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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 04:49

Je vais raconter une histoire. Elle ressemble à un rêve, mais c’est l’histoire d’une journée normale, le 15 mars 2013. Je vais la raconter de deux manières.

 

D’abord à la manière classique. Comme on raconte sa journée à quelqu’un qui vous demande :

-       Vous avez fait quoi, hier ?

-       Hier ? On est allé à N. On est passé laisser des bouquins à L. C’était son anniversaire. Puis je suis allé porter des documents à V. Mme VJ est venue.  On était pressés. On a déjeuné avec ma mère et puis on est rentrés.

 

C’est comme cela que se passent les jours de l’écureuil dans la cage. C’est comme cela que ma fille Cécile voyait l’existence, lorsque nous avons déjeuné ensemble il y a quelques mois. On se lève le matin, on va bosser, on rentre, on se couche, puis on se relève le matin pour aller bosser. C’est la vie apparente, Cécile. Derrière, il y a une autre vie. Cachée. La vie symbolique. C’est celle-là qu’il faut découvrir.

 

Découvrons cette journée du 15 mars.

 

D’abord, je dois expliquer qu’elle met en scène des personnes qui ne se connaissent pas entre elles, dont l’existence constitue plusieurs fils indépendants, et que si elles entrent en scène dans ce récit, c’est parce que c’est le récit de notre journée, à Mme VJ et moi-même, qui servons de lien.

 

Pour être clair, je vais scinder le récit en épisodes.

 

Après lecture, il est possible que vous doutiez. Trop beau pour être vrai. Arrangé. Ça me semble normal, que l’on puisse douter. Mais à part quelques raccourcis ou simplifications, tout est arrivé comme cela. J’emploie le mot « arrivé » parce que ce jour nous a laissé l’impression d’avoir vécu un rêve. Et parce que, quand on y réfléchit, il s’agit d’une journée presqu’impossible. Il fallait que chaque détail soit en place, et que les accessoiristes soient infaillibles. N’étant pas certain d’arriver à en rendre le rythme, je précise qu’elle n’a pu se dérouler ainsi que parce qu’un scénariste de génie, un metteur en scène incroyablement tatillon (les gars qu'on ne voit jamais, mais qui bossent comme des fous en coulisses) ont fait que chaque instant s’emboîte précisément dans l’action, que, comme au théâtre l’un entre quand l’autre sort, au poil près. L’arrivée du livreur chez V. aurait pu avoir lieu un quart d’heure avant la nôtre, et le sens de la journée aurait été perdu. Un seul détail aurait foiré, l’histoire perdait tout son jus.

 

Racines

Cette journée a d’abord des racines. Chacune des personnes rencontrées nous est liée, d’une manière différente. L’une depuis 30 ans, une autre depuis vingt ans, une autre depuis quatre ou cinq ans. Deux habitent N., l’autre à 50 km, mais se trouvait à N. ce jour là.

 

L’une lit régulièrement mon blog, la seconde ignore que j’ai cette activité, la troisième me lit quand je lui envoie un mail. Hé, F. je vais te passer ce texte, puisque tu y figures.

 

Ensuite, l’histoire, comme vous le verrez, n’aurait pas eu du tout le même sens, voire pas de sens du tout, et n’aurait même pas existé si nous avions été le 14 ou le 16. Il fallait que ce soit le 15.

 

Préparation, mise en place et déroulement

Presqu’un an que nous n’avons pas vu L. Nous fermons la véranda l’hiver ; les plantes qui s’y trouvent se mettent en sommeil ; enfin, presque : le camélia qu’elle nous a offert le 31 décembre 2011 a fait une fleur unique, mais splendide. J’en fais une photo que je lui envoie par mail. Elle me répond et me fait part d’un rêve récent qui parle de Léviathan. Ai-je des éléments à lui apporter ? Oui, d’autant plus que je suis en train de lire « Job sur le chemin de la lumière », d’Annick de Souzenelle, et que, justement, le marque-pages se trouve placé avant le chapitre qui parle de Léviathan.

