:58


hé Danielle ,fais gaffe,la vie EST UN JEU MORTEL mais divertissant et parfois agréable.


LE GAZOUILLIS DES ZOZIAUX ,lève le soleil et la lune et après prendre une douche c'est super.


bisous .

danielleg 23/11/2012 19:39


Bisous Roro, et vous tous, on mélange les Ames, on distribue et on recommence... :)))

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.