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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 13:23

En temps réel : le 16 mars, nuit tombée. Mme VJ et moi recevons deux de nos filles. On parle de choses et d'autres. De la violence du monde, pas facile à vivre pour de jeunes et belles filles d'une vingtaine d'années. Agressions multiples, verbales, malades qui les suivent ou les attendent sur leur parcours quotidien. Les menaces, faites à ma fille, à l'encontre de ma petite fille, d'un singe à face humaine, à l'école : "Ta gamine (3 ans), je vais l'enculer".

 

Ces conditions de pression, où conduisent-elles ?

 

Certains, à l'abdication, à la folie, aux addictions, au suicide. D'autres, à se centrer. La famille, même recomposée, comme la nôtre, comme tant d'autres, est un refuge, dont nous sommes, nous, les anciens, les sages, et les protecteurs.

 

Face à la barbarie déferlant en tsunami, à la déferlante de barbarie, nous ne sommes rien. C'est donc à travers nous que ça se passe.

 

Ce soir là, au cours du dîner, que j'arrose volontiers, comme toujours, je vais faire pipi. Juste avant, nous avons parlé de certaines paroles violentes qui ont fusé lors du dernier déjeuner, entre deux des quatre soeurs.

 

Je pisse attentivement dans la cible, remâchant le mot "violence" lorsque surgit le mot "souffrance".

 

Évidemment, sauf un esprit perverti, qui exercerait une violence gratuite, toute violence est liée à une souffrance. Souffrant, j'exprime ma souffrance par la violence, destinée à infliger une souffrance. Ainsi, je partage ma souffrance.

 

De cette association évidente, vient alors l'idée de leur proposer une liste d'associations.

 

Sur une feuille, j'inscris rapidement 9 mots qui arrivent tout seuls, s'imposent naturellement, et dont je propose à Mme VJ, à Claire et à Cécile d'associer le plus spontanément possible deux au moins, à leur état de l'instant.

 

Avant que les 9 soient passés, j'en ai 3 autres, puis, enfin, un treizième.

 

Les voici :

 

1 PEUR
2 FAIM
3 COLERE
4 VIOLENCE
5 PAIX
6 FEU
7 FAMILLE
8 AMOUR
9 FROID
10 HOMME
11 PORTE
12 VIE
13 MORT

 

 

Quand on y regarde de près, il s'y trouve un fil conducteur. Les 9 premiers forment un cycle, dont la fin ramène à la fois au 1 et au 10, lequel englobe toute la série jusqu'alors subie, passive, dans une acceptation verticale, l'Homme.

 

La mort, expression terminale de la vie enfin découverte, clôt la série. Vie, porte et mort sont trois états dynamiques du même, sous trois angles différents. 

 

Discuter longuement, plusieurs heures, et librement des résultats à amené chacune à découvrir des foules de blessures, de peurs ou d'attentes enfouies et les a libérées. Une foule de choses ont été devinées, aperçues, comprises, mises en paix, ce soir là.

 

Associer spontanément famille et colère, homme et froid, peur et porte, mort et paix, par exemple, permet de repérer des blocages ou de possibles ouvertures.

 

C'est maintenant entre vos mains, si ça vous dit.

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

elba 26/09/2013 07:24


Intéressant petit jeu si je puis dire, puisque la vie n'est qu'un jeu  - plus ou moins gai, j'en conviens -


Il invite au partage d'idées, de sentiments surtout. Et mettre sur papier des mots qui s'imposent plus ou moins dans une discussion, permet à tout un chacun, autour d'une table ou d'un bon café,
de s'exprimer sur un panel de sujets déterminés, sans trop passer du coq à l'âne.


Si on le joue bien, cela facilite la compréhension entre les uns/unes et les autres.


Pour les uns, le mot "famille" sera associé à "paix" ou bien à "amour"... Pour les autres, il le sera à "violence" ou encore à "colère".


Tout comme le mot "mort" peut tout aussi bien être associé à "porte", "peur", "paix" ou encore "vie"... Etc.


On peut même jouer tout seul. Mais c'est moins intéressant, surtout si l'on se connaît assez bien soi-même.


Z'avez eu une bonne idée, VJ.

Vieux Jade 26/09/2013 07:55



Bien sûr, c'est loin d'être nouveau. Simplement que ces mots sont venus, que le processus s'est enclenché, et que ça a fait un bien fou à tout le monde. Magie de l'instant.



LLéa 26/09/2013 00:26





 


:)

LLéa 25/09/2013 02:00


:)


 


N'est ce pas trop tard? Jade, merci de si bien protéger ceux que tu aimes. Merci.


 


Alors,


 


Peur        crainte


Faim        besoin


Colère      réaction


Violence   force brutale


Paix        absence de conflit


Feu         flamme


Famille    ensemble de personnes


Amour      tout


Froid        température basse


Homme    être humain


Porte        ouverture


Vie           évolution


Mort          fin de vie


 


Hachette est mon grand ami. :) Ne te fâche pas Jadou, ne laisse pas tomber ta tartine beurrée, confiturée.


 


8 :  Symbole de l'infini et de l'éternité, représentation des énergies terrestres et célestes.


 


Grosses bises, 

Vieux Jade 25/09/2013 08:34



Moi, j'ai une petite préférence pour la rousse ;)



LLéa 24/09/2013 11:48


^^


 


:)


 


Je reviens ce soir .... tard ....


 


En "attendant", agréable journée,

petitâne 23/09/2013 17:19


Je n'ai pas compris en quoi ces associations de mots sont spontanées.


Associer famille et colère (oui, si l'on est en colère avec celle d'où l'on vient ce qui est fort probable inconsciemment ou pas) (non si l'on a une autre vision de la famille plus élargie).


J'avoue que je ne comprends pas le jeu bien que je suis d'accord sur la première association qui me paraît aussi évidente, violence et souffrance, souffrance et violence.


Eclairer la partie manquante, la partie qui bloque ?


Homme et froid, cela ne m'inspire pas


Peur et porte, la peur permet d'ouvrir des portes et d'en fermer aussi


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Vieux Jade 23/09/2013 18:45



Les associations ne sont pas spontanées. Les mots me sont venus en quelques secondes, pas besoin de réfléchir.


Je les ai écrits sur un papier, et j'ai proposé à mes invitées d'en choisir des paires.


Homme et froid ne vous inspire pas, mais c'est un scénario possible. S'il se présente, on va le développer pour savoir pourquoi homme évoque froid : abandon par le père, perte de confiance, etc.


Peur et porte : horreur du changement ? De la nouveauté ? Oui, il y a plusieurs pistes. On peut se fermer chez soi par peur du monde extérieur. C'est ce qu'il faut découvrir, lorsque
l'association est posée.


Ce soir là, c'était magique, ça a fonctionné à 100%.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.