 

Depuis près d’un mois, j’attends un certain nombre de documents que je dois transmettre à V.

 

L. et V. habitent la même ville, à 40 km de chez nous. Où réside également ma mère.

 

Lorsqu’enfin, après pas mal d’avanies arrivent ces documents, j’appelle V. pour lui proposer un rendez-vous chez elle. On envisage le 14. Impossible. Le 15, alors. Si c’est le 15, plutôt que d’y aller seul, j’irai avec Mme VJ qui ne travaille pas ce jour là. On en profitera pour déjeuner avec ma mère. Et puis on passera chez L. pour lui laisser des livres, dont le Job d’A. de Souzenelle. L. me dit : j’aurai peu de temps, c’est mon anniversaire. Ah oui, c’est vrai. Tu es née un 15 mars.

 

La journée prend forme. On passe chez L. à 11 h 30. Chez V. à midi, puisqu’elle ne peut pas en début d’après-midi, puis déjeuner. Tout ça étant assez minuté, il faut partir à l’heure.

 

Mme VJ dit : C’est l’anniversaire de L. ? Je vais préparer un œuf.

 

Explication : Il existe un rite chinois qui consiste à rouler un œuf dur sur la personne dont c’est l’anniversaire. L’œuf étant censé absorber les déchets, les impuretés, les blessures de l’année écoulée, ce rite symbolise la purification, l’expulsion des tendances morbides. Un nouveau départ. C’est la personne la plus âgée (censée être la plus sage) de l’assemblée qui s’en charge. Après cela, deux possibilités : jeter l’œuf dans l’eau profonde d'un lac (on l’a vu au Mexique, parce que les indiens aussi ont ce rite), ou le manger. Si cette dernière version symbolise la reconnaissance, l’acceptation et l’assumation de ses erreurs ou imperfections, la première ressemble plus à un exorcisme, une mise à distance, une diabolisation, un refoulement.

 

Pas de chance. Nous partons avec 5 mn de retard. Le chien a renversé et traîné sa gamelle d’eau ; comme enfin le soleil brillait ce matin, Mme VJ a étendu le linge dehors. Tant et si bien qu’elle a oublié de faire cuire l’œuf.

 

Chez L.

Il est 11 h 30. Elle doit partir à midi. Nous aussi, voire même 10 mn plus tôt. Tiens, je t’ai apporté des livres. On voulait te faire la cérémonie de l’œuf mais… Ah, dit-elle, je viens justement d’en faire un ! Oui, mais il va être chaud ? Non. Sorti de l’eau depuis un quart d’heure, il est tiède.

 

Elle s’assied. L’aîné (c’est moi) roule l’œuf depuis le haut de son crâne jusqu’à ses pieds, à la terre, jusqu’à l’extrémité de ses doigts, devant, derrière, sur les côtés. L’œuf aspire tout, pendant que Mme VJ récite à voix basse les mots qui vont avec.

 

On se quitte. L. est rayonnante. Tu as pris des couleurs, dit Mme VJ.

 

Chez V.

Midi cinq. On se pose dans le canapé. On a un quart d’heure. Je lui remets les papiers prévus. Ding dong à la porte. C’est un jeune homme timide qui rapporte la machine à laver qui était en panne, sur un diable. Il traverse le salon vers la cuisine, puis repasse. V. règle la note, il sort, poussant son diable.

« Le diable sort », dis-je pour plaisanter.

Il faut partir.

 

Au restaurant

C’est notre restaurant favori à N. Simple, frais, tout est fait, et bien fait, maison. Délicieuse bouillabaisse. Salade croquante. D’habitude, je demande l’addition et la règle à table. Mais ce 15 mars, sans doute houspillé par le metteur en scène, je me lève et vais payer au comptoir. J’échange trois mots avec le serveur quand mes yeux se posent sur des cartes de visite, posées là parmi d’autres. F. ! dis-je avec surprise. J’en porte une à Mme VJ. Regarde, c’est les cartes de visite de F.

 

Le garçon me dit qu’elle est passée il y a une heure, et qu’elle a réservé une table pour dimanche. Ah oui, c’est vrai. Dimanche, elle anime une présentation sur les arts martiaux internes. Et c’est tout près.

 

Plus tard

J’appelle F. Allo, Mlle F. ? Ici l’inspecteur VJ. Nous sommes au courant de tout. Nous savons que dimanche vous allez déjeuner à tel restaurant. Elle éclate de rire : vous me faites suivre ? Non, nous vous suivons. Oui, on te suit. On a déjeuné là-bas. Ah bon, vous connaissez ce restaurant ? Oui, c’est même notre favori (il y a une trentaine de restaurants à N.).

 

Elle ne le connaissait pas. Elle n’a réservé que parce qu’il est proche du lieu où elle fait son truc dimanche. Elle y a laissé des cartes une heure avant notre arrivée. Je ne les ai vues que parce que j’ai payé au comptoir.

 

J’insiste un peu sur l’enchaînement minutieux des impondérables, des petits événements improbables qui précipitent irrémédiablement l’action vers sa conclusion.

 

Puis F. me raconte un rêve qu’elle a fait, qui l’a beaucoup marquée (on me raconte beaucoup de rêves) : de sa gorge sortaient des cris d’animaux, aigus, et soudain elle vomissait une sorte de carcasse de poulet ou de lapin, affreuse, avec comme de la peau.

 

Une expulsion, lui dis-je. Une expulsion laisse une place vide. Attention à ce qu’elle ne soit pas de nouveau squattée.

 

Voilà point par point le récit de ces étranges événements.

 

Et alors, direz-vous. Tu parles d’un truc. Fallait pas nous déplacer pour si peu.

 

Attendez une petite minute. Je vous explique la fin.

 

Dénouement

Mme VJ et moi dormons. Il est environ 3 heures du matin. On dort, on ne dort pas. Je sens qu’elle est plus ou moins éveillée. Moi, depuis quelque temps, je gamberge.

 

Tu dors ? Oui et non. Alors écoute : je vais te dire ce qu’on a vécu hier. D’abord, on est allés chez L. On voulait lui faire l’œuf, on avait oublié l’œuf. Elle en avait un. Pas deux, un. L’œuf nécessaire. Que s’est-il passé ? Une expulsion.

 

On a filé chez V. Arrive un livreur, qui part avec son diable. De ma bouche est sortie cette phrase : « Sortie du diable ». Qu’est-ce que la sortie d’un diable ? Une expulsion. On serait arrivé dix minutes plus tôt ou plus tard, cette phase (et cette phrase) manquait.

 

Au restau, je tombe sur les cartes de F. qui n’y avait jamais mis les pieds. Je l’appelle, elle me raconte un rêve d’expulsion.

 

Pas mal, quand même. Je sais qu’il existe des « esprits forts » (pour moi, ce sont des négateurs, pas forts du tout, et même d’une pitoyable indigence) qui riront de cette présentation.

 

En trois heures à peu près, trois histoires d’expulsion. Le silence retombe. Soudain, je m’agite : tu dors ? Non. Alors écoute, ça c’est le clou du pestacle (c’est ainsi que disaient mes filles, petites) : Sais-tu ce que c’est, le 15 mars, d’un point de vue légal ?

 

Savez-vous ce que c’est ? La reprise annuelle des expulsions.

 

Sauf que cette année, c’est repoussé de quinze jours.

 

Voilà. J’ai tout dit. Un jour normal, comme tous les autres. On se lève le matin, Tintin, on va trimer, Mémé, comme d’habitude, en hébétude, oui mais…

 

Il y a un autre niveau de réalité. Plusieurs, peut-être. Au moins un, qui apparaît en filigrane, quand on regarde bien.

 

Cela, Cécile, c’est l’arrière-plan de l’existence. Ça se dessine peu à peu. Paraît, disparaît. On le voit, on ne le voit plus. On ne le voit jamais, pour certains. Métro, boulot, dodo, disent-ils. Car leur vie est réellement comme ça. Mécanique. Organique. Des tubes.

 

Une fois qu'on a découvert qu'il se passe des choses derrière les apparences, on essaie de les assembler, de leur trouver un sens.

 

D'abord voir l'objet réel, derrière le masque. Derrière ces trois rencontres, un point commun : expulsion.

 

C'est bien, mais c'est insuffisant. Il faut aller plus loin. Pourquoi ? Qu'est-ce que ça indique ?

 

Pourquoi notre attention a-t-elle été ainsi attirée sur l’expulsion, l’exorcisme, la purification, ce quinze mars, jour historique de la reprise des expulsions ?

 

On expulse les locataires insolvables à partir du ou après le 15 mars, parce que ce jour est considéré comme étant la fin de l’hiver. Si le délai a été prolongé en 2013, c’est justement parce que l’hiver est encore rigoureux, mais c'est une exception.

 

Hier, 15 mars fut une belle journée de soleil, la plus belle depuis des mois.

 

Que peut signifier cet incroyable enchaînement de circonstances (il fallait que nous soyons à N. ce jour là, anniversaire de L., qui avait préparé un oeuf alors qu'on avait oublié d'en faire cuire un, chez V. précisément à l’heure aléatoire à laquelle viendrait et repartirait le « diable », et que F. laisse ses traces dans un endroit où elle n’était jamais entrée, une heure avant notre apparition, ce qui a motivé mon coup de téléphone), précisément le jour classique de la reprise des expulsions ?

 

Excusez la longueur et la pesanteur de ce récit, mais j’essaie de rendre intelligible le cours des événements, celui de ma pensée, et enfin l’hypothèse qui en découle :

 

Des expulsions sont en cours. Des expulsions se préparent. De locataires indésirables. L. a expulsé dans l’œuf d’anciennes structures et des débris de son histoire. F. a vomi en rêve une carcasse de poulet/lapin (PLP, polypode, poulpe, polype ? Hé, F. polype, ça aurait un sens ?). Chez V., retour (réel et symbolique, probablement) de la machine à laver, et sortie du diable (à noter cependant que c’est le diable qui a servi au transport ; la tradition dit que "Le Diable porte pierre", c’est-à-dire qu’il participe à l’Oeuvre).

 

Et le soleil balaie l’hiver.

 

Est-ce que ça nous concerne, Mme VJ et moi, est-ce que nous aurions besoin d'un grand nettoyage ? Possible.

 

Mais, au delà de nous ? Il nous a semblé, cette nuit, en en parlant, que ça dépassait largement nos petites personnes. On avait les poils dressés, la chair de poule.

 

D'autant que, oui, j'ai failli oublier : hier soir, j'ai visionné un clip de Bowie, plutôt effrayant, qui met en scène d'horribles succubes, et incubes. Assaut de démons, possession, sexe, chair et cruauté. 

 

S’agit-il de sortir de l’hiver cosmique, de la nuit où est plongée l’humanité ? D’une expulsion qui concernerait l’ensemble des hommes ? D’un exorcisme au niveau planétaire ? Serons-nous vomis ? Allons-nous vomir, ou serons-nous vomis ? La Terre, le système solaire, le Cosmos s’apprêtent-ils à rejeter de vieux démons pourris, les vieux succubes qui nous hantent depuis une éternité ? De vieilles carcasses, d'horribles poulpes ?

 

Qu’allons-nous devenir ? Qui sommes-nous ? Qu’allons-nous vomir ?   

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

LLéa 17/03/2013 22:53


:)


 


Merci Jade. Rien n'est hasard ... rien ...


Jade , tu me laisse faire un peu la "chieuse"? Sans vouloir d'offenser ou te gonfler, met des prénoms, pas des F, des L , et autres, cela embrouille ... merci.


Bisous,

Vieux Jade 18/03/2013 11:53



Je vais pas donner l'adresse, quand même ?


:))



jipé 16/03/2013 16:36


Chacun verra selon sa force et sa maîtrise des choses, mais pour avoir donné un temps dans les substances "psycho-actives", je suis conscient des portes qu'il vaut mieux garder fermées et que ça
peut ouvrir.


Comme ça peut être utile à d'autres, je me sens obligé de relater une récente expérience qui confirme votre sentiment au sujet de cette catharsis générale qui semble-t-il, se produit en ces
temps. En novembre derrnier, aggression violente d'une tribu d'australopithèques envers moi. Brutale, un concentré de haine, que je n'avais rien fait pour déclencher, et que je fus incapable de
désamorcer. ça aurait d'ailleurs mal fini pour mes vieux os si quelque mystérieuse protection n'avait veillé au grain. Je passe sur les raisons qui m'appartiennent et importent peu. Mais je suis
resté longtemps dans un sale état dépressif après une telle expérience (Merci à l'acupuncteur qui a finit de me tirer de là !). Dans cette nuit noire qui a succédé, ma chère poetite soeur, en
lionne avisée et consciente me suggère de pratiquer le rituel du Oh oponopono, une technique de réconciliation traditionnelle des îles du pacifique (beaucoup de liens sur internet à ce sujet),
qui considère en gros, que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive...


k'es-ce-ke-c'est encore que cette connerie nouille-âge ?...


Après tout, je ne risque rien à essayer...DESOLE, PARDON, MERCI, JE T'AIME...


Voyez sur le net ce qui s'en dit et à qui s'adressent ces mots.


J'étais dubitatif mais l'ai fait consciencieusement. La même nuit un rêve éloquant : j'habitais une maison délabrée, Dans un mur, il y avait un trou béant et sombre, qui laissait voir la terre au
sol. Je me met à allumer un grand feu dans ce trou, et la terre se met à "bouillir" litéralement, ça grouille et ça remue d'une façon terrifiante. Brutalement, deux monstres affreux en
jaillissent, comme deux diables effrayés. Ils sont horribles, l'avant est une sorte de Pitbull et l'arrière est une sorte de poisson verdâtre avec des écailles.(très "Capricornesque" comme
bestiole !) Il y a même l'odeur : ils puent la mort, vu qu'ils sont là depuis longtemps !. L'un d'eux grogne et montre les dents, menace de mordre. Je lui met un coup de bâton sur la tête, alors
que dans le même temps, j'ouvre la porte de la maison, par laquelle ils s'enfuient en courant, terrorisés...


Vous avez dit Catharsis et expulsion ?....


Les choses vont bien mieux pour moi depuis cette libération...l'acupuncteur ayant finit le travail en remontant le ZHI :-)


A chacun de voir...


 


Bien à vous en Verité

Vieux Jade 16/03/2013 18:25



Il existe un bouquin que je relis de temps à autre : la vie surhumaine de Guésar de Long, d'A.David Néel. J'en ai déjà parlé. Guésar, qui est un roi tibétain mythique, lutte contre les démons.
Sans pitié. Mais quand il en occit un, il prie pour qu'il renaisse sous une forme paisible.


Merci de ce témoignage.



Jipé 16/03/2013 15:33


Merci beaucoup VJ. Difficile de faire plus rapide !. Receuilli et concentré oui, c'est un minimum, comme pour tout rituel, et à l'écart de la joyeuse compagnie goguenarde, ça va de soi. La mise
en garde est aussi d'importance, la nature ayant horreur du vide. Quelques pierres protectrices (Obsidienne noire, Tourmaline noire ?...) et une bonne dose de foi et de confiance devraient
suffire.


Et peut-être aussi, différer le bon pinard de circonstance


Précieux cadeau que cette méthode. Merci infiniment !

Vieux Jade 16/03/2013 15:49



Un détail si ça se passe en compagnie : Mme VJ le fait toujours après le repas. J'ignore pourquoi. Autant dire qu'avaler un oeuf dur après le Paris Brest, hum. :)


Boh, moi je bois qd même (je ne vois pas ce qui s'y opposerait, sauf à rouler sous la table, ce qui est de toutes façons et à tout instant un peu indécent) :)



Jipé 16/03/2013 13:33


Merci une fois de plus VJ, de nous faire percevoir l'Esprit invisible à l'oeuvre au delà de notre profond sommeil. et laissons les psy elucubrer sur la pensée magique, ça les occupe...Tout ce qui
passe n'est que symbole comme a dit le grand Goethe. Et donc tout est vrai.


L'anniversaire est le moment précis où le soleil revient à sa position de naissance dans le thème astrologique. On peut établir le thème de ce jour précis (ça s'appelle une révolution solaire),
et faire le constat évident que la qualité d'énergie de ce jour là se retrouve tout au long de l'année du sujet. Donc, soyez heureux et bien entourés à votre anniversaire, pour une bonne année
solaire...


Je ne suis pas surpris que les chinois aient inventé, dans leur grande sagesse et richesse culturelle, un rituel aussi judicieux que ce rituel de l'oeuf. Purification et nettoyage de la fin d'un
cycle, et pour le bon commencement d'un nouveau. Comme beaucoup d'occidental moyen, je n'en connaissais rien et brûle d'en savoir un peu plus. Quels sont les mots à prononcer dont s'est chargé
Mme VJ ?


Il est temps d'ouvrir un atelier de travaux pratiques, pour le plus grand bénéfice de vos lecteurs attentifs, qui vous remercieront de ce cadeau supplémentaire.


Dans l'attente et avec mes meilleures pensées...(mais vite parceque c'est bientôt le mien d'anniversaire !...)


 

Vieux Jade 16/03/2013 15:03



Les mots tournent autour d'un mot 'gruntan", pronconcé (g)rountane, qui signifie la saleté. On peut aussi bien penser que l'oeuf aspire tous les miasmes, les crasses, les insuffisances, les
lâchetés, etc.


Que l'oeuf met à neuf.


Il faut que la personne qui subit et celle qui officie soient recueillies, car c'est important. Même en famille si ça rigole un peu (qu'est-ce que c'est que ces conneries), l'important est que
ces  deux personnes soient attentives.


Après, c'est comme pour l'expulsion des démons : attention qu'il n'en revienne pas sept pires dans la maison balayée. Vigilance.



NED de : mabouillotte-et-mondoudou 16/03/2013 12:49


Découvertes peu réjouissantes, certes. Mais lorsque nous avons connaissance de la maladie, ne luttons-nous pas plus activement contre celle-ci ?


Et nous sommes en période de changement de PAS, de Pape, et même pas-pe-ur !


Amitiés et merci de ton décodage ( j'avais écrit  déconnage ! mille pardons)

Vieux Jade 16/03/2013 14:59



Peu réjouissant ? Le clip de Bowie est monstrueux, pour moi. Ce n'est pourtant que l'illustration de l'infestation de ce que les anciens savaient : lémures, larves, succubes, incubes...


On l'avait oublié. Superstition ! clamaient les "lumières" et les matérialistes. Vraiment ?


Maintenant, ça ressurgit. On voit bien que les événements planétaires sont de cet ordre là. On voit bien qu'une partie des humains est totalement lobotomisée, sous influence. Zombies, pour
employer ce mot à la mode.


On le voit, et certains (certaines) vomissent des démons. Grande catharsis en cours. Le monde semble envahi de démons.


Justement, l'exorcisme terrifie les esprits qui généralement d'enfouis, tranquilles, deviennent visibles, manifestés, agressifs, menaçants, ettriblement violents.


Peut-être une raison de plus pour penser qu'un exorcisme à grande échelle est à l'oeuvre sur notre Terre. Les démons s'agitent, sortent au grand jour, parce qu'ils sont inquiets. Ils menacent,
multiplient les provocations, excitent les passions et la violence.


Si ma thèse est exacte, c'est que l'exorcisme fonctionne.


Seulement, avant que le vieux roi (Theoden dans le Seigneur des Anneaux, par exemple) crache la bête. Ça risque d'être mouvementé.


On a le choix, nous, d'aider à cette délivrance, ou de s'accrocher à nos phantasmes obscurs.


Décodage / déconnage, c'est comme traduttore/traditore (traducteur/traître), il n'y a qu'un pas ;)



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